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LES VOYAGES

DE

CYRUS.

THE TRAVELS

O F

CYRUS.

DE

CYRUS.

LIVRE SIXIÈM E.

CYRUS ne fut pas plutôt arrivé en Crète qu'il se hâta de se rendre à Gnossus, capitale de l'ile, fameuse par le labyrinthe merveilleux de Dédale, et par le temple superbe de Jupiter Olympien. Ĉe Dieu y était représenté sans oreilles, pour marquer que le souverain maître de l'univers n'a pas besoin d'organes corporels pour entendre les plaintes et les prières des mortels (1). Le temple était situé dans une grande enceinte au milieu d'un bois sacré. On y entrait par un portique de vingt colonnes de granite oriental, la porte était d'un bronze admirablement sculpté, et ornée sur les côtés de deux grandes figures, dont l'une représentait la Vérité, et l'autre la Justice. L'édifice consistait en une voûte immense, qui ne recevait la lumière que par en haut, pour dérober à la vue tous les objets du dehors, excepté le ciel. Le dedans était un péristile de porphyre et de marbre numide. De distance en distance étaient plusieurs autels consacrés aux Dieux

(1) Plut. d'Isis et Osiris.

H

O F

CYRUS.

BOOK SIXTH.

CYRUS no sooner arrived at Crete, but he went strait to Gnossus, the capital of the Island, famous for the wonderful labyrinth made by Dedalus, and the stately temple of Jupiter Olimpius. This God was there represented without ears, to show that the sovereign Lord of the universe has no need of bodily organs to hear the complaints and prayers of men (1). The temple stood within a large enclosure in the midst of a sacred wood ; the entrance into it was through a portico of twenty pillars of oriental granate; the gate was of brass finely carved, and was adorned on the sides with two large figures, the one represen ting Truth, and the other Justice. The fabric was an immense arch, which let in light only at the top, in order to hide from the eye all objects abroad except the heavens. The inside was a peristyle of porphyry and numidian marble. At certain distances one from another were several altars consecrated to the

(1) Plut. of Osis and Osiris.

célestes, et les statues des Divinités terrestres étaient placées entre les colonnes; le dôme était couvert à l'extérieur de lames d'argent, et orné en dedans des images des héros qui avaient mérité l'apothéose.

Cyrus entre dans ce temple; le silence et la majesté du lieu le remplissent de crainte et de respect. Il se prosterne et adore la Divinité présente. Il avait appris de Zoroastre que le Jupiter Olympien des Grecs était le même que l'Oromaze des Perses et l'Osiris des Egyptiens. Il porte ensuite ses regards sur toutes les merveilles de l'art dont ce lieu est embelli. Il fut moins frappé de la richesse et de la magnificence des autels, que de la noblesse et de l'expression des statues. Comme il avait appris la mythologie des Grecs, il reconnut sans peine toutes les Divinités, et comprit tous les mystères que renfermaient les figures allégoriques qu'il voyait. Ce qui attira sur-tout son attention, ce fut de voir que chaque Divinité céleste tenait à la main une tablette d'or. Sur ces tablettes étaient écrites les hautes idées de Minos sur la religion, et les différentes réponses que les oracles avaient faites à ce législateur, lorsqu'il les consulta sur la nature des Dieux, et sur le culte qu'ils demandent,

On lisait ces paroles sur la tablette que tenait Jupiter Olympien : « Je donne l'être, la vie et » le mouvement à toutes les créatures (1); celui>> là seul peut me connaître, qui veut me res» sembler (2)». Sur celle de Pallas on voyait

(1) Voyez Hammond sur les Actes des apôtres, chap. xvij. ver. 28.

(2) Platon. Epinom.

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