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Fr 40.23

HARVARD COLLEGE LIBRARY

INGRAHAM FUND

80p 1571930

Дор

DISCOURS

PRONONCÉ

A L'OUVERTURE DE LA SÉANCE PUBLIQUE DU 1" MAI 1865,

Par M. l'Abbé AZAÏS,

Président.

MESSIEURS,

Naguère un des savants professeurs d'une faculté voisine, que l'Académie du Gard a l'honneur de compter parmi ses membres, faisait entendre dans cette enceinte une voix qui vous est depuis longtemps connue; et, s'inspirant des souvenirs puisés dans nos annales, faisait passer sous nos yeux la brillante phalange de littérateurs, de poètes, d'érudits et d'antiquaires qui furent la gloire de Nimes. Il nous montrait l'Académie du Gard recueillant les traditions littéraires de notre cité, les continuant avec amour

et conservant avec un soin pieux, comme un feu sacré, le culte des lettres et des sciences.

Messieurs, c'est sous le patronage de ces souvenirs que nous venons nous présenter devant vous. Vous nous permettrez de revendiquer la parenté glorieuse des noms qui ont jeté de l'éclat. sur le passé de notre Compagnie de Fléchier, qui nous a en quelque sorte donné le baptême, et qui aura bientôt parmi nous son historien; des Jacques de La Baume, des Graverol, des Rochemore, des Roverié de Cabrières; plus tard, des Jacques Deiron, des Guiran, des Saint-Cosme; et, pour ajouter une fleur poétique à ce brillant faisceau, de l'illustre auteur des Géorgiques du Midi, Mme Verdier-Allut, qu'on a si bien surnommée la Muse champêtre de nos contrées. Ce sont là, Messieurs, nos ancêtres, et vous nous permettrez de nous abriter derrière ces noms aimés, qui sont à la fois l'honneur de la cité et le nôtre, afin d'avoir quelques droits à vos sympathies.

Ils nous ont légué un patrimoine dont nous savons tout le prix; nous le conservons avec amour, et nous nous efforçons de nous montrer fidèles aux nobles traditions qu'ils nous ont laissées. Permettez-moi de vous dire que le riche héritage que nous avons reçu de nos pères n'a pas été dissipé. Nous pouvons ajouter quelques noms de plus à ceux de nos glorieux aïeux. Nous avions encore parmi nous, il y a un an, l'illustre poète dont la France entière redit les vers avec admiration et dont notre cité a si noblement porté le deuil, le poète-boulanger, si modeste et si populaire, « le » poète inspiré de l'honneur et de la foi ». Il était un des nôtres; et, si la ville de Nimes honore sa mémoire,

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