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BIOGRAPHIE

UNIVERSELLE

ANCIENNE ET MODERNE
XXXVI

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BIOGRAPHIE UNIVERSELLE

ANCIENNE ET MODERNE

oo

HISTOIRE, PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE, llK. LA VIE PUBLIQUE ET PRIVÉE DE TOUS LES HOMMES
QCt SF. SONT FAIT REMARQUER PAR LEURS ÉCRITS,
LEUnS ACTIONS, LEURS TALENTS, LEURS VERTUS OU LEURS CRIMES.

NOUVELLE ÉDITION,

■BTPK, CORRIGÉE ET CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉE D'ARTICLES OMIS OU NOUVEAUX

OUVRAGE RÉDIGÉ

PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES ET DE SAVANTS.

On doit dei égards tiu niant»: on ne doit am moru
que la ,iM'ilé. (voltuu).

TOME TRENTE-SIXIÈME

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PARIS

Cil. DELAGRAVE ET C", LIBRAIRES-ÉDITEURS

58, RUE DES ÉCOLES, 58

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RIDINGER. Voyez Riedinger. RIDLEY (le docteur Gloster), théologien et littérateur anglais, était de la famille du docteur Ridley, évèque de Londres (1). Il naquit sur mer en 1702 à bord du vaisseau de la compagnie des Indes le Glocester, d'où il prit son nom de baptême. Ses études classiques, commencées à l'école de Winchester, furent terminées à l'université d'Oxford. Il avait beaucoup d'inclination pour le théâtre; on cite comme ses premiers ouvrages une tragédie intitulée Jugurtha, et une autre The fruidets redress (la Réparation inutile), qu'il composa en société avec quatre de ses amis et dont chacun d'eux écrivit un acte. Il jouait aussi la tragédie en société avec succès, et ce fut ainsi qu'il acquit cette élocution élégante qu'il porta ensuite dans la chaire. Le comédien Théophile Cibber essaya inutilement de l'enlever à l'Eglise pour en enrichir la scène et lui représentait que celle-ci payait d'ordinaire plus généreusement. Ridley eut successivement les cures de Weston en Norfolk, de Poplar en Midlesex et celle de Rumford en Essex, et une prébende dans la cathédrale de Salisbury. Il publia en 1763 la Vie de l'éièque Ridley, 1 vol. in-40; en 1765, Examen de la vie du cardinal Pôle par Philips; deux petits poèmes, l'un, Joti Eleulherio, ou Offrande à la liberté; l'autre, Psyché, insérés dans le troisième volume du recueil de Dodsley. Une suite du poëme de Psyché, sous le titre de Melampus, en 4 chants, avec des notes, 1 vol. in-4", a été imprimée après sa mort, en 1782, au profit de sa veuve. Ridley mourut en novembre 1774. — L'un de ses fils, Jacques Ridley, mort avant lui (février 1765), est l'auteur des Contes des génies et de quelques autres productions littéraires. — Mademoiselle Evans, l'une des filles de Gloster, a publié un roman en deux volumes. L'évêque de Londres Lowth a composé l'inscription latine gravée sur le monument de Ridley, à Poplar. L.

R1DOLFI (laurent), homme d'Etat florentin, jouit au 15" siècle d'un grand crédit dans sa république. Ce fut lui qui la sauva en 1425 en délit Nicolas EiJley, évèque de Rochester, puis de Londres, apostat sous Henri VIII, et brûlé à Oxford, en 1665, à l'arcnementde la reine Marie. On a de lui quelques ouvrages de controverse théologiqne.

terminant les Vénitiens à s'unir à elle pour repousser le duc de Milan. Les Florentins avaient éprouvé en peu de mois six défaites consécutives, et les Vénitiens, témoins de leur ruine, ne songeaient point encore que la balance de l'Italie allait être pour jamais renversée. Laurent Ridolfi, introduit dans leur sénat, s'écria : « Seigneurs, « vos lenteurs ont déjà rendu Philippe Visconti, s duc de Milan, maître de Gènes; en nous sacri« fiant, vous allez le rendre roi d'Italie; mais, « à notre tour, s'il faut nous soumettre à lui, a nous voulons le faire empereur. » Le sénat, frappé de cette courte harangue, sentit enfin ce qu'il devait faire pour la liberté de l'Italie, et le duc de Milan fut arrêté dans le cours de ses usurpations. S. S—i.

RIDOLFI (claude), dit Claudio Vèronèse, peintre, né à Vérone en 1670, fut élève de Dario Pozzo, auteur d'un petit nombre d'ouvrages estimés, sous lequel il fit des progrès rapides. Mais détourné de la peinture par d'autres idées, il resta longtemps sans faire usage de son talent. Il n'était pas riche, et bientôt le besoin se fit sentir : il résolut de tirer parti de ses premières études, et, pour réparer le temps perdu, il se remit sous la direction de Paul Vèronèse et devint l'émule des Bassans. Comme Vérone possédait alors un ; grand nombre de peintres, Ridolfi se rendit à Rome, puis à Urbin. Il apprit du Baroche à mettre dans ses ouvrages une certaine aménité de style, [ et, dans les airs de tète, des finesses de beauté qui appartiennent à peu d'artistes. S'étant marié à Urbin, il fixa sa demeure au bourg de Corinaldo et orna tous les lieux circonvoisins d'un grand nombre de peintures qui le cèdent de bien peu pour le coloris à.celles des plus grands maîtres de l'école vénitienne. Riminr possède de lui une Déposition de croix de la plus grande beauté. Après avoir longtemps habité les Etats du StSiége et formé quelques bons élèves, il revint I sur le territoire vénitien, qu'il se plut à enrichir i de ses productions. C'est dans la célèbre église de Ste-Justine qu'il exécuta un de ses chefsd'œuvre représentant la Gloire de l'ordre de St| Benoit. Il a réuni dans cette vaste composition I les princes qui ont embrassé cet ordre, les mar1 tyrs qu'il a produits et les pontifes qui sont sorti*

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