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Tito Brogialdi et d'autres, sont devenus de chapelle de cette dernière église, dans son bons artistes. Parmi les œuvres de Giorgetti, catalogue (Rome, 1820, in-12); c'est une dont une partie est encore inédite, on remarque : 1° Trois trios pour deux violons et violon- GIORGI (PhilippE), chanteur distingué, a celle, dédiés à Paganini, lesquels ont été gravés vécu vers le milieu du dix-huitième siècle. à Florence et à Paris. 2° Varialions sur un Après avoir brillé comme ténor au théâtre thème original, dédiées à Spohr. 3° Autres va- Argentina, de Rome, il passa à Pétersbourg riations sur un thème de Mozart, dédiées au pour y chanter au Théâtre Italien qu'on venait célèbre clarinettiste Cavalini, Milan, F. Lucca. d'y établir. J'ignore si cet artiste est l'auteur 4° Idem sur des motifs de la Sonnanbula, d'un opéra de Don Chisciotto, qui est connu ibid. 5° Idem sur un thème du Pirate, ibid. en Italie sous le même nom. 6o Duo concertant pour deux violons, intitulé: GIORGI-RIGHETTI (Mne Marie), dame l’Emulazione, dédié au roi de Danemark; bolonaise et cantatrice distinguée, naquit à Florence, Lorenzi. 7° Concerto dramatico, Bologne en 1785, et reçut une très-bonne éduexécuté au casino de Florence par Giovacchini, cation musicale. Son nom de famille était élève du compositeur. 8° Quintetto pour deux Giorgi. Mlle Giorgi fut engagée en 1804 pour violons, deux violes et violoncelle, dédié au le Théâtre-Italien de Paris et y chanla avec prince Poniatowski; Milan, Ricordi. 9° Primo succès. Elle était recherchée particulièrement quartetto per due violini, viola e violoncello, pour les concerts de la Cour impériale de ce dedicato a Rossini, gravé en partition, Milan, temps. En 1806, elle retourna en Italie. Ce fut Ricordi. 10° Secondo quartetto idem, dédié à pour elle que Rossini écrivit en 1816 le rôle de Spohr, gravé en partition, ibid. 11° Terzo Rosine, dans le Barbier de Séville, qu'elle quartetto idem, op. 31, dédié à Fr. Fétis, chanta à Rome avec Garcia, Botticelli et Zamibid. 120 Deux sexluors pour deux violons, boni. Elle avait épousé depuis plusieurs années deux violes, violoncelle et contrebasse, dédiés M. Righetti, avocat à Bologne, et ne cultivait à Rossini et à Liszt. 15° Sextuor pour piano, plus la musique que comme dilettante. Habile deux violons, allo, violoncelle et contrebasse, pianiste et femme d'esprit, elle réunissait chez dédié à madame Cambiasi, pianiste milanaise. elle une élite d'artistes et d'amateurs, et sa 14° Messe de Requiem, dont le Dies iræ seule- maison était le rendez-vous des étrangers de ment a été publié à Florence, chez Lorenzi. distinction qui visitaient Bologne. Elle vivait 15° Messe solennelle exécutée à Pescia, en encore en 1849. On a de celle dame un écrit 1854. 16° Fsaume des vêpres, dédié au pape qui a pour titre : Cenni di una donna gia Grégoire XVI, qui, en témoignage de satisfac- cantante sopra il maestro Rossini, in riposta tion, a fait M. Giorgetti chevalier de la Milice- a cio che ne scrisse nella stale dell'anno 1822 Dorée. 17° Le Turbe nel Deserto, oratorio il giornalista inglese in Parigi, e fu riporprésenté à l'ex-duc de Lucques, qui a décoré tato in una gazzetta di Milano dello stesso l'auteur de l'ordre de Saint-Louis. 18° Quin- unno. Bologne, 1823, per le stampe del Sassi, lelto pour deux violons, allo, violoncelle et in-8°. Mme Giorgi- Righelli résule dans cette contrebasse. On connait aussi de M. Giorgetti

brochure les anecdotes imaginées à plaisir des duos concertants pour deux violons, op. 7, qu'on débitait alors sur l'illustre maitre : elle et des duos d’études pour le même instru- y rapporte, dans un style élégant et facile, ment, op. 15, publiés à Leipsick, chez Breit- l'histoire pleine d'intérêt des premières reprékopf et lærtel.

sentations d'il Barbiere, à Rome, où elleGIORGI (JEAN), compositeur de l'école

même était actrice. romaine, né vers la fin du dix-septième siècle, GIORGIO (...), surnommé DI ROMA, fut nommé maitre de chapelle de Saint-Jean parce qu'il était né à Rome, sut attaché pende Latran, au mois de septembre 1719, et moul- dant quelques années au Théâtre-Italien de Put au mois de janvier 1725. Ce maitre a écrit Paris, en qualité de choriste et d'accordeur des offertoires à deux, quatre, six et huit voix; de pianos. Il est auteur du Manuel simplifié des messes à cinq et à huit voix, et des psaumes de l'accordeur, ou l'art d'accorder le piano à six voix. Toule celle musique existait autrc- mis à la portée de tout le monde, Paris, Rorel, fois en manuscrit à Saint-Jean de Latran et 1854, in-18 de 52 pages, avec deux tableaux à Sainte-Marie-Majeure, mais elle a disparu lithographiés. Une deuxième édition, à laavec le reste des archives musicales si pré- quelle on a fait quelques additions avec trois cieuses de ces anciennes chapellcs. L'abbé San- planches, a paru dans la même année, chez lini donnc à ce musicien le lilic dc mailre de le même éditeur. L'ouvraye sul écrit originai.

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rement en italien et traduil en français par un ami de l'auteur.

GIORGIS (Josepn), violonistc, né à Turin, en 1777, reçut des leçons dc Coila pour son instrument, cl nc fulpas, comme on le dit dans le Dictionnaire de Choron et Fayolle, élève die Viotti. Les sous conseils qu'il reçul de ce grand artiste consistèrent en une lettre que celui-ci lui écrivit après l'avoir entendu. Venu à Paris en 1807, il s'y fit entendre dans plusieurs concerts sans exciter une vive sensation el y publia quelques compositions. Blangini, son compatriole, à qui il avait été recommandé, le fil entrer dans la musique du roi de Westphalic. Jérôme-Napoléon. Les événements de la guerre de 1815 l'obligèrent à quilter précipitamment Cassel. Rentré en France, il voyagea pendant quelques années pour donner des concerts avec sa femme, nièce de Lamparelli, qui avait été aussi attachée au théâtre de Cassel comme seconde femme. En 1820, il se fixa à Paris; trois ans après il entra å l'orchestre de l'Opéra-Comique comme un des premiers violons. Devenu vieux, il a été mis à la retraite en 1834. Parmi les compositions de cet artiste qui ont été publiées, on remarque : 1• Des pots-pourris pour violon et orchestre, Paris, Mme Duhan. 2o Romance de Richard, variée pour violon et orchestre, Bruxelles, Plouvier. 3° Trois trios pour violons et basse, op. 4, Paris, Mme Duhan. 4° Plusieurs airs variés, avec accompagnement de quatuor ou d'un second violon et violoncelle, ibid. 5° Duos faciles pour deux violons, livres I et II, Paris, Hanry.

GIORNOVICIII. Voyez JanNowick.

GIOSA (NicolAS DE), compositeur napo. Jitain, élève du Coilége royal de musique de celle ville, el de Mercadante pour la composilion, a fait représenler dans la même ville, en 1842, la Casa di Ire artisti, opéra bouffe, et, en 1845, Elvino, drame lyrique.

GIOVANELLI (PIERRE), en latin Joannellus, musicien, né à Gandino, dans la province de Bergamo, au commencement du scizième siècle, s'est fait connaitre comme extitcur d'une précieuse collection de molets l'anciens maitres, dont le plus grand nombre 1911 allaché à la chapelle des empereurs Maximilien II et Ferdinand ler. Celle collection, olivisée en cing livres, est intilulée : Novus Thesaurus musicus; elle a été imprimée à Venise, chez Antoine Gardane, en 1568, in-4". Les cinq livres réunis forment 467 pages, à la partie du Cantus. On y trouve 257 moteis à atre, cins, six, sept et huit voix. Les noms

des compositeurs sont : Jacques Regnart, Jean Louys, Christian Hollander, Mathias Zapfel, Henri Delacourt, Pierre Speillier, Michel des Buissons, Georges Prenner, Jo. Castileli (Guioz), Verdière, Jacques Vaet, Michel Deiss, Alexandre Uttendaler, Simon Le Roy, Jean Chaynée, Orl. Lasso, Étienne Mahu, François de Nieuport, Antoine Gallus (Le Cog), Jean de Cleve, Jean Deslins, Philippe Le Duc, Guillaume Forinellis, Adam Dupont, Jacques de Wert, Jacques de Broucke, André Pevernage, Lambert de Sayne, Josquin de Près, Grégoire Trehou, Ant. Delacourt, et André Gabrieli. Les Lamentations de Jérémie, par Étienne Mahu, contenues dans le premier livre, sont une oeuvre capitale dont la facture est de la plus grande beauté en son genre. Je possède l'exemplaire de dédicace de la collection de Giovanelli, avec les armes de la maison de Bavière, peintes en couleurs, avec cette inscription : Illustrissimo Serenissimoque Principi ac Domino, Domino Gulielmo Comiti Palatino Rheni utriusque Bavariæ Duci , etc. Domino suo colendissimo ac gratiosissimo, Petrus Joannellus de Gandino, officii ac observantiæ ergo dono dedit.

GIOVANELLI (Roger ou RUGGIERO ), compositeur célèbre de l'école romaine, naquit à Velletri, vers 1560. On ignore le nom du maitre qui a dirigé ses études dans la musique. On voit, par le litre d'un de ses ouvrages, qu'il était déjà maitre de chapelle à Saint-Louis-desFrançais (à Rome), en 1587. De là, il passa à l'église du Collége allemand, ct après la mort de Pierluigi de Palestrina, il fut jugé digne de succéder à ce grand homme dans la place de maitre de chapelle de Saint-Pierre du Vatican. Sa nominalion à cette place est du 12 mars 1594; il entra en fonctions le 15 du même mois. Le 7 avril 1599, il fut agrégé au Collége des chapelains chantres de la chapelle Sixtine. Ce maitre vivait encore en 1615, car il publia celle même année le Graduel des saints, qu'il avait corrigé ou plutôt alléré. Giovanelli est considéré comme un des meilleurs maitres d'un temps où les grands artistes abondaient dans l'école romaine. Son mérite n'est point au-dessous de sa renommée. Ses ouvrages se font particulièrement l'emarquer par un rare mérile de facture, et par une harmonie pure, bien que remplie. Il s'est distingué surtout dans le genre des madrigaux, des canzonelles et des villanelles, quoique son habileté ail été aussi remarquable dans la musique d'église. Les ouvrages de sa composition qu'on a publiés sont: 1o Il Primo.

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libro di madrigali a cinque voci, Venise, recleur de l'imprimerie Médicis, pour les lan-
Gardane, 1586. 2° 11 Secondo libro idem, gues orientales, fondit de beaux caractères de
ibid., 1587, réimprimé à Venise, chez Angelo plain-chant sur une grande échelle, et les deux
Gardane, en 1607, in-4". 3o Il Terzo libro parties de ce Graduel parurent en deux
idem, ibid., 1589 et 1599. 4° De' Madrigali volumes, in-fol. max., le premier en 1614, le
sdruccioli a 4 voci, il primo libro, Venise, second en 1615. Le premier de ces volumes,
Vincenti, 1587. 5° De gli sdruccioli Madri- qui contient le graduel des temps est intitulé :
gali a 4 voci, il 2° libro, ibid. 6° Il Primo Graduale de tempore juxta ritum sacro-
libro di moletti, u 5-8 voci, Rome, Coatlino, santæ romanæ ecclesiæ cum cantu Pauli V
1594. 7o Il Secondo libro idem, ibid., 1592. Pont. Max.jussu reformato. Cum privilegio,
8° Canzonette a tre voci con l'intavolatura Romæ, ex typographia medicæa, anno 1614.
del liuto, Rome, Coattino, 1592. 9° Le Villa- Le deuxième, contenant le graduel des saints,
nelle eterie alla napolitana a 3 voci, Rome, a pour titre : Graduale de sanctis juxta ri-
Coattino, 1593; une deuxième édition de cet tum sacrosanctæ romana ecclesiæ cum cantu
ouvrage a été publiée à Venise, chez Bartho- Pauli V Pont. Max. jussu reformato. Cum
lomé Magni, en 1624, sous ce titre : Libro privilegio, Romæ, ex typographia medicæa,
primo della villanelle a 3 voci. Outre ces ou- anno 1615. Lorsque j'ai parlé de ce travail,
vrages, une très-grande quantité de messes, dans la première édition de la Biographie
de molets et de psaumes, composés par Gio- universelle des musiciens, je n'en avais pas vu
vanelli, se trouvent en manuscrit dans les ar- d'exemplaire, et je n'étais que l'écho de l'opi-
chives de la basilique du Vatican, et dans celles nion des Baini: mais j'ai examiné les volumes
de la chapelle Sixtine. Parmi ces productions, pendant mon séjour à Rome, en 1841, et j'ai
on remarque la messe à huit voix composée vu avec regret que Giovanelli s'est écarté, en
sur le madrigal de Palestrina Vestiva i colli, beaucoup de passages, des bonnes leçons des
et le Miserere à quatre voix avec le dernier anciens manuscrits.
verset à huit voix, composé pour la semaine GIOVANNI (Scipion), organiste du dix-
sainte, et qui se chantait avant que celui de septième siècle, est cité par Walther, d'après le
Grégoire Allegri fût écrit. On trouve quelques catalogue de Pastorf, comme auteur d'une col-
motels el psaumes à huit voix, de Giovanelli, lection de pièces de clavecin intitulée : Parli-
dans les recueils de Fabio Costantini (voyez ce tura di cembalo ed organo, toccale, roma-
nom), et des madrigaux de sa composition nesche, parlite sopra il basso di Fiorenza a
dans les collections dont les titres suivent : Mantoua, cupricci, correnli, balletti, e ga-
1o Spoglia amorosa , mudrigali a cinque gliarde diverse.
voci di diversi eccellentissimi musici, etc., GIOVIO (le comte Jean-Baptiste), amateur
Venise, chez les héritiers de Jérôme Scoto, de musique et littérateur, né à Como, le 10 dé-
1585. 2° Melodia olympica di diversi eccellen- cembre 1748, mort en cette ville, le 17mai 1814,
tissimi musici, a 4, 5, 6 e 8 voci, etc., publié a publié quelques notices sur l'orgue, à propos
par Pierre Philipps, chez Phalèse et Jean Bel- de l'instrument que le célèbres facteurs Serassi
lère, à Anvers, 1594, in-4° obl. 3° Il Lauro ont placé dans le sanctuaire del Crocefisso, à
Verde, madrigali a sei voci, composti da Como. Cet opuscule a pour litre : Pel nuovo or-
diversi eccellentissimi musici, etc., Venise et gano, operu deSignori Serassi nel santuario
Anvers, 1591. 4o Il Trionfo di Dori descritto del Crocefisso. Lettera e descrizione, Como,
da diversi e posto in musica da altrettanti Carl' Antonio Ostinelli, 1808, 26 pages in-8°.
musici, a 6 voci, etc., Venise, 1596, in-40, GIPPENBUSCH (Jacques), jésuite, né à
Anvers, Pierre Phalèse, 1596, 1601, 1614, Spire en 1612, entra dans son ordre en 1629,
in-4° obl. 5o Il Paradiso musicale di madri- et sut chargé d'enseigner la littérature grecque
gali e canzoni a cinque voci, etc., Anvers, et latine à Cologne. Il était en même temps
Pierre Phalèse, 1596, in-4° ob!. 6° Madrigali directeur du cheur. Il mourut le 3 juillet 1664.
a ollo voci di diversi eccellentissimi e famosi Ses compositions connues sont : 1° Cantiones
autori, etc., Anvers, Pierre Phalèse, 1596, musicæ 4 vocum. 2o Psalteriolum harmoni-
in-4o. Le pape Paul V ayant ordonné à Roger cum cantionum catholicarum per annum
Giovanelli de corriger le graduel, pour quatuor vocibus concinnatum, Coloniæ, 1662,
l'usage de la chapelle pontificale, ce savant in-8°. 3° Cantiones et motettæ selectissimx.
musicien employa près de sept années à ce tra- GIRACE (...). Un compositeur de ce nom
vail. Rien ne fut épargné pour que le livre fût a fait représenter sur divers théâlres de l'Italie,
établi avec luxe. Jean-Bapliste Raimondi, di. dans la deuxième moitié du dix-huitième siècle,

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il se

les opéras dont les titres suivent : 1° Il Sordo. 2. Un perfetto Ricambio. 3o Molto paura e nessun male. 4o Riconoscenza ed amore, cantate.

GIRANEK (ANTOINE), violoniste et compositeur, né en Bohême vers 1712, vécut quelques années à Prague, se rendit ensuite à Varsovie pour entrer dans la chapelle du roi, comme premier violon, et mourut à Dresde, avec le titre de directeur de musique, le 16 janvier 1761. Il possédait un talent remarquable sur le clavecin. Les compositions de cet artiste consistent en vingt-quatre concertos pour le violon, plusieurs concertos pour le clavecin, la basse de viole et la flûte. La plupart de ces ouvrages sont restés en manuscrit. Giranek fut le père de la célèbre cantatrice allemande Mme Koch.

GIRARD ( Puilippe-II Enri de), célèbre ingénieur mécanicien et premier inventeur des machines à filer le lin, naquit à Lourmarin (Vaucluse), le 1er février 1775, d'une famille ancienne qui avait été persécutée, sous le règne de Louis XIV, pour la cause du protestantisme. Dès son enfance, Philippe de Girard montra les plus rares dispositions pour la mécanique. Obligé de sortir de France avec sa famille par les événements de la première révolution, fit industriel dans les pays étrangers, quoique bien jeune, ne réussit pas dans ses entreprises, et revint en Provence sous le Consulat. Plus tard, ne trouvant pas dans le gouvernement français les encouragements qu'il avait espérés, il s'expatria de nouveau el porta en Autriche, puis en Pologne, son génie industrieux. En 1826, l'empereur de Russie le nomma ingénieur en chef des mines de Pologne; mais les événements de 1830 le privèrent encore de ceite position. Replré de nouveau France en 1844, Philippe de Girard reçut de toute part des témoignages d'intérêt et d'admiration pour ses nombreuses et importantes découvertes; mais il ne jouit pas longtemps du bienetre qui lui était donné après une vie agitée, car il mourut le 26 août 1845, à l'âge de 70 ans. On n'a point à s'occuper ici de ses nombreuses inventions telles que les lampes hydrostatiques, ses perfectionnements des machines à vapeur, les machines à fler le lin, la fabrication des hois de fusil par la mécanique et beaucoup d'autres; les renseignements sur ces objets se trouvent dans les biographies générales et dans les ouvrages spéciaux qui concernent l'indusIrie ; il n'est cilé dans ce livre que pour l'invention d'un piano octaviunt, qu'il construisit en Pologne et qui fut transporté à Vienne,

en 1842. Léopold De Meyer el Liszt le jouèrent alors devant la famille impériale. Cet instrument fut placé à l'exposition de l'industrie, à Paris, en 1844. En 1855, M. Blondel, facteur de pianos à Paris, mit à l'exposition universelle un piano octaviant, qui n'était que la reproduction exacle du système de Girard. La famille de ce mécanicien adressa au jury des réclamations accompagnées de pièces qui démontraient la priorité et l'identité d'invention : le jury fit droit à la réclamation, en l'insérant dans ses procès-verbaux.

GIRARD (Narcisse), directeur général de la musique et premier chef d'orchestre du théâtre de l'Opéra, à Paris, naquit à Mantes (Seine-el-Oise), le 27 janvier 1797. Admis au Conservatoire, le 12 février 1817, comme élève violoniste, sous la direction de Baillot, il obtint le deuxième prix de son instrument au concours de 1819, et le premier lui fut décerné dans l'année suivante. Il reçut dans la même école des leçons de contrepoint die Reicha. En 1830, M. Girard dirigea l'orchestre de l'Opéra Italien, en remplacement de Grasset, qui s'était retiré; mais il ne conserva celle position que pendant deux années. En 1857, il succéda à Valentino dans la direction de l'orchestre de l'Opéra-Comique : il ne quilla celle place qu'en 1846, lorsqu'il fut appelé à la direction de l'orchestre de l'Opéra , laissée vacante par Habeneck (voyez ce nom), qui ve. nait d'élre frappé d'apoplexie. Dix ans plus tard, il a été nommé directeur général de la musique de ce théâtre. En 1847, il succéda aussi à Habeneck en qualité de professeur de violon au Conservatoire et de chef d'orchestre de la Société des Concerts. Comme compositeur, M. Girard a écrit la musique des Deur voleurs, opéra-comique en un acte, joué en 1841, et d'un ouvrage intitulé : le Conseil des Dix, en un acte, joué aussi au théâtre de l'Opéra-Comique, en 1842. Ces deux partitions, écrites d'un style léger et de peu de portée, ont été bientôt oubliées. Cet artiste a arrangé en symphonie la sonate pathétique de Beelhoven, et l'a fait exécuter dans un concert donné par Liszt, à l'ancienne salle Saint-Jean de l'hôtel de ville de Paris, en 1832. Comme chef d'orchestre, Girard était soigneux, exact et avait de l'aplomb; mais il manquait de verve et de poésie. Il est mort presque subitement, le 10 janvier 1860. Il dirigeait l'orchestre à une représentation des Huguenots ; pendant le troisième acte, il se sentit séricusement indisposé; on le transporta chez lui, ct à minuit il avait cessé de vivre,

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GIRAUD (François-Joseph), violoncel. Jiste et compositeur, entra à l'orchestre de l'Opéra, en 1752, et se retira à la fin de 1767. Il était aussi musicien de la chapelle et de la chambre du roi. Quelques motels qui furent exécutés au Concert spirituel commencèrent sa réputation : on remarqua surtout un Regina Cæli d'un bon effet, qui fut répété souvent. Il fiten collaboration avec Berlon père, Deucalion et Pyrrha, en un acte, représenté avec succès à l'Opéra, en 1753. En 1762, il donna seul l'Opéra de Société, en un acte, paroles de Mondorge. On connait aussi de ce musicien un livre de sonates pour le violoncelle, qui a été gravé à Paris, sans date.

GIRAULT (CLAUDE - Xavier), né à Auxonne, en Bourgogne, le 13 avril 1764, était fils d'un médecin, Ses études de droit terminées, il fut reçu avocat au Parlement de Dijon, le 21 juillet 1783, et nommé, quelques années après, conseiller auditeur à la chambre des comptes de Bourgogne et de Bresse. Ses goûls le portaient vers les études historiques; le riche dépôt de charles et de titres originaux qu'il avait sous la main facilita ses recherches, et lui procura des connaissances spéciales auxquelles il dut ses succès. Après avoir obtenu, au concours, le prix pour une question bistorique proposée par l'Académie de Besançon, il fut admis dans celle Académie et dans celle de Dijon. Dès lors, il se livra presque sans relâche à des travaux sur l'histoire littéraire et sur différents points d'antiquité; une multitude d'écrits fut publiée par lui sur divers objets plus ou moins intéressants, et dans tous il montra du savoir et de l'exactitude. Nommé maire d'Auxonne, en 1801, il se démit de ceite place après quatre ans, puis fut conservateur de la Bibliothèque de cette ville : il retourna à Dijon, en 1808, pour y exercer la profession l'avocat. En 1821, il fut appelé aux fonctions Ile juge de paix el mourut le 5 novembre 1825. Parmi les nombreux ouvrages de ce savant, on remarque une Lettre à M. Millin sur la milsique des Hébreux, et sur l'ancienneté de la musique dans les églises. Cette lettre est insérée dans le Magasin Encyclopédique, an. 1810, 1. Jer, p. 315-352. Il en a été tiré à part quelques exemplaires.

GIRAULT (AUGUSTE), premier violon du théâtre Montansier, à Paris, né dans cette ville, vers 1770, mort en 1806, a publié un Puvre de six duos pour deux violons, divisé en deux livres, Paris, Pleyel.

GIRBERT (CHRISTOPHE-Henri), professeur de musique à Bayreuth et compositeur, naquil,

le 8 juillet 1751, à Fræhestokheim, en Franconie, où son père était prédicaleur. Un goût passionné pour la musique et une persévérance à toute épreuve le conduisirentà un certain degré d'instruction dans cet art, car sa mère était si pauvre, qu'elle ne put lui donner de maitre. Quelques leçons que lui donna Stadler, cantor à Bimbach, furent les seules qu'il reçut jamais. Parvenu à jouer plusieurs pièces de clavecin et d'orgue, il se rendit à Bayreuth pour y donner des concerts, el le peu d'argent qu'il en retira lvi servit á acheter des livres el de la musique pour s'instruire. Ce temps est celui de ses plus grands progrès. En 1784, le directeur du théâtre Schmidt lui proposa d'être le maitre de musique de sa tronpe ambulante; Girbert accepta ces propositions, et sa nouvelle position lui procura l'avantage de connaitre et d'entendre des artistes distingués à Anspach, Nuremberg, Salzbourg et Passau. De retour à Bayreuth après treize mois, il reprit ses paisibles fonctions de professeur de musique et ses travaux comme compositeur. Il a laissé en manuscrit : 1° Sept pelits opéras, qu'il avait écrits pour la troupe de Schmidt. 2° Quatre concertos pour le clavecin, écrits avant 1777.3° Six sonales pour le piano. 4o Cinq autres, idem. 5° Deux symphonies à huit et dix instruments. 6° Cing qua. luors faciles pour le violon.

GIRBERT (JEAN-GEORGES), de la même famille, né à Bayreuth, était en 1844 cantor å Gössnitz, dans le duché de Saxe - Hildburghausen. Il est auteur d'un livre élémentaire. qui a pour titre : Kleine theoretisch-praktische Tonschule, oder die wichtigsten Regeln der Tonsetzkunst in ihrer Anwendung in zahlreichen Beispielen und Aufgaben (Petite méthode théorique et pralique de musique, ou les règles les plus importantes de la composition dans leur application à de nombreux exemples), Weimar, 1845, gr. in-4° de x et 170 pages.

| GIRELLI (SANTIXO), né à Brescia, dans la

seconde moitié du seizième siècle, s'est distingué par ses compositions d'un bon style pour l'église. On connait de lui les ouvrages dont voici les titres : 1° Salmi brevi per tutlo l'anno a otto voci, con due Dixit e un Magnificat concertati all'uso moderno e litanie della. B. V., in Venezia, Bart. Magni, 1620, in-4°. 2° Salmi intieri per vespri a 5 voci con Dixit e Magnifical concertali, Venise, Alex, Vincenti, 1626, in-4o. 3o Messe concertate a 5 e 8 voci con una messa per i defonti, Venisc, Bart. Magni, 1627, in-4°.

GIROD (le Rev. P. Louis), de la compagnie de Jésus, professeur au Collége de Namur

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