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: Lettres escriptes à sa Majesté par ses embassadeurs au pais d'Angleterre, des 27 et 29 de janvier 1554.

Participan al Emperador Carlos V los disturbios ocurridos en Inglaterra con motivo del casamiento del Príncipe con la Reina, y tambien por causa de religion.

Archivo de SimancasEstado Correspondencia de InglaterraLegajo 808.

Sire—Par les letres communes de nous tous et par les letres particulieres du lieutenant Dumont votre Majesté aura entendu Testat ou il a pleu á Dieu guyder l'alliance et mariage de son Altesse avec la Royne d'Angleterre. Comme le traicté est signé, scellé et passé, ne reste sinon les ratiffications de votre Majesté, de son Altesse et de la dite dame, et le pouvoir spécial pour au nom de S. A. asseurer la dite alliance, fiançailles et promesses par mots de prosent, sans lequel notre sejour et demeure par deçà ne proufïïte, et nous esmerveillons tant de la lardance du dit pouvoir, que de la reponse á nos letres envoyées je ya quinze jours á votre Majesté, et craignons que le bruit qui court par deçà de son indisposition n'en soit cause, que Dieu ne veuille, et autres que ce sont fraiz á votre Majesté. Nous pesons leurs interrogations que personnes du Conseil nous font quant partirons, et le trouble que jour aultrè se suscite en ce royaulme pour le point de la religion et du dit mariage, car outre ce que votre Majesté a esté informée de la practique et rebellion des Pierre Caro (1), qui vouloit mutiner et commovoir le peuple de West, Milord Bourgoin est venu en poste du

(1) Peter Carcw.

pais de Kenyrt (1), qui a adverti la Royne que ung nommé Vietz (2), Acper (3), Als, Colpeper et plusieurs aultres se sont revoltés et declairez qu'ils ne vouloient consentir mariage estranger, faisant publier que qui seroit bon anglois il se doit joindre pour combatre les espaignols, et ja le dit Vietz fortifie ce qu'il peut une maison au dit Kenyst, la pourvoyant de vivres, munitions et arquebouses; que le village et bourgade deSuyedton est en armes; que les dessus tiennent practique avec les françoys et madame Elisabeth, et que l'on á decouvert comme la dite Elisabeth se vouloit emparer et retirer en une maison de la Royne, nommé Adviton, pour telle se fortifier; que jacoit (4) les dessus preignent fondement et occasion sur le mariage estranger, si estre sest pour la religion (5) et pour favoriser, estant practique correspondant à celle du dit Caro, et est bruit qu'elle s'estend plus avant, et a l'on suspition sur aultres tant du Conseil que aultres, comme Varnier, maistre Rogier, Perquerin, et pour l'alliance que le marquis de Noirthanton a avec Coban, que l'on doubte soit de la partie; encores qu'il fut en liberté, il fust hier mis en la tour avec le dit Varnier et est l'on apres pour en reserrer d'autres. Le Conseil de la Royne despeche le Duc de Reoirforg pour aller au dit Kenpt pour prevenir la dite rebellion, Milord Wurden, qui est capitaine des cinq ports de mer se mest en devoir pour resister. Le dit Conseil est apres pour envoyer publier traîtres les dits rebelles, et octroier pardon

(1) Kent.

(2) Wyat.

(3) Harpcr.

(4) Quoique.

(5j Ce pourrait être pour la religion.

au peuple qui seroit esté seduit. L'on mest tout l'ordre possible pour garder cette ville de Londres; l'on munit la tour de victuailles, et met l'on en ordre l'artillerie. La Royne fait ce qu'elle peult, mais elle ne se peult confier á plusieurs du Royalme pour estre la plupart heretiques; et nousommes estonnés de ce que le dit Conseil ne nous a fait- communication du dit trouble , et semble que les conspirateurs sont trop tost decouverts, pour ce que le temps ne permet encore assemblée populaire, pour estre froid humide, et hors de saison que les anglois ont de coutume eulx commovoir; ce que l'on tient ils ont fait par la persuasion que l'on leur a fait, que son Altesse devoit passer en ce royalme avant la purification notre Dame. Il jaçoit, Sire, que la dite dame face tout ce que lui est possible de son coustel, si est-ce elle a dit au lieutenant Dumont (comme il nous a adverti) qu'elle coniioit que votre Majesté feroit aussi de sa part ce qu'il lui semblerait convenir, d'autant que le françoys s'en empêchent et en sont auteurs, et qu'il est question de la dite dame et de retarder la consommation du mariage. Et nous avons confirmation que les dits françoys diligentent leur armée de mer des costes de Normandie, Bretaigne et la Rochelle, et qu'ils ont permis aux villes et subjects d'armer par mer, et qu'ils font compte de CC voiles, et que chacun des gros basteaux aura une pinasse ou deux pour mestre gens de guerre en terre , ou ils voudront dresser leur emprinse. Aussi a l'on advis que en Escosse l'on arme les basteaux et que l'on y fait gens de guerre; et ce jour d'huy outre les capitaines françoys qui ont passé au dit Escosse y a arrivé deux gentils hommes françoys qui disent y vouloir aller, et aussi par deux, quatre et six ils font leur amas et apprêts, et s'il est vray que le Roy de Denemarque soit de la partie, selon que l'on bruit pour le mariage de la dite Elisabeth avec son fils ou frere, il est vraissemblable que la dite dame (1) aura á souffrir, si elle n'est secourrue et assistée d'autant qu'elle n'a argent, ni peult faire finances pardeça, comme entendons.

L'on avoit despéché pour prendre le dit Caro prisonnier, mais nous n'avons nouvelle qu'il soit saisy. Aussi a l'on dit qu'au pais de Cornouaille il y avoit quelque rumeur, duquel n'avons certitude. Si le tumulte ne s'appaise au dit Kempt, il sera difficile que les courriers passent par Douvres ou Cantorbery sans danger, et fauldra penser à aultre voiage. L'on nous a dit que le dit Vietz avoit deschargé aucune artillerie des basteaux de la Royne qu'estoient en la Tamise, pour se servir.

L'ambassadeur de France á la dite audience qu'il eust du Conseil, il feit doléance d'aucuns navires subjects de votre Majesté, qu'il dit avoir prins es havres et franchises d'Angleterre, quelques petits basteaux françoys, usant de termes assez audacieulx et pleins de menaces, auquel ceux du Conseil respondirent de mesmes, eux plaignant que les françoys avoient prins basteaux flamcngs et anglois en la propre riviere de la Thamise, et courru le bestel (2) de Guynes par ijc (3) lausquenets qui sont á leur soulde, qui sont negociations coustumieres quand ils veullent rompre la paix.

Et de ce nous a semblé convenir advertir votre Majesté, á ce quelle y porvoye selon qu'il lui semblera pour le mieulx, lui rectifiant que les choses s'alterent

Ql) La Reine d'Angleterre.
(2J Le bétail.
(3) 200.

fort par deca. A tant, Sire, ett,—A Londres le Xxvij de janvier 1554.

Les nouvelles sont arrivées que ceulxde west sontappaisez.

El embajador de Inglaterra (*) á S. M. á (1) de febrero

de 1554.

Archivo de Simancas—Estado Correspondencia de Inglaterra—Legajo 807.

Rebelion de Vyat—Cartas descifradas del embajador frances—Sir tuacion de los partidos en Inglaterra —Providencias de la Reina María pía defenderse de sus contrarios—Espíritu hostil de los ingleses al casamiento de Felipe II.

Sire: despues de mis últimas cartas enviadas á cinco, Mosieur de la Laing y Mosieur de Cobrieres y Migro por parescer del Consejo de la Reina de Inglaterra se partieron para tornará V. M. por causa del turbamiento y motin de que hice mencion en las letras postreras, por no tener nuevas de V. M., por evitar ocasiones y daños y señaladamente por no tener negociacion en mano que fuese para esperar aquí, segun que ellos dirán mas largo á V. M.; y al tiempo que se despidieron la dicha Señora Reina y sus negocios y consejeros estaban muy turbados de ver que Vietez se acercó á esa (2) ciudad para juntarse con tres mil hombres, y que no tenian (3) tanta confianza la Reina por temor de los heréticos de la ciudad con los cuales el dicho Vietez tenia inteligencias, y principal

(*) Este embajador era Simon Renard.

(1) Falta el dia.

(2) Debió decir: esta.

(3) Tenia

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