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verning the French people. Under his administration, the Cardinal de Rohan was sent ambassador to Vienna—and with him went the Abbé Georgel as Secretary to the Embassy. He seems to have passed his time at Vienna agreeably to himself, and usefully to his country. His reception by Maria Theresa was flattering and cordial. Madame de Geoffrin, the friend and correspondent of most of the crowned heads in Europe, had written in his favour to the Empress, the Prime Minister, the Prince de Kaunitz, and other distinguished persons of that Court. The account of his residence at Vienna is among the most agreeable parts of the book; and from that part of his work we shall select in their proper place, some interesting anecdotes. We next find the Abbé engaged in a lawsuit with the Marechal de Broglie, which, considering the inequality of their conditions, would of course have ended in the ruin of the Ecclesiastic-but the Ecclesiastic (an Ex-Jesuit) was known to be protected by the prime minister Monsieur de Maurepas. Detur potentiori was the maxim of French justice; and the Abbé gained a verdict against the Marshall for sixteen shillings and costs. In the celebrated story of the diamond necklace, the. Abbé suffered with his patron, the Cardinal; and was banished to his native city of Bruyere--and utterly deserted by his Excellency, whose cause he had defended with the most heroic zeal. A short embassy to Russia in favour of the Knights of Malta, and a long expatriation in Switzerland, during the French revolution, terminate the History of the Abbé Georgel.

The circumstance of all others which seems to have produced the greatest effect upon the mind of the Abbé, is the destruction of the Jesuits. He is perpetually recurring to it, and seems inclined to attribute to that cause the greater part of the revolutionary evils with which Europe was afterwards afflicted.

N'est-ce pas,' says the Abbé, - de cette fâcheuse époque que nous devons dater l'altération et la corruption des principes qui ont fait éclore notre malheureuse révolution ? En effet, qu'est-il arrivé, quand on a eu sappé les fondemens de l'autel et du trône ? On a tellement désorganisé la France au moral et au physique, que de la nation la plus polie, la plus éclairée de l'univers, on en a fait un peuple d'athées, de scélérats et de tigres altérés de sang.' I. 70.

In the saine spirit, the good ecclesiastic represents the Pope Clement XIV. as agitated by the most lively remorse for having consented to the destruction of the Jesuits.

• A peine Clément XIV. eut-il comblé les veux du roi d'Espagne, par la ruine des jésuites, qué sa vie ne fut plus qu'un tissu d'inquiétudes et de remords : les honneurs et la suprématie du pontificat de- , vinrent pour lui une source d'amertume; pouvoit-il se dissimuler que

sa tiare étoit le prix d'un pacte criminel qui frappoit son élection d'un, vice radical ? Il voyoit que la suppression des jésuites assuroit le triomphe de l'impiété, de l'hérésie et du libertinage. Ces pensées, sans cesse renaissantes, portoient le trouble dans son ame ; elles échauffoient son imagination: souvent, lorsqu'il se croyoit seul, on l'a entendu s'écrier : “ Compulsus feci ! compulsus feci ! la violence! “ oui, la violence m'a arraché ce bref fatal qui me tourmente et me “déchire !” Absorbé nuit et jour dans ces idées qui empoisonnoient tous ses momens, il devint sombre et mélancolique ; il ne trouvoit, a dit depuis un de ses plus intimes confidens, il ne trouvoit de lénitif, pour calıner les agitations de sa conscience, que lorsqu'il prenoit la résolution de réparer, autant que possible, le tort qu'il avoit fait à la chrétienté. En attendant ce moment favorable, il se determina à laisser entre les mains de son confesseur une attestation de son repentir, et une rétractation formelle et motivée du bref qu'il avoue avoir été le produit de la violence. Cette ta: dive rétractation n'est plus un mystère ; elle est datée du 29 juin, jour de la fête de Saint-Pierre, 1774 ; elle est écrite en latin, et rapportée tout au long dans une histoire des jésuites, écrite en langue allemande par PierrePhilippe Wolff, imprimée à Zurich, en 1791, 3° partie, pag. 296 et suivantes.' I. 147–8.

Clement XIV., it is well known, employed four years in discussing the question of the Jesuits; and, after calling to his aid the best understandings he could collect, deliberately acquiesced in their suppression. How this wears the air of compulsion, or what uneasiness so enlightened a man as Ganganelli could feel in putting down such a repository of consecrated swindlers, we are at a loss to understand. That a paper would be found after his death, indicating his deep repentance, was a matter of course to all who were acquainted with the Jesuits. One great cause of their destruction, indeed, was the good fortune they had so long enjoyed in finding, on all occasions, such opportune and decisive documents.

In page 83, vol. I., there is a curios anecdote of the Duke de Choiseul, and the particular circumstance which rendered him so eager in the suppression of this celebrated order.

Cette grande animosité devoit avoir une cause; on ne peut haïr avec cet acharnement et cette persévérance, que quand une offense personnelle a, pour ainsi dire, imbibé le cour du fiel de la vengeance. Le duc de Choiseuil justifioit ses poursuites en racontant une anecdote qu'il disoit personnelle. "J'étois, disoit-il, ambassadeur à Rome. Dans un entretien que j'eus avec le général des jésuites, quel fut mon étonnement, lorsque j'appris de lui la manière dont je m'étois expliqué sur sa société dans une conversation que j'avois eue à Paris ! Nous savons tout, m'ajouta-t-il; nous connoissons parfaitement nos amis et nos ennemis,

et nous avons de puissans moyens pour découvrir ce qu'il nous est intéressant de savoir. Je me suis convaincu depuis que le général des jésuites, au moyen du væu secret qui lie toutes les volontés de ses religieux à la sienne, est instruit de tout ce qui se passe, et dans les cabinets des princes, et dans l'intérieur des familles ; j'ai jugé dès lors qu'une société de cette trempe étoit, dans un Etat, un mal dangereux qu'il falloit se hâter d'extirper."

The worthy Abbé thinks this statement must be exaggerated; but we have no doubt of its truth; and cannot conceive a stronger reason for aiming at the destruction of any set of men, than such an horrid system of espionage. A man kills a spider in his bedroom, not from cruelty, but because it has no business there: He chooses to live and sleep unmolested by insects; and he has a right to do so : And can there be conceived (whether it spring from Jesuits or politicians) a more detestable system than the corruption of servants, the simulation of friendship, the encouragement of daily and hourly deceit-the total destruction of all that is sweet and secure in domestic life? What does home mean, if it does not mean secrecy and inviolability? What is life good for, if there is not somewhere an enclosure of four walls (mud or marble), where neither Lord Sidmouth, nor the head of the Jesuits at Rome, shall know what we do or what we say? And, if the Duke de Choiseul found that his cook, and his butler, and his steward, were in the pay of the Jesuits,—that he could not sprawl in his easy-chair, and vent his bile at his ease against these consecrated reptiles, without having his life and his words reported at Rome,-he acted like a good and wise statesman in banishing such a nuisance from civil life. Our author, however, does not take leave of the Jesuiticide Duke, before he has informed us that he poisoned the Dauphin of France; and, for this piece of absurdity, he quotes the Emperor Joseph.

• Effectivement à dater de cette époque, Mgr. le Dauphin, calomnié sans cesse près de son père, perdit sa confiance ; à dater de cette époque, une maladie lente, dont il connut la cause, le conduisit insensiblement au tombeau. Les gens de l'art y découvrirent les traces d'un poison lent, mais infaillible. Je ne veux ni réveiller ni accréditer les soupçons qui en ont fait présumer l'auteur ; mais j'ai ouï dire à l'empereur Joseph II, dans un entretien familier chez la princesse douairière d'Esterhasy qui m'honoroit de ses bontés, que de fortes présomptions s'élevoient contre le duc de Choiseuil. Quoi qu'il en soit, à dater de cette époque, ce ministre, devenu maître des délibérations des parlemens, obtint d'eux les arrêts qui opérérent succes. sivement la destruction de la société en France. I. 87.

We question very much whether the Jesuits could have destroyed their own enemies in a more perfect manner than they were put down in Spain by the Count d'Aranda. Potem

· Le cabinet secret de sa majesté catholique fut l'atelier où le comte d'Aranda, seul avec le roi, forgea la foudre qui devoit écraser à la fois tous les jésuites espagnols répandus dans les deux niondes. Tous les ordres à envoyer dans les quatre parties du globe furent minutes, transcrits et expédiés par le seul comte d'Aranda. Ces ordres, signés Io el rey, par le roi, et contre-signés par le président du conseil de Castille, étoient si précis, si absolus, qu'il y avoit peine de mort contre quiconque oseroit, ou les interpréter, ou en retarder l'exécution. Chaque paquet, adressé aux gouverneurs généraux des provinces et aux alcades des villes où il y avoit des jésuites, étoit muni de trois sceaux, celui du roi, celui du conseil suprême de Castille et celui du président de ce tribunal ; ce qui caractérise une commission secrète de la plus haute importance. Sur la seconde enveloppe, aussi cachetée des trois sceaux, on lisoit ces mots : “ Sous * peine de mort, vous n'ouvrirez ce paquet que le 2 avril 1767, au “ jour tombant.” Voici quel étoit le contenu de cet ordre foudroyant: “ Je vous revêts de toute mon autorité et de toute ma puis“sance royale pour, sur-le-champ, sans représentations et sans délai, “ vous transporter, avec main-forte, à la maison ou aux maisons des " jésuites ; vous ferez saisir tous les individus religieux, et vous les “ ferez transporter comme prisonniers à tel port, dans les vingt-qua“ tre heures : là ils seront embarqués sur les vaisseaux à ce destinés. “ Au moment même de cette exécution, vous ferez apposer les scellés “ sur les archives de la maison et les papiers des individus, sans per“ mettre à aucun particulier d'emporter avec soi autre chose que c ses livres de prières et le linge de corps strictement nécessaire pour 66 la traversée. Si après l'embarquement il existoit encore un seul “ jésuite, même malade, fût-il moribond, dans votre département, “ vous serez puni de mort. ”

D'après ces ordres, au jour fixé, à l'heure désignée, la foudre éclata en même temps en Espagne, sur les côtes de Barbarie et au midi de l'Afrique, en Asie, en Amérique, et dans toutes les îles de la monarchie espagnole. Le secret de cette explosion fut si bien gardé, que non-seulement aucun jésuite, mais même aucun ministre, aucun magistrat ne s'en doutoit avant le jour assigné dans toutes les contrées où la couronne d'Espagne avoit des établissemens de la société. Tous les vaisseaux de transport se trouvérent prêts dans les différens ports indiqués : leurs ordres étoient uniformes." Commandement “ suprême de la part du roi, de se rendre en droiture dans la Médi“ terranée, pour déposer les prisonniers embarqués sur les côtes de “ l'Etat ecclésiastique, sans se permettre, sous peine de mort, sous

aucun prétexte, d'en déposer aucun nulle part dans la traversée,

avec ordre de garder partout le plus profond secret jusqu'au dé* barquement."' I. 102-107.

We have always considered, that some of the most powerful causes which produced the French Revolution, were to be found in the horrible corruptions of the court of the Regent, and of that of Louis the XVth. Mankind suffer long, but not for ever: They are slow to quit the common and necessary business of life for experiments in politics : But tyranny, long indulged, becomes so insatiable, and profligacy so shameless, that nations are compelled to interfere, and take their affairs into their own labour-worn hands. When a government is attacked, the first question which every man puts to himself, is, Is ii wurth preseraing? Does it secure to me such a portion of happiness, that it is worth my while to risk my life and fortune for its preservation ? Nor is it sufficient only that a governinent is not unjust nor injurious directly to me. Man is a creature of feeling and imagination. I must not see those principles violated in any instance which are essential to the general good. If my affections are to be conciliated towards that government under which I live, I must feel a confidence in the general principles upon which that government proceeds-not only feel from it present, but hope from it future happiness, I cannot be contented with present serenity, if I see the elements of storm and mischief in the near horizon. However innocent, too, a government which is intended to endure may be, it must not be contemptible ;-it must not be a government of mistresses, valets, and favourites ; such abuses excite equally the indignation of the base who submit, and of the virtuous who keep aloof;--they are sure to be remembered in the moment of adversity, and are å common cause of disaffection, weakness, and political ruin. Is it possible for any man of moderate understanding to study the reign of Louis XV, and not perceive, that, in every action of his life, he was preparing the ruin of the French monarchy ? Could the citizens of Paris know that their daughters were entrapped away at the age of 13 or 14, and kept by the King in his infamous Parc aux Cerfs, without feeling, in the bitterest manner, the evils of despotism, and cherishing the strongest disposition to political change? In the same manner, the unbounded power of Madame de Pompadour and Madame du Barry destroyed, in the minds of the French, their long cherished attachment to Kings, and excited them to the wise and manly enterprise of limiting their power. The folly of the execution has nothing to do with the wisdom of the attempt.

In order to give our readers some idea of the profligacy of Louis XV's reign, we shall extract from the Abbé Georgel some account of the origin of Madame du Barry.

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