Les ruines ou méditations sur les révolutions des empires par M. Volney

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Chez Desenne, 1791 - 410 páginas
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Página 5 - L'ombre croissait, et déjà, dans le crépuscule, mes regards ne distinguaient plus que les fantômes blanchâtres des colonnes et des murs... Ces lieux solitaires, cette soirée paisible, cette scène majestueuse , imprimèrent à mon esprit un recueillement religieux. L'aspect d'une grande cité déserte , la mémoire des temps passés, la comparaison de l'état présent, tout éleva mon cœur à de hautes pensées.
Página 12 - Qui sait si sur les rives de la Seine, de la Tamise ou du Zuydersée, là où maintenant, dans le tourbillon de tant de jouissances, le cœur et les yeux ne peuvent suffire à la multitude des sensations ; qui sait si un voyageur comme moi ne...
Página 7 - ... vain ! Au concours bruyant qui se pressait sous ces portiques a succédé une solitude de mort. Le silence des tombeaux s'est substitué au murmure des places publiques. L'opulence d'une cité de commerce s'est changée en une pauvreté hideuse. Les palais des rois sont devenus le repaire des fauves ; les troupeaux parquent au seuil des temples, et les reptiles immondes habitent les sanctuaires des dieux!...
Página 9 - Hélas ! je l'ai parcourue, cette terre ravagée ! J'ai visité les lieux qui furent le théâtre de tant de splendeur ; et je n'ai vu qu'abandon et que solitude. . J'ai cherché les anciens peuples et leurs ouvrages ; et je n'en ai vu que la trace, semblable à celle que le pied du passant laisse sur ia poussière. Les temples sont écroulés, les palais sont renversés, les ports sont comblés, les villes sont détruites, et la terre nue d'habitants n'est plus qu'un lieu désolé de sépulcres.
Página xi - Je vous salue, ruines solitaires, tombeaux saints , murs silencieux ! C'est vous que j'invoque, c'est à vous que j'adresse ma prière. Oui! tandis que votre aspect repousse d'un secret effroi les regards du vulgaire, mon cœur trouve à vous contempler le charme des sentiments profonds et des hautes pensées. Combien d'utiles leçons, de réflexions touchantes ou fortes n'offrez-vous pas à l'esprit qui sait vous consulter!
Página 13 - A ces mots mes yeux se remplirent de larmes , et couvrant ma tête du pan de mon manteau , je me livrai à de sombres méditations sur les choses humaines. Ah ! malheur à l'homme, dis-je dans ma douleur; une aveugle fatalité se joue de sa destinée ! Une nécessité funeste régit au hasard le sort des mortels.
Página 7 - Et maintenant voilà ce qui subsiste de cette ville puissante, un lugubre squelette! voilà ce qui reste d'une vaste domination, un souvenir obscur et vain ! Au concours bruyant qui se pressait sous ces portiques, a succédé une solitude de mort. Le silence des tombeaux s'est substitué au murmure des places publiques. L'opulence d'une cité de commerce s'est changée en une pauvreté hideuse.
Página xvi - O ruines ! je retournerai vers vous prendre vos leçons ! je me replacerai dans la paix de vos solitudes ; et là, éloigné du spectacle affligeant des passions , j'aimerai les hommes sur des souvenirs; je m'occuperai de leur bonheur, et le mien se composera de l'idée de l'avoir hâté.
Página 7 - ... des dieux !. . .Ah ! comment s'est éclipsée tant de gloire? Comment se sont anéantis tant de travaux?. . .Ainsi donc périssent les ouvrages des hommes ! ainsi s'évanouissent les empires et les nations...
Página 6 - Là, une industrie créatrice de jouissances appelait les richesses de tous les climats, et l'on voyait s'échanger la pourpre de Tyr pour le fil précieux de la Sérique, les tissus moelleux de Cachemire pour les tapis fastueux de la Lydie, l'ambre de la Baltique pour les perles et les parfums Arabes, l'or d'Ophir pour l'étain de Thulé...

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