Histoire philosophique et politique des établissemens & du commerce des Européens dans les deux Indes..

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Página 272 - Celle qui a acheté plus qxi'elle n'a vendu , retire moins que fon intérêt ; parce qu'elle en a cédé une partie , pour s'acquitter avec la nation dont elle étoit débitrice. Celle qui a plus vendu aux autres nations qu'elle n'a acheté d'elles, ne retire pas feulement ce qui lui eft dû par...
Página 216 - ... de travail n'augmente continuellement. Ces terres exigent donc de jour en jour un plus grand nombre de bras pour leur exploitation. L'Afrique, où les Européens vont recruter la population de leurs colonies, leur fournit graduellement moins d'hommes 5 & en les donnant plus foibles, elle les vend plus cher.
Página 184 - On les paye , en plus grande partie, avec des marchandifes des Indes orientales , qui ont doublé de valeur en Europe. Il faut donner en Afrique le double de ces marchandifes. Ainfi. les colonies d'Amérique, où fe conclut le dernier marché des noirs , font obligées de fupporter ces diverfes augmentations , & par conféquent de payer quatre fois plus qu'elles ne payoient autrefois. Cependant, le propriétaire éloigné qui vend fon efclave...
Página 215 - ... dans leurs bras , & les immoler avec une fureur mêlée de vengeance & de pitié , pour en priver des maîtres barbares. Cette atrocité, dont toute l'horreur retombe fur les Européens , leur ouvrira peutêtre les yeux. Leur fenfibilité fera réveillée par des intérêts mieux raifonnés.
Página 330 - Une cinquantaine de familles Européennes, avec environ cent cinquante efclaves, y cultivent le coton , le filent , en font des bas , qu'on vend aux autres colonies jufqu'à dix écus la paire. Il n'ya pas en Amérique d'auffi beau fang que celui de Saba. Les femmes y confervent une fraîcheur qu'on ne retrouve dans aucune autre des Antilles. Heureufe peuplade ! élevée fur un rocher entre le ciel & la mer, elle jouit de ces deux élémens, fans en craindre les orages. Elle refpire un , air pur...
Página 225 - Le fujet d'un defpote eft, de même que l'efclave, dans un état contre nature. Tout ce qui contribue à y retenir l'homme , eft un attentat contre fa perfonne. Toutes les mains qui l'attachent à la tyrannie d'un feul , font des mains ennemies.
Página 151 - C'eft une atrocité dont elles fe feroient épargné l'ignominie , fi leurs lumieres avoient égalé leur avidité. Sans doute que toutes les nations profiteroient de cet heureux changement : mais fes fruits les plus abondans feroient infailliblement pour les états maritimes, dans les proportions de leur pouvoir. Leur fituation, la fureté de leur navigation , l'abondance de leurs capitaux , cent autres moyens leur affureroient cette fupériorité.
Página 260 - Une pénétration fingulière ; une prompte facilité a faifir toutes les idées & à les rendre avec feu; la force de combiner , jointe au talent d'obferver; un mélange heureux de toutes les qualités de l'efprit & du caractère , qui rendent l'homme capable des plus grandes chofes, leur fera tout ôfer , quand l'oppreffion les y aura forcés.
Página 155 - ... coupables & malheureux par la faute d'Adam , fait une race d'hommes noirs , pour punir le fratricide de fon fils.
Página 17 - La nature qui travaille fans cefle, & qui eft il fain? cache fes opérations lecretes fons une verdure continuelle, leur paroît toujours uniforme. Les obfer.vateurs qui étudient fa marche dans la température du climat, dans toutes les révolutions du...

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