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ROBEBT.

Adwige, femme de Régnier IV, comte de Hainaut: puis de Hugues III, comte de Dasbourg.

Adélaïde, dont le P. An' selme ne fait point mention ; elle épousa Renaud I, comte de Nevers.

Gisellc, femme de Bagues I, comte de Pontliieu, auquel elle porta la seigneurie d'Abbeville.

FILS NATUREL.

Gauxlin , archevêque de Bourges. 1029

Le roi Robert lui donna l'abbaye de Fleury, où les moines firent grande difficulté de le recevoir, quelque estime qu'ils eussent pour sa science et pour sa terru, à cause du vice de sa naissance;il éprouva les mêmes difficultés pourl'archevêché de Bourges, et elles ne furent levées que par un rescrit du pape Benoit VIII à Geoftroi, comte de Bourges.

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ROBERT.

Robert parvient à la couronne l'an 996, âgé d'environ vingt-cinq ans. H Était né à Orléans. ou il reçut le

baptême, et où il fut couronné.

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996-97, clc.

'Obekt , qui tenait toujours Arnoul, -archevêque de Reims, prisonnier, lui rend la liberté, et le laisse jouir I de son archevêché, espérant, par I cette complaisance, faire confirmer à Rome son mariage avec Berthe, sa parente, qu'il avait épousée sans dispenses. Gerbert, dépouillé de son archevêché, se retira auprès de l'empereur Olhon; il devint ensuite archevêque de Ravennes, et finit par être pape sous le nom de Silvestre II.

Robert ne peut faire approuver par le pape son mariage avec Berthe. Grégoire Y, dans un concile tenu à Rome en 998, déclara le mariage nul, et faute par eux de se séparer, les excommunia, aussi bien qu'Archambaud, archevêque de Tours, qui les avait mariés. Robert refusa d'obéir. Tous les évêques qui avaient eu part au mariage, vont à Rome faire satisfaction au pape; les peuples et les courtisans mêmes se séparent du roi, et ceux qui sont obligés de le servir font passer par le feu toutes les choses qu'il avait touchées, pour les purifier. Robert obéit enfin, renvoie Berthe, et épouse, peu de temps après (l'an 1000), Constance, fille de Guillaume, comte de Provence et d'Arles.

L'empereur Olhon III érige la Pologne en royaume en faveur de Boleslas, prince de Pologne, en même temps que le pape érige aussi la Hongrie en royaume en faveur d'Etienne, duc de Hongrie. Crcscent, consul de Rome, ayant fait, vers le même temps, élire pour pape, sous le nom de Jean XVII, un Grec fort riche, nommé Arnolphe Arbacius, au préjudice de Grégoire V, qui fut obligé de sortir de Rome, l'empereur Olhon III l'y ramena; Crescent fut assommé, et on pendit l'antipape après lui avoir crevé les yeux.

1001-2, etc.

Henri, duc de Rourgogne, frère de Hugues-Capet et oncle de Robert, meurt sans laisser d'enfants légitimes, et laisse son duché au roi. Ce don est contesté par Landri, comte de Nevers, et par un fils d'Adalbert, premier mari de la femme de Henri, duc de Bourgogne. Robert, aidé de Richard, duc de Normandie, les contraint de se soumettre, réunit ce duché à la couronne, en investit Henri, son second Ris, qui, depuis, étant devenu roi, le céda à Robert, son cadet : ce Robert est le chef de la première branche royale des ducs de Bourgogne, qui dura près de trois cent soixante ans, jusqu'à ce qu'en l'an 1361, ce duché fut réuni à la couronne

par le roi Jean, qui le donna à son quatrième fils, Philippe-le-llardi, chef de la deuxième maison de Bourgogne : celle-ci finit en la personne de Charlesle-Téméraire, tué devant Nanci en 1477.

On n'est point étonné de ne pas voir de lettres de création de pairies des anciens pairs, par la raison qu'ils se l'étaient faits eux-mêmes; on voit, au contraire, les lettres de pairies données à Philippe-leHardi, chef de la seconde maison de Bourgogne, parce que son père, le roi Jean, le créa pair de ce duché. Pourquoi donc ne trouve-t-on pas, par la même raison, les lettres de Henri, duc de Bourgogne, puisqu'il ne fut duc que par le don que Robert, son père, lui fit de la duché-pairie de Bourgogne, ou du moins celles que donna ce même Henri, lorsqu'étant devenu roi, il céda la Bourgogne à Robert, son cadet?

Saint Romuald commença vers l'an 1009 à bàlir le monastère des Camaldules en Italie.

Mort d'Othon III sans enfants, à l'âge de vingtneuf ans. Le décret qu'il rendit pour que les empereurs ne fussent plus élus désormais que par les seuls Germains, qui ne pourraient choisir qu'entre les princes de la nation germanique, délivra l'Italie de ces petits tyrans qui usurpaient tour-à-tour le titre d'empereur.

Êdit de l'empereur Henri II, rendu à la prière du pape, pour donner force de loi dans l'empire au décret fait à Pavie : on y avait décidé que les clercs n'auraient ni femmes ni concubines, et que les enfants des clercs seraient serfs de l'église dans laquelle leurs pères serviraient, quoique leurs pères fussent libres. Cette interdiction des concubines aux clercs, prouve qu'elles n'étaient pas telles qu'on les entend aujourd'hui, puisque la loi de Dieu qui les défend à tous les chrétiens aurait suffi.

Cette matière est trop curieuse pour que je ne l'étende pas autant que cet ouvrage le permet, en rapportant un passage de Giannone, qui en donne une idée générale. « Quelques écrivains ont ceu— » sure la disposition des lois qui permettent le eon— » cubinage, et qui défendent seulement d'avoir en » même temps une femme et une concubine: mais » on ne sera point surpris de ces lois, si l'on consi» dère que chez les Romains, le concubinage était » une union légitime, non seulement tolérée, mais » encore autorisée; c'est pourquoi on lui donnait le » nom de demi-mariage, semi-matrimonium, et à » la concubine celui de demi-femme, semi-eonjtix. » On pouvait avoir une femme ou une concubine, » pourvu qu'on n'eût pas les deux en même temps . » Cet usage continua depuis que, par l'entrée de »Constantin-le-Grsuid dans l'Église, les empe— nrcurs forent chrétiens. Constantin mit bien un
» frein au concubinage, mais il ne l'abolit pas, et il
i fat conservé, pendant plusieurs siècles, chez les
» chrétiens; on en a une preuve bien authentique
» dans un concile de Tolède, qui ordonne que clia-
i cun, soit laïc, soit ecclésiastique, doive se con-
v tenter d'une seule compagne, ou femme ou con-
» cabine, sans qu'il lui soit permis de tenir ensem-
ble et l'une et l'autre.... Cet ancien usage des
» Romains se conserva en Italie, non seulement
«chez les Lombards, mais depuis encore, quand
s les Français y établirent leur domination. Quel-
» ques autres peuples de l'Europe regardaient aussi
» le concubinage comme une union légitime : Cujas
o assure que les Gascons et d'autres peuples voi-
» sins des Pyrénées n'y avaient pas encore renoncé
» de son temps. » Ce serait bien là la matière d'une
dissertation, que je propose à quelqu'un de pins
instruit que je ne le suis.

1022, etc.

Manichéens découverts dans la ville d'Orléans
n le roi et la reine se transportèrent avec plu-
*«irs évêques, pour arrêter le cours des erreurs
qtone femme venue d'Italie avait répandues dans
tel<5 ville: plusieurs hérétiques y furent brûlés.
La ïmonie était alors montée à un tel point, que
les éèchés entraient dans les conventions matri-
moniâes, et qu'on les assignait pour douaires; et
la discoline tellement oubliée, que l'on conférait
des évêjiés à des enfants, et que l'on mit un pape
qui n'étât âgé que de dix-huit ans.

Célèbreentrevue à Yvoie, de Robert et de l'em-
pereur Heiri II, dit le Saint, qui n'avait eu d'a-
bord que le itre de roi de Germanie, et qui ne prit
celui d'empereur qu'après avoir été couronné à
Rome : ces d«ux princes prévenus d'estime l'un
pour l'autre, e également zélés pour la religion
et pour la paix, y concertèrent les moyens d'en-
tretenir l'union (ans l'Eglise et dans leurs étals.
Helgaud, moine de Fleuri, raconte, dans la vie
de ce roi, que pour tmpêcher que ses sujets ne tom-
bassent dans le parju-e, et n'encourussent les pei-
nes qui en sont la sute, il les faisait jurer sur un
reliquaire dont on aval pris la précaution d'ôler
les reliques; comme si l'intention ne faisait pas
le parjure I mais alors on ne raisonnait pas mieux
que cela.

1026-7, etc.

Robert ayant perdu son fils aîné Hngucs, qu'il
avait fait couronner à Compiègne en 1017, fait cou-
ronner à Reims son second fils Henri I, malgré les
intrigues de la reine Constance, qui aurait voulu
le porter à préférer Robert, son fils cadet.

Environ ce temps, le nom des Normands com-
mence à se rendre fameux en Italie. Ce pays était

alors partagé entre les empereurs d'Orient et d'Oc-
cident , excepté la partie méridionale, qui était
remplie de petits princes grecs, lombards et ita-
liens, trop voisins pour être d'accord, et sans cesse
inquiétés d'ailleurs par les Sarrazins, leurs com-
muns ennemis, qui régnaient dans l'Afrique, et
qui s'étaient emparés de la Sicile. Quarante Nor-
mands revenant de la Terre-Sainte, abordèrent en
Italie précisément dans le moment que les Sarra-
zins attaquaient la ville de Salerne; leur courage
seul délivra cette place, que le duc Gaimar ne pou-
vait plus défendre, et les Sarrazins furent taillés
en pièces. Contents de la gloire de cette entreprise,
les Normands refusèrent les établissements qu'on
leur offrait dans la Ponille, et ils retournèrent en
Normandie; mais le bruit de leur valeur les y
suivit, et la reconnaissance des Italiens, qui s'é-
tait signalée par de magnifiques présents, excita
dans le cœur de leurs compatriotes le désir de se
faire connaître par de semblables exploits : ce fut
dans ces circonstances que les fils de Tancrède de
Hautevillc résolurent de passer en Italie, et que,
par un de ces événements presque uniques, de sim-
ples particuliers fondèrent un empire florissant.
Tancrède avait été marié deux-fois; il eut douze
enfants, qui devinrent autant de paladins, dont le
nom remplit l'univers, et qui ont donné l'air de la
fable à ce moment de l'histoire. Guillaume, sur-
nommé Bras-de-fer, Drogon et Onfroi, furent les
trois premiers comtes de la Fouille,• Robert Guis-
card fut duc de la Pouille et de la Calabre ; il eut
pour fils Bohemoud, père de Tancrède; et Roger,
le plus jeune de tous les frères , s'empara de la
Sicile, et en établit la monarchie vers l'an 1129:
les deux Siciles furent réunies dans la personne
de Roger II, son fils. Ses successeurs furent Guil-
laume I, Guillaume II, Tancrède, bâtard de
Roger II, et enfin Guillaume, son fils, à qui
l'empereur Henri VI fit crever les yeux, pour
s'emparer de ces deux royaumes, aux droits de
sa femme Constance, fille de Roger II. Tels fu-
rent les souverains de Naples el de Sicile, qui,
après avoir chassé du continent de l'Italie les Grecs
et les Sarrazins, et avoir accru leur puissance
des domaines pris sur les Lombards et sur des
seigneurs particuliers , y précédèrent les empe-
reurs de la maison de Souabe, dont la domination
passa à la maison d'Anjou.

Robert était un prince savant pour son temps,
humain et débonnaire. Il composa plusieurs hym-
nes que l'on chante encore à l'église. Il avait
commencé l'église de Notre-Dame sur les ruines
d'un temple consacré à Jupiter par les bateliers
de Paris, sous l'empire de Tibère. Il avait fait
plusieurs pèlerinages, entre autres à Rome,
vers l'an 1016 ou 1020. Il avait refusé l'empire et
le royaume d'Italie que les Italiens lui offraient.

1031. MORT.

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Robert meurt à Mrtun le 20 juillet 1031, âgé de soixante ans. Il fut enterré h Saint-Denis.

L'obituaire de la collégiale de l'Ile, fixe cette mort au 26 juin.VI. Kal. Julii oàitus Dom. RobertiFrancorum régis; et par une charte de Baudouin, comte de Flandres, de l'an 1066, tirée du cartulalrc de la même église, cette mort est fixée au 29 juin. Unoquoque an no canonici XII, solidos recipiant in die solemni Apostat. Pétri et Pauti, quia eaaem die célébrabunt anniversarium diem Itoberti Francorum régis.

Cependant le jour de la célébration de l'anniversaire ne doit pas fixer le jour de la mort, parce que, suivant Baillet, on choisissait pour cette cérémonie la fete solennelle qui se trouvait le plus près de la mort, pour donner plus d'éclat a l'anniversaire.

i

Papes.

MAGISTRATS.

CHANCELIERS.

Abbon. 1004

Arnoiil, vivant en 1019

Roger, vivant en 1024

Francon, vivant en 1028

Baudouin. 1059

FEMMES.

ENFANTS.

Berthe, parente de Robert, veuve d'Eudes I,

comte de mois.

Les censures de Grégoire V ayant obligé ce prince de la quitter, 11 épousa en secondes noces Constance, fille du comte de Provence et d'Arles, morte en 1032. Don Vaissette la fait fille de Guillaume Taillcfcr, comte de Toulouse.

L'humeur impérieuse de cette princesse excita de grands troubles dans le cours de ce règne.

Hugues, mort avant son
père.

Henri I.

Robert I, duc de Bourgo-
gne.

Eudes.

Adélaïde, femme de Re-
naud, comte de Nevers,
vivait encore en 1063.

Adèle , femme de Ri-
chard III, duc de Nor-
mandie , puis de Bau-
douin, comte de Flan-
dres. 1079

Il parait constant, par
un passage de Hugues de
Fleuri, qu'Adèle n'eut point
d'autre mari qnc Bau-
douin, et c'est l'opinion de
Mézeray. Don Luc d'Acheri
appuie l'opinion contraire,
par un acte de 1026, et est
suivi par le P. Daniel, quoi-
que cet acte ne contienne
qu'un don de noces fait
par Richard à Adèle sa fu-
ture épouse; et enfin le P.
Simplicien semble résou-
dre la difficulté, en disant
qu'Adèle fut promise a Ri-
chard , mais qu'elle ne l'é-
pousa point.

Grégoire V. 999

Sllvestre II. 1003

Jean XVI, dit XVIII. 1003

Jean XVII, dit XIX. 1009

Serge IV. 1012

Benoit VIII. 102»

Jean XX. 1033

Empereurs d'Orient.

( Basile III. 1025

l Constantin X. 1028

Romain Argyre. 1034

Empereurs d'Occident.

OthonlII, 1002

Saint Henri, dit le Boiteux.

1024

ConradII, dit le Saliqae 103»

Rois d'Espagne.

Vérémond II. 09

Alphonse V. J)Î8

Vérémond LU. -037

Rois d'Angleteft.

Etclrède. 1018

Edmond, Côte de or. 1010
Canut-le-Grand. 1036

Rois d'Eosse.

Malcolme IL 1023

Duncan. 1030

Maccabet. 1047

Rois de Danemarck.

101»
10W

Suénon.
Canut-U-Grand.

Rois de Suide.
Olaûi. 1019

Anund. 1015

Rois de Pologne.

Boleslas, premier roi. 1025
Micislas. 1034

MINISTRES.

GUERRIERS.

SAVANTS
ET ILLUSTRES.

SÉNÉCHAUX.

Guillaume , vivant en 1060

Eudes, comte de Chartres.

1037

Foulques Nerra, comte

d'Anjou. 1040

Manassé, comte de Dam

martin, vivant en 1028
Burcard, comte de Melun

ctdeCorbeil.
Bouchard, sieur de Mont-

morenci, vivant en 1028

Abbon, abbé de

Ademar, vers
Aimoin, vers
Arnoul.
Burchard , évêq

Worms.
Ditmar, éveque de

bourg.
Fulbert.
Gerbert, pape sous

de Sllvestre II.

Fleuri. 1004 1029 1008 1023

ue de

102a

Wurti

1019

10 2 S

le non »

1003

HENRI I.

Hkkm I parvient a la couronne le 2Q juillet losi, âgé d'environ vingt-sept ans. Il avait été sacré et couronné a

Reims, du vivant de son père.

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1031.

Johstance, mère de Henri, pourIsuivant son dessein de préférer 1 Robert son cadet, à Henri, excite une révolte, appuyée d'Eudes, comte de Champagne, et de Baudouin, comte de Flandres. Robert , dit le Diable, duc de Normandie, secourt Henri, lui aide à soumettre les rebelles, et à battre dans trois occasions le comte de Champagne.

Henri cède à Robert son frère, à qui il pardonne sa révolte, le duché de Bourgogne; ce qui commença, comme il est dit ci-dessus, la première maison de Bourgogne. La reine meurt.

1032, elc.

Henri, pour reconnaître les obligations qu'il a au duc de Normandie, lui cède les villes de Gisors, de Chaumont, de Pontoise, et tout le Vexin.

1037-8-9.

Eudes, comte de Champagne, est tué dans nn combat où le duc de Lorraine est vainqueur. Cette guerre fat excitée au sujet de la succession du royaume de Bourgogne, qui était composé d'une bonne partie de la Provence, du Dauphiné entier, du Lyonnais, de la Bresse, du Bugey, et de tout le reste du pays, qui s'étend jusqu'au mont Saint-CIande. Ce royaume, dit le second royaume de Bourgogne, prit On par la mort de Rodolphe III, décédé sans enfants en 1033. Il fit son héritier l'empertur Conrad II, dit le Saliquc. Conrad réunit à l'empire ce qu'il put de ce royaume; ce qui fait qu'encore aujourd'hui le bord du Rhône, du côté du Dauphiné et de la Provence, s'appelle terre de l'empire: le reste fat démembré; et des débris de ce royaume se formèrent les comtés de Provence, de Bourgogne , de Viennois et de Savoie.

1040-1, etc.

Eudes, dernier fils de Robert, cabale contre Henri; Etienne et Thibaud, fils du comte de Champagne, appuient sa révolte : ils sont vaincus, et Galeran , comte de Meulan, qui s'était joint à eux, y perd son comté de Meulan, que le roi confisqua à cause de sa félonie, et réunit à la couronne.

Trtve du Seigneur, établie en 1041. C'était une

loi qui défendait les combats particuliers depuis le mercredi au soir jusqu'au lundi matin, pour le respect que l'on doit à ces jours que JésusChrist a consacrés par les derniers mystères de sa vie. L'autorité royale et ecclésiastique n'en pouvait pas faire davantage alors, pour empêcher les sujets de se détruire.

1047-8-9-50, etc.

Guillaume-lc-Bàtard, fds de Robert le Diable, qui était mort dès l'an 1035, en revenant de la Terre-Sainte, avait succédé à son père dans le duché de Normandie; la possession lui en avait été disputée par plusieurs seigneurs descendants des ducs de Normandie. Henri I, incertain du parti qu'il devait prendre, et tenté de profiler de ces troubles, fut cependant arrêté par la considé ration des promesses qu'il avait faites à Robert de protéger son fils, et finit par l'aider à gagner la bataille du Val-des-Dunes, où Henri courut risque de la vie. Un nouveau prétendant, nommé Guillaume d'Arqués, fils de Richard II, duc de Normandie et cousin de Robert le Diable, se présenta à son tour, et fut secouru par Henri I, qui commençait à être jaloux de la puissance de Guillaume-le-Bàlard; mais Guillaume triompha vers l'an 1047 de ce nouvel ennemi. Guillaume fut surnommé depuis le Conquérant, parce qu'il conquit l'Angleterre, où saint Edouard l'avait appelé pour lui succéder.

Première hérésie sur la réalité dans le SaintSacrement , par Berenger , archidiacre d'Angers

1056-7-8-9-60.

L'empereur Henri III meurt: il avait fait déclarer son fils Henri IV, âgé de trois ans, roi des Romains et son successeur à l'empire , par le consentement des seigneurs assemblés à Tribur en 1054. Si l'empire n'était pas héréditaire, comment aurait-on fait choix d'un enfant de trois ans? mais s'il était héréditaire, il n'y aurait pas eu d'élection; serait-ce qu'à la vérité les seU gneurs étaient en droit d'élire, mais que leur choix était fixé à, la famille régnante? serait-ce enfin que l'empereur, en ménageant la prétention des électeurs, se servait de son pouvoir pour faire élire son héritier?

Les empereurs commencent à être élus rois des Romains avant d'être élus empereurs. La cause de la distinction de ces deux titres pouvait être le désir qu'avaient les empereurs de perpétuer l'empire dans leur maison ; et comme sous le Bas

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