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BIOGRAPHIE

UNIVERSELLE

DES MUSICIENS

TOME SEPTIÈME

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UNIVERSELLE

DES MUSICIENS

ET

BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE DE LA MUSIQUE

DEUXIÈME ÉDITION

ENTIÈREMENT REFONDUE ET AUGMENTÉE DE PLUS DE MOITIÉ

PAR F. J. FÉTIS

MAÎTRE DE CHAPELLE DU ROI DES BELGES

DIRECTEUR DU CONSERVATOIRE ROYAL DE MUSIQUE DE BRUXELLES, ETC.

TOME SEPTIEME

PARIS

LIBRAIRIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES, FILS ET C1B

IMPRIMEURS DE L'INSTITUT, RUE JACOB, 56

1864

Tous droits réservés

KF 25312(7)

HARVARD
UNSITY

KARY
SEP 20 1955

055*42

BIOGRAPHIE

UNIVERSELLE

DES MUSICIENS

P

PEROTTI (JEAN-Dominique), né à Verceil en 1760, fit ses études musicales à Milan, sous la direction de Fiorini, maître de chapelle de la cathédrale de cette ville; et après trois ans de travaux près de ce maître, il se rendit à Bologne, où il reçut des conseils du P. Martini pendant une année. De retour à Verceil, il accepta la place de maître de chapelle de la cathédrale. Il en remplissait encore les fonctions en 1820. Les renseignements sur sa personne s'arrêtent à cette époque ; on sait seulement qu'il avait obtenu le titre de maître de musique de la reine de Sardaigne. Perotti a fait représenter, en 1788, à Alexandrie de la Paille, l'opéra intitulé: Zemira e Gondarte, puis il fit jouer, à Rome, Agesilao, en 1789. On dit qu'il a aussi donné quelques autres opéras au théâtre Argentina de Rome, et à celui de la Fenice, à Venise; mais les titres n'en sont pas connus. Ce maître a écrit beaucoup de musique d'église, pour le service de la cathédrale de Verceil.

PEROTTI (JEAN-AUGUSTIN), frère du précédent, naquit à Verceil en 1774, et fut dirigé dans ses études par Jean-Dominique, Perotti. Plus tard, il se rendit à Bologne pour y prendre des leçons de contrepoint de Mattei. Pendant son séjour en cette ville, il obtint le titre de membre de l'Académie des Philharmoniques. A l'âge de vingt et un ans, il commença à composer pour l'église, pour la chambre et pour le théâtre. Son premier opéra, intitulé la Contadina nobile, fut représenté à Pise, en 1795. L'année suivante, il fut appelé à Vienne, pour écrire la musique de quelques ballets, et remplir les fonctions d'accompagnateur de l'Opéra italien. En

BIOGR. UNIV. DES MUSICIENS. T. VII.

1798, il était à Londres en la même qualité ; il y refit presque en entier l'Alessandro e Timoteo de Sarti, qui fut joué dans la saison de 1800. Il y fit aussi graver deux œuvres de sonates de piano. De retour en Italie, il se fixa à Venise, où il fut admis dans la Société académique des Sofronomi, ainsi qu'à l'Académie littéraire vénitienne. Ce fut pour son admission dans cette dernière Société qu'il composa l'Esopo, poème facétieux in sesta rima. En 1811, la Société italienne des sciences et arts de Livourne mit au concours cette question: Dimostrare lo stato attuale della musica in Italia; Perotti envoya, pour sa solution, un mémoire qui fut couronné, et qu'on a imprimé sous ce titre Dissertazione di Giannagostino Perotti di Vercelli, Academico filarmonico, etc., sullo stato attuale della musica italiana, coronata dalla società italiana di scienze, lettere ed arti il dì XXIV giugno MDCCCXI; Venise, Picotti, 1812, in-8° de cent vingt pages. Cette dissertation, dont il a été fait une analyse dans le quinzième volume de la Gazette musicale de Leipsick (p. 5, 17, 41), a été traduite en français par Brack (voyez ce nom); la traduction française est intitulée: Dissertation sur l'état actuel de la musique en Italie; Gênes, 1812, in-8° de cent vingt-huit pages. Il y a quelques bons renseignements, dans ce morceau historique, sur la musique italienne vers les dernières années du dix-huitième siècle et au commencement du dix-neuvième. On a aussi de Perotti un petit poëme intitulé: Il buon gusto della musica; Venise, Zerletti, 1808, in-8° de vingt-huit pages. Il a écrit beaucoup de musique d'église qui est estimée. Après 1

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