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OUVRAGES DU MÊME AUTEUR.

Histoire de la Philosophie cartésienne. Ouvrage couronné par l'Institut, 2 forts volumes in-8. 1854.

Méthode pour arriver à la vie bienheureuse, par FICHTE, traduit de l'allemand par Fr. Bouillier, avec une Introduction par M. Hermann Fichte. 1 vol. in-8. 1845.

CET OUVRAGE SE TROUVE AUSSI A LYON

Chez BRUN et Cie, libraires de l'Académie, rue Mercière, 5.
GIRARD et JOSSERAND, libraires, rue du Pérat.

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PRINCIPE VITAL

ET

DE L'AME PENSANTE

OU

EXAMEN DES DIVERSES DOCTRINES MÉDICALES

ET PSYCHOLOGIQUES

SUR LES RAPPORTS DE L'AME ET DE LA VIE

PAR

Cyri

FRANCISQUE BOUILLIER

CORRESPONDANT DE L'INSTITUT,

DOYEN DE LA FACULTÉ DES LETTRES DE LYON.

PARIS

J. B. BAILLIÈRE ET FILS,

DE L'ACADÉMIE IMPERIALE DE MÉDECINE,

LIBRAIRES

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HIPPOLYTE BAILLIÈRE, 219, REGENT STREET. C. BAILLY-BAILLIÈRE, PLAZA DEL PRINCIPE ALFONSO, 16

1862

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PRÉFACE

J'ai lu à l'Académie des sciences morales et politiques, et j'ai publié, il y a trois ans, un mémoire qui était le résumé de leçons, faites en 1857 à la Faculté des lettres de Lyon, sur l'unité de l'âme pensante et du principe vital (1). Je rappelais l'attention sur une question autrefois célèbre dans les écoles de philosophie, mais depuis plus d'un siècle fort négligée, malgré son importance pour la théorie des puissances de l'âme, pour la théorie de l'homme lui-même. Les diverses critiques dont ce mé moire a été l'objet à Paris, à Lyon, à Montpellier, comme aussi les adhésions et les encouragements qu'il a reçus, enfin de nouvelles réflexions et de nouvelles études m'ont engagé à reprendre et à traiter le même sujet d'une manière plus complète. Je voudrais, s'il est possible, ne laisser sans réponse aucune des objections qui m'ont été

(1) Unité de l'âme pensante et du principe vital, in-8 de 60 pages. Paris, 1858.

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adressées, je voudrais fortifier et éclaircir ce qui a paru faible et obscur, développer ce qui était trop bref en un simple résumé ; je voudrais enfin contribuer à remettre la philosophie contemporaine sur la voie, trop oubliée, d'une vérité qui se fonde à la fois sur le raisonnement et sur l'observation.

Mais à quoi bon, avons-nous entendu dire, renouveler une question vieillie, justement abandonnée par la philosophie moderne aux docteurs subtils de la philosophie du moyen âge? Quelle audace de prétendre renverser la doctrine de la dualité de l'âme et de la vie, si solidement établie par Maine de Biran et par Jouffroy au sein de la philosophie spiritualiste, et de vouloir réhabiliter, non sans péril pour la spiritualité de l'âme, l'hypothèse, à jamais décriée, de l'animisme! quelle imprudence, au temps où nous sommes, de donner aux sceptiques et aux matérialistes l'agréable spectacle de graves dissidences parmi les philosophes spiritualistes !

Nous répondrons d'abord qu'il s'agit ici, avant tout, de vérité et non de tactique ; que d'ailleurs, dans notre ferme conviction, la doctrine, que nous voudrions faire triompher, aura pour résultat d'affermir et non d'ébranler le spiritualisme.

Nous n'ignorons pas que, depuis Descartes, il n'est guère question de la vie, dans les essais sur l'entendement humain ou les traités de psychologie, si ce n'est pour la renvoyer bien vite aux physiologistes et aux médecins. Mais notre intention est précisément de protester

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