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Jeux de société, de hasard, de calcul, et d'adresse. 14070 à 14075

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Religion des Chinois, des Indiens, et des Mahomé

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SUR LA BIBLIOTHÈQUE

DE

LA VILLE DE GRENOBLE.

La fondation de la Bibliothèque publique de Grenoble remonte à l'année 1772. A cette époque, des habitans de cette ville achetèrent,, au moyen d'une souscription et au prix de 45,000 liv., la bibliothèque qui avait appartenu à Jean de Caulet, évêque de Grenoble, mort le 27 septembre 1771. Leurs noms honorables sont inscrits sur un tableau placé au centre de l'établissement et dont la copie est à la suite de cette Notice.

L'ordre des avocats du parlement de Grenoble réunit sa bibliothèque à celle des souscripteurs, et se soumit à payer une somme considérable pour achat de livres, en imposant une contribution de 150 fr. à chacun de ses récipiendaires. L'administration du collège de Grenoble céda différentes parties de bâtimens qui avaient appartenu à la congrégation des Jésuites abolie depuis plusieurs années. On y fit les dispositions nécessaires et on y plaça les livres nouvellement acquis ou reçus. Enfin cette Bibliothèque fut rendue publique le 5 septembre 1773. On y ajouta un Cabinet d'histoire naturelle. Dans la suite, la suppression de la communauté des

filles de la Magdeleine fournit une augmentation de local pour la Bibliothèque, du côté de l'ouest.

Les livres sont placés dans deux grandes pièces. La salle d'entrée a 6 mètres 42 centimètres de hauteur, 9 mètres de largeur, et 14 mètres 30 centimètres de longueur. Elle est éclairée par huit fenêtres donnant sur la cour du collège et formant deux rangs de croisées. La grande salle a 66 mètres de longueur, 8 mètres 30 centimètres de largeur, et 6 mètres 42 centimètres de hauteur. Elle est bornée au levant par la salle du Musée, et au couchant par des maisons particulières. Elle est éclairée sur la cour du collége par huit fenêtres sur deux rangs, et sur la rue Neuve par vingt fenêtres également sur deux rangs, et par une grande fenêtre au centre et à balcon, en face de la pièce d'entrée.

D'abord les souscripteurs choisirent, pour l'administration de cet établissement, douze directeurs, qui furent portés au nombre de vingt-cinq, lorsque la Bibliothèque fut rendue publique.

Divers dons vinrent accroître les richesses du nouvel établissement. C'est ainsi que M. JosephClaude Raby, dit l'Américain, légua, par testament du 17 avril 1779 et par codicille du 10 août suivant, des livres, des cartes de géographie, des médailles, et des instrumens de physique.

Les frais de premier établissement coûtèrent aux directeurs plus de 100,000 liv., et épuisèrent toutes leurs ressources. L'exposé d'une délibération du conseil général de la ville de Grenoble fait connaître

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qu'alors la société littéraire que formaient ces directeurs, s'adressa à la commune pour réclamer sa coopération et ses secours. Par cette délibération, il fut accordé à la Bibliothèque une somme de 600 liv., sous la condition que cet établissement resterait public. Il fut délibéré, en même temps, que, pour faire face à cette nouvelle dépense, on supprimerait tous les repas qu'on était en usage de donner, à diverses époques de l'année, aux frais de la ville, à l'exception de celui des vendanges. L'allocation ainsi consentie fut régulièrement acquittée; mais aucun des repas ne fut supprimé.

L'institution, de la Bibliothèque de Grenoble et le choix des personnes nommées pour la diriger furent confirmés par lettres-patentes de Louis XVI données à Versailles dans le mois de novembre 1780 et enregistrées au parlement de Grenoble le 8 janvier 1781. Ces lettres autorisèrent les directeurs à se choisir des successeurs en cas de décès, confirmèrent le legs de M. Raby, et permirent à la Bibliothèque dé recevoir, à l'avenir, de pareilles libéralités.

Les chanoines réguliers de Saint-Antoine donnèrent à cet établissement un cabinet d'antiques, ainsi qu'un médaillier, et plus tard leur bibliothèque, à l'époque de leur réunion à l'ordre de Malte. On ven

dit

par la suite ceux des livres de Saint-Antoine qui n'étaient que des doubles de ceux qu'on avait.

La Bibliothèque de Grenoble obtint l'avantage de recevoir un exemplaire de tous les ouvrages qui

sortaient de l'imprimerie royale; faveur qui n'était accordée à nulle autre bibliothèque de province (1).

Les vingt-cinq souscripteurs choisis pour diriger la Bibliothèque de Grenoble ne se bornèrent pas aux soins de cette administration, mais, se livrant à l'étude de tout ce qui a rapport aux lettres, aux arts, aux sciences, notaniment à l'agriculture et au commerce, ils formèrent en peu d'années une société ou académie. Louis XVI, par des lettres-patentes données à Versailles au mois de mars 1789, et enregistrées le 6 juillet suivant au parlement de Grenoble, accorda à cette société le titre d'Académie delphinale, l'autorisa à porter le nombre de ses membres jusques à quarante, lui permit de faire imprimer ses ouvrages, et lui traça les règles auxquelles elle serait tenue de se conformer; il ajouta, en parlant de la nouvelle académie : « Comme son établisse>> ment est dû à l'empressement avec lequel les ci>>toyens de Grenoble ont contribué à y former une » bibliothèque, la première et la plus essentielle de » ses obligations sera de veiller à la conservation de >> ce monument précieux.

Cette académie, de 1787 à 1789, publia un volume (in-4.°) de Mémoires, divisé en trois parties. Elle fut dissoute de fait à l'époque de la révolution française.

(1) Discours prononcé par le secrétaire perpétuel de la société litté– raire de Grenoble, à la première séance de cette société, le 2 mai 1787. (Voir les Mémoires imprimés de cette société, 1. re partie, page 19.)

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