Œuvres de Jean Racine..: La Thébaide, ou les frères ennemis

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De l'Imprimerie de A. Belin., 1810

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Página 232 - Vous vous abandonniez au crime en criminel. Est-il juste , après tout , qu'un conquérant s'abaisse Sous la servile loi de garder sa promesse ? Non , non , la perfidie a de quoi vous tenter; Et vous ne me cherchez que pour vous en vanter. Quoi ! sans que ni serment ni devoir vous retienne , Rechercher une Grecque, amant d'une Troyenne! Me quitter, me reprendre , et retourner encor De la fille d'Hélène à la veuve d'Hector ! Couronner tour à tour l'esclave et la princesse I Immoler Troie aux Grecs...
Página 251 - Ce n'est pas que j'attende un grand honneur d'avoir assez longtemps réjoui le monde ; mais je me sais quelque gré de l'avoir fait sans qu'il m'en ait coûté une seule de ces sales équivoques et de ces malhonnêtes plaisanteries qui coûtent maintenant si peu à la plupart de nos écrivains, et qui font retomber le théâtre dans la turpitude d'où quelques auteurs plus modestes l'avaient tiré.
Página 212 - Je conçois vos douleurs; mais un devoir austère, Quand mon père a parlé, m'ordonne de me taire. C'est lui qui de Pyrrhus fait agir le courroux. S'il faut fléchir Pyrrhus, qui le peut mieux que vous ? Vos yeux assez longtemps ont régné sur son âme ; Faites-le prononcer : j'y souscrirai, madame.
Página 223 - Fais connaître à mon fils les héros de sa race ; Autant que tu pourras conduis-le sur leur trace : Dis-lui par quels exploits leurs noms ont éclaté, Plutôt ce qu'ils ont fait que ce qu'ils ont été : Parle-lui tous les jours des vertus de son père; Et quelquefois aussi parle-lui de sa mère.
Página 298 - Messieurs, quand je regarde avec exactitude L'inconstance du monde et sa vicissitude ; Lorsque je vois, parmi tant d'hommes différents, Pas une étoile fixe , et tant d'astres errants ; Quand je vois les Césars, quand je vois leur fortune ; Quand je vois le soleil, et quand je vois la lune ; Babyloniens.
Página 234 - Et même, en ce moment, où ta bouche cruelle Vient si tranquillement m'annoncer le trépas, Ingrat, je doute encor si je ne t'aime pas. Mais, seigneur, s'il le faut, si le ciel en colère Réserve à d'autres yeux la gloire de vous plaire, Achevez votre hymen, j'y consens; mais, du moins, Ne forcez pas mes yeux d'en être les témoins. Pour la dernière fois je vous parle peut-être ; Différez-le d'un jour, demain vous serez maître Vous ne répondez point?...
Página 245 - J'étais né pour servir d'exemple à ta colère, Pour être du malheur un modèle accompli. Eh bien ! je meurs content, et mon sort est rempli. Où sont ces deux amants ? Pour couronner ma joie, Dans leur sang, dans le mien, il faut que je me noie; L'un et l'autre en mourant je les veux regarder : Réunissons trois cœurs qui n'ont pu s'accorder...
Página 179 - Avant que tous les Grecs vous parlent par ma voix, Souffrez que j'ose ici me flatter de leur choix, Et qu'à vos yeux, Seigneur, je montre quelque joie 145 De voir le fils d'Achille et le vainqueur de Troie. Oui, comme ses exploits...
Página 184 - Je passais jusqu'aux lieux où l'on garde mon fils. Puisqu'une fois le jour vous souffrez que je voie Le seul bien qui me reste et d'Hector et de Troie , J'allais , seigneur,, pleurer un moment avec lui.
Página 187 - Sacrés murs*, que n'a pu conserver mon Hector! A de moindres faveurs des malheureux prétendent, Seigneur; c'est un exil que mes pleurs vous demandent. Souffrez que, loin des Grecs, et même loin de vous, J'aille cacher mon fils et pleurer mon époux. 340 Votre amour "contre nous allume trop de haine : Retournez, retournez à la fille d'Hélène*. PYRRHUS. Et le puis-je, Madame? Ah! que vous me gênez*!

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