Bibliothèque académique, ou Choix fait par une société de gens-de-lettres, de différens mémoires des académies françaises et étrangères, mis en ordre par A. Sérieys

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Page 197 - La belle antiquité fut toujours vénérable , Mais je ne crus jamais qu'elle fût adorable. Je vois les anciens, sans plier les genoux ; Ils sont grands, il est vrai, mais hommes comme nous ; Et l'on peut comparer, sans craindre d'être injuste, Le siècle de Louis au beau siècle d'Auguste.
Page 261 - Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ; II doit régner partout , et même dans la fable : De toute fiction l'adroite fausseté Ne tend qu'à faire aux yeux briller la vérité.
Page 204 - Voudrais-je, de la terre inutile fardeau. Trop avare d'un sang reçu d'une déesse, Attendre chez mon père une obscure vieillesse, Et, toujours de la gloire évitant le sentier, Ne laisser aucun nom et mourir tout entier?
Page 83 - Eclate par soi-même, et moi par ma grandeur. Si du côté des dieux je cherche l'avantage, Ronsard est leur mignon, et je suis leur image. Ta lyre qui ravit par de si doux accords, T'asservit les esprits dont je n'ai que les corps ; Elle t'en rend le maître, et te sait introduire Où le plus fier tyran ne peut avoir d'empire. Nous pourrions, après cette citation, faire ce dont s'avisa Voltaire, à rencontre du sieur de Prades, qui s...
Page 202 - Toutefois, je l'avoue, en ce comble de gloire, Du Dieu que j'ai quitté l'importune mémoire Jette encore en mon âme un reste de terreur, Et c'est ce qui redouble et nourrit ma fureur.
Page 203 - Je vois monter nos cohortes La flamme et le fer en main ; Et sur les monceaux de piques , De corps morts, de rocs, de briques, S'ouvrir un large chemin.
Page 199 - O voyage bien différent de celui qu'elle avait fait sur la même mer, lorsque venant prendre possession du sceptre de la Grande-Bretagne, elle voyait, pour ainsi dire, les ondes se courber sous elle, et soumettre toutes leurs vagues...
Page 203 - J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène, Dans un pré plein de fleurs lentement se promène, Qu'un torrent débordé qui, d'un cours orageux, Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.
Page 202 - Elle s'en va de fleurs dépouiller le rivage : Elle peint les festins, les danses et les ris ; Vante un baiser cueilli sur les lèvres d'Iris, Qui mollement résiste, et, par un doux caprice, Quelquefois le refuse afin qu'on le ravisse.
Page 208 - Tous les plaisirs couroient au devant de ses vœux. La faim aux animaux ne faisoit point la guerre : Le blé, pour se donner, sans peine ouvrant la terre, N'attendoit point qu'un bœuf pressé de l'aiguillon Traçât à pas tardifs un pénible sillon : La vigne offroit partout des grappes toujours pleines, Et des ruisseaux de lait serpentoient dans les plaines.

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