Le droit des femmes

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A. Anger, 1868 - 308 páginas

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Página 168 - Ce qui me touche en elle, c'est son silence, sa modestie, sa retraite, son travail assidu, son industrie pour les ouvrages de laine et de broderie, son application à conduire toute la maison de son père, depuis que sa mère est morte, son mépris des vaines parures, l'oubli et l'ignorance même qui paraît en elle de sa beauté.
Página 169 - Son esprit, non plus que son corps, ne se pare jamais de vains ornements ; son imagination, quoique vive, est retenue par sa discrétion; elle ne parle que pour la nécessité; et, si elle ouvre la bouche, la douce persuasion et les grâces naïves coulent de ses lèvres. Dès qu'elle parle, tout le monde se tait, et elle en rougit; peu s'en faut qu'elle ne supprime ce qu'elle a voulu dire, quand elle aperçoit qu'on l'écoute si attentivement.
Página 169 - ... sans empressement ; elle est à toute heure occupée , et ne s'embarrasse jamais, parcequ'elle fait chaque chose à propos : le bon ordre de la maison de son père est sa gloire ; elle en est plus ornée que de sa beauté. Quoiqu'elle ait soin de tout, et qu'elle soit chargée de...
Página 166 - Lucile ! mon bon loulou ! ma poule " ! je t'en conjure, ne reste point sur la branche ! ne m'appelle point par tes cris ! ils me déchireraient, au fond du tombeau...
Página 165 - Lolotte, par mes amours éternelles, envoie-moi ton portrait! que ton peintre ait compassion de moi qui ne souffre que pour avoir eu trop compassion des autres ; qu'il te donne deux séances par jour. Dans l'horreur de ma prison, ce sera pour moi une fête• un jour d'ivresse et de ravissement Celui où je recevrai ce portrait.
Página 165 - O ma chère Lucile ! j'étais né pour faire des vers, pour défendre les malheureux, pour te rendre heureuse, pour composer avec ta mère et mon père, et quelques personnes selon notre cœur, un Otaïti...
Página 166 - Adèle ! adieu mon père ! Je sens fuir devant moi le rivage de la vie. Je vois encore Lucile ! je la vois ma bien-aimée!
Página 169 - ... le bon ordre de la maison de son père est sa gloire ; elle en est plus ornée que de sa beauté. Quoiqu'elle ait soin de tout, et qu'elle soit chargée de corriger, de refuser, d'épargner, choses qui font haïr presque toutes les femmes , elle s'est rendue aimable à toute la maison : c'est qu'on ne trouve en elle ni passion, ni entêtement...
Página 168 - Enfin , quand on la voit avec une troupe de femmes , tenant en sa main une aiguille d'or , on croit que c'est Minerve même qui a pris sur la terre une forme humaine , et qui inspire aux hommes les beaux arts : elle anime les autres à travailler ; elle leur adoucit le travail et l'ennui...
Página 170 - ... pour lui apprendre vos desseins, elle les aurait rejetés , et aurait cessé de vous estimer. Elle ne se promettra jamais à personne ; elle se laissera donner par son père : elle ne prendra jamais pour époux qu'un homme qui craigne les dieux, et qui remplisse toutes les bienséances.

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