Essais de Montaigne: suivis de sa correspondance et de la servitude volontaire d'estienne de la boëtie ; accompagnée d'une notice biographique de notes historiques, philologiques, etc. ; et d'un index analytique, Volume 1

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Charpentier, 1862

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Page 365 - Fortunae rivus inauret, vel quia naturam mutare pecunia nescit, 10' vel quia cuncta putas una virtute minora. miramur, si Democriti pecus edit agellos cultaque, dum peregre est animus sine corpore velox, cum tu inter scabiem tantam et contagia lucri nil parvum sapias et adhuc sublimia cures...
Page 318 - Celuy qui tumbe obstiné en son courage ', si succiderit, de genu pugnat * ; qui, pour quelque danger de la mort voisine, ne relasche aulcun poinct de son asseurance; qui regarde encores, en rendant l'âme, son ennemy d'une veue ferme et desdaigneuse, il est battu, non pas de nous, mais de la fortune'; il est tué, non pas vaincu : les plus vaillants sont par fois les plus infortunez.
Page 94 - Mais c'est folie d'y penser arriver par là. Ils vont, ils viennent, ils trottent, ils dansent : de mort, nulles nouvelles. Tout cela est beau.
Page 268 - Ce n'est pas une spéciale considération, ny deux, ny trois, ny quatre, ny mille : c'est je ne sçay quelle quinte essence de tout ce meslange, qui, ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et se perdre dans la sienne; qui, ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne, d'une faim, d'une concurrence pareille. Je dis perdre, à la vérité, ne nous reservant rien qui nous fut propre, ny qui fut ou sien, ou mien.
Page xxxv - ... prendre le vrai et le bien sur la première apparence, sans les presser, parce qu'ils sont si peu solides, que quelque peu qu'on serre la main ils s'échappent entre les doigts et la laissent vide.
Page xxiv - Je ne veux pas qu'on refuse aux charges qu'on prend l'attention, les pas, les paroles, et la sueur et le sang au besoin : non ipse pro charis amicis Aut patria timidus perire "*. Mais c'est par emprunt et accidentellement, l'esprit se tenant toujours en repos et en santé, non pas sans action, mais sans vexation, sans passion.
Page 151 - ... qui se font depuis, sans elle , et contre elle : c'est à elle à s'en prendre au nez5; Heu : patior telis vulnera facta mois 4 ! Ceulx qui donnent le bransle à un estat sont volontiers les premiers absorbez en sa ruyne...
Page 107 - La vie n'est de soy ny bien ny mal; c'est la place du «bien et du mal, selon que vous la leur faictes.
Page 276 - I) habebo 2, ie ne foys que traisner languissant ; et les plaisirs mesmes qui s'offrent à moy, au lieu de me consoler, me redoublent le regret de sa perte : nous estions à moitié de tout; il me semble que ie luy desrobe sa part.
Page 105 - Vostre mort est une des pièces de l'ordre de l'univers; c'est une pièce de la vie du monde.

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