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mécanisme perfectionné passe de la manufacture qui l'a adopté la première à la seconde qui l'imite, de la seconde à la troisième, et ainsi successivement.

Tout essayer, tout vérifier, tout simplifier: c'est la doctrine de l'Expérience substituée à la doctrine de l'Infaillibilité; c'est la mienne. L'homme n'est pas infaillible, il ne sait que ce que lui enseigne l'expérience et n'est certain que de ce qu'elle a démontré. Liberté entière de condamner mes idées; mais liberté entière pour toutes les idées de se produire. Que chacun fasse comme moi ; que chacun creuse son sillon dans le vaste champ de la Liberté; que chacun cherche quelles sont les véritables lois de l'Humanité, afin de les appliquer à la Société ! Qui aura découvert ces lois aura trouvé l'Unité universelle.

LIVRE PREMIER.

Il viendra un temps fatal et prédestiné qu'Ahrimane sera destruit, et lors la terre sera toute plate, unie et osgale, et il n'y aura plus qu'une vie et une sorte de gouvernement parmi les hommes qui n'auront plus qu'une langue cntr'eux et vivront heureusement.

PLUTARQUE.

Toute l'humanité ne sera qu'une seule famille.

SAINT JEAN.

L'humanité est son œuvre à elle-même.

VICO.

Le genre humain doit se reunir en un vaste corps organisé, ayant connaissance de lui-même. Les intérêts particuliers feront place à l'amour universel, et le but de l'existence sera de former une vie sociale, juste, vertueuse et grandiose à la fois.

FICHTE.

Que les hommes soient égaux ou non, ils doivent se traiter comme s'ils l'étaient; car s'ils sont inégaux, ils entreront en lutte, et comme elle ne peut pas toujours durer, dans le traité de paix qui suivra, ils seront bien obligés de se regarder comme égaux.

HOBBES.

Une idée qui se révèle à travers l'histoire en étendant chaque jour son salutaire empire, une idée qui, mieux que toute autre, prouve le fait, si souvent contesté, mais plus souvent encore mal compris, de la perfectibilité générale de l'espèce, c'est l'idée d'humanité. C'est elle qui tend à faire tomber les barrières que des préjugés et des vues intéressées de toute sorte ont élevées entre les hommes, et à faire envisager la race humaine dans son ensemble, sans distinction de religion, de nation, dérouleur, comme une grande famille de frères, comme un corps unique, marchant vers un seul et même but, le libre développement des forces morales. Ce but est le but (inal, le but suprême de la sociabilité et en même temps la direction imposée a l'homme par sa propre nature, par l'agrandissement indéfini de son existence.

HL'ttBOLDT.

11 faut nous tenir prêts pour un événement immense dans l'ordre divin, vers lequel nous marchons avec une vitesse accélérée qui doit frapper tous les observateurs. 11 n'y a plus de religion sur la terre : le genre humain ne peut demeurer dans cet état.

J. DE MAISTRE.

L'ère des peuples est venue, reste à savoir comment elle sera remplie; il faudra d'abord que l'Europe se nivelle dans une même existence.

CHATEAUBRIAND.

Une nouvelle ère se prépare; le monde est en travail; tous les esprits sont attentifs.

BALLAXCHE.

Toutes les familles ne seront qu'une famille, et toutes les nations qu'une nation.

LAMENNAIS.

Les assurances enlèvent au malheur sa funeste puissance en divisant ses effets.

Par les assurances, les entreprises les plus hardies n'offrent que très peu de dangers, les plus terribles fléaux perdent de leur horreur.

L'ASSURANCE UNIVERSELLE.

La politique universelle, telle que je la conçois, c'est l'assurance universelle.

A chacun sa tâche:

Aux prêtres catholiques d'enseigner et de démontrer l'existence de la Trinité, du péché originel, de l'éternité des peines, du purgatoire, de la transsubstantiation, de la consubstantialité du Verbe, de l'infaillibilité des conciles œcuméniques, des sept sacrements, savoir : le baptême, la pénitence, l'ordre, la communion, la confirmation, le mariage, l'extrême-onction;

Aux ministres protestants d'enseigner et de démontrer que le culte extérieur, le sacrifice de la messe, les indulgences, le purgatoire, les images, la hiérarchie de l'Église , sont des erreurs, et qu'il n'existe et ne doit exister que deux sacrements : le baptême et la cène;

Aux ministres luthériens d'enseigner et de démontrer que , dans l'Eucharistie , il n'y a point, après la consécration, de changement d'une substance en une autre; que Jésus-Christ y est réellement présent, mais qu'alors il n'y a plus ni pain ni vin;

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