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PARIS,
Chez F. SCHOELL, rue des Fossés-Montmartre, n°. 14s !

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On trouve chez le même libraire.

Le Caravansérail, ou Recueil de contes orientaux, ouyrage , traduit sur, un manuscrit persan , par Adrien de Sarrazin. Paris 1811. 3 vol. in-18, 6 fr. , et 7 fr. franc de port.

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Ladislas, ou suite des Mémoires de la famille du comte de Revel, par madame de B... Paris 1811.in-12. 2 fr. 5o c., et 3 fr. franc de port.

Mehaled et Sedli, histoire d'une famille druse, par M. le baron de Dalberg, frère de S. A. R. le grandduc de Francfort. Paris 1812. 2 vol. in-12, 4 fr. 5o cent. , et # # c. franc de port. Papier vélin 7 fr. et 8 fr. 25 c. franc de port.

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ON pense assez généralement que personne ne croit plus aux revenans. Cette opinion ne semble pourtant pas tout à fait exacte, quand on y réfléchit un peu mûrement En effet, sans parler des mineurs et des montagnards , qui sont persuadés, les uns de l'existence d'esprits ou lutins, gardiens destrésors renfermés dans lesei n de la terre, les autres de la vérité des apparitions de fantômes qui annoncent

des nouvelles tantôt agréables, tantôt ficheuses; ne peut-on pas demander pour

quoi, parmi nous, certains individus répugnent à passer dans un cimetière lors

- A

que le jour a disparu?pourquoi d'autres éprouvent un frisson involontaire en entrant la nuit dans une église, ou dans un édifice vaste et non habité? pourquoi, enfin, des gens qui jouissent d'une réputation méritée de bon sens et de hardiesse, n'osent, dans les ténèbres, se hasarder à visiter des lieux où ils sont sûrs de n'avoir rienà redouter desvivans?On répète sans cesse que ceux-ci sont les seuls à craindre, et néanmoinson apeur la nuit, parce que l'on croit, par tradition, que ce temps est celui que préfèrent les fantômes pour

apparoître aux habitans de la terre

, En admettant , au reste, comme une vérité démontrée, qu'à peu d'exceptions près, l'on ne croit plus aux revenans, et que tous les genres de frayeur dont nous venons de parler ne sont dus qu'à une

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horreur des ténèbres naturelle à l'hom

me, horreur dont il ne peut se rendre raison, il est un fait certain, c'est que | l'on se plaît beaucoup à écouter les his, toires de revenans, de spectres, de fantômes. Nous avons pour le merveilleux un certain goût qui nous fait prêter UlI16 , oreille attentive à tous les récits dont les événemenssortent de la sphère habituelle des choses. Voilà sans doute pourquoi l'étude des sciences étoit jadisentremêlée

de prodiges; aujourd'hui, on l'a réduite

| à la simple observation des faits. Cette révolution salutaire et propre à hâter les progrès de la vérité, a cependant déplu à quelques esprits; ils ont dit que l'on avoit dépouillé les sciencesd'un de leurs attraits les plus vifs, et que la nouvelle méthode flétrissoit l'ame et désenchantoit l'étude. Ils ne négligent aucune occasion de faire

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