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mier ordre; ils savent que ceux-ci, accoutumés aux grandes spéculations sur les fonds publics et les matières premières, ne voudraient point descendre à des transactions qui leur rapporteraient de moindres avantages. Ils sont · donc obligés de recourir aux banquiers inférieurs connus sous le nom d'escompteurs. Ces derniers, dont le nombre est très-considérable, escomptent pour le moins autant de valeurs que la Banque de France. Le taux de l'escompte, toujours plus fort que celui qu'exige cet établissement, varie ordinairement de 5 à 8 pour cent. Nous n'osons parler de ces abominables transactions, dans lesquelles le banquier inférieur demande au delà de 50

pour cent. Il y a malheureusement.

trop d'exemples des exactions et des sacrifices extrêmes auxquels la cupidité et la nécessité peuvent porter l'escompteur et le commerçant. Ce que nous voulons démontrer , c'est qu'on devrait créer à Paris et dans les principales villes du royaume, des comptoirs d'escompte qui rempliraient les mêmes fonctions et rendraient les mêmes services que les banques locales de l'Angleterre. D'après un raport présenté l'année dernière au parement britannique , les banques du Royaume-Uni offrent uncrédit presque illimité à son industrie, et tiennent à sa disposition une valeur de trente millions de livres sterling, ou huit cents millions de fr. Qu'il y a loin de cette magnifique situation à celle de la France ! » COMTAT VENAIssIN , comitatus / indiscinus, ou simplement comtat, tel est le nom que l'on donnait à une petite province enclavée dans la ProVence, et qui , avant la révolution , formait avec le comtat d'Avignon un État indépendant dont la souveraineté appartenait au pape. Cette contrée tirait son nom de la ville de Venasque (Vindiscina) qui en fut la capitale, et posséda un évêché jusque vers le on.zième siècle. Le comtat était borné au nord par le Dauphiné, à l'est et au Sud par la Provence, et à l'ouest par le Rhône, qui la séparait du Langue

doc. Elle occupait une étendue que l'on peut évaluer à 36 myriamètres carrés. Les villes les plus considérables étaient Carpentras, qui en était la capitale , Valréas , Cavaillon et Vaison. Du temps de César, le comtat Venaissin était habité par les Cavares et une partie des Voconces et des miniens. Il fut compris, sous Honorius, dans la première Viennoise.Après la chute de l'empire d'Occident, il passa successivement sous la domination des Burgundes , des Ostrogoths et des Francs ; puis il fit partie du royaume d'Arles, et plus tard du marquisat de Provence. Dans le partage qui fut fait de cette dernière seigneurie, en 1125, le comtat échut au comte de Toulouse, Alphonse Jourdain, par les héritiers duquel il fut possédé jusqu'à la guerre des Albigeois, en 1229. Raymond VII se rendit à Paris, et y signa un traité ar lequel il céda au saint-siége tous es , pays qu'il possédait au delà du Rhône. Mais l'empereur Frédéric II, suzerain légitime du comtat, réclama contre ce traité, et ordonna à ses sujets de ne reconnaître d'autre seigneur ue le comte de Toulouse , en faveur uquel Grégoire IX renonça enfin à ses prétentions en 1234. Malgré cette renonciation , lorsque les Etats des comtes de Toulouse tombèrent par succession entre les mains de Philippe le Hardi, Grégoire X, se fondant sur le traité de Paris , réclama vivement l'abandon du comtat Venaissin. Philippe promit au pape de faire droit à ses réclamations, et Grégoire X , par une lettre du 27 novembre 1273 , le remercia de cette promesse, qui fut exécutée au mois d'avril de l'année suivante. En 1791 , la guerre civile éclata entre Avignon et Carpentras ; mais malgré la résistance de cette dernière ville , le comtat fut réuni à la France dans cette même année , et forma les deux tiers du département de Vaucluse. Les habitants de cette province jouissaient depuis François I" du privilége

- d'être considérés comme Français et régnicoles. Néanmoins, la douceur du gouvernement pontifical, qui ne levait sur eux aucune imposition, et le grand nombre de leurs franchises municipales, leur laissèrent des regrets, même après leur réunion à la France. Le vice-légat d'Avignon était le gouverneur général et l'intendant général des armes du comtat Venaissin. L'administration était confiée aux consuls élus par les habitants des villes et des bourgs, et au conseil de ville de chaque communauté ; seulement leurs actes devaient être légalisés par le vicelégat. Le revenu du pape dans le comtat Venaissin et les États d'Avignon ne consistait que dans le produit des biens domaniaux qu'il y possédait, produit qui ne s'élevait guère qu'à cent mille livres. Cette somme était insuffisante pour payer l'entretien des officiers de justice et de police que le gouvernement papal envoyait d'Italie, et qu'il était obligé de payer de ses propres deniers. Les états de la province s'assemblaient à Carpentras. Il y en avait de trois sortes : 1° les états généraux , qui ne furent pas convoqués depuis 1594 ; 2° l'assemblée générale, qui se tenait régulièrement chaque année ; et enfin l'assemblée ordinaire. On suivait dans le comtat Venaissin le droit romain et les constitutions des papes. CoMTE. — Dès le temps de la république romaine , on désignait sous le nom de comites les tribuns, les préfets et les scribes qui accompagnaient dans les provinces les proconsuls, les propréteurs, et les autres officiers civils et militaires, Sous les premiers empereurs romains, le nom de comes ou comte fut plutôt une marque de domesticité qu'un titre de dignité; il ne prit cette dernière signification que peu de temps avant Constantin. Ce prince,

suivant Eusèbe , divisa les comtes en .

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C'était le titre que l'on donnait, au cinquième siècle, aux gouverneurs des villes ou des diocèses. Le titre et les attributions des comtes subsistèrent après les invasions des barbares , et ces officiers continuèrent d'être amovibles, ce qui est attesté par tous les monuments de l'histoire de la première race ; mais ils † de tant d'avantages, que leurs offices étaient recherchés aussi avidement que les bénéfices. « En 574 , dit Grégoire de Tours, le comte Peonius envoya son fils Mummolus porter des présents au roi Gontran, pour obtenir d'être confirmé dans son office. Mummolus remit les présents , mais sollicita le comté pour lui-même, et supplanta son père, qu'il aurait dû servir. » On voit par ce récit que, tant que le roi put nommer les comtes, cette dignité dut être surtout la récompense des services de cour, et que les jeunes gens élevés auprès du prince allèrent souvent, en qualité de comtes, s'enrichir dans les provinces. Marculf nous a conservé la formule par laquelle le roi investissait le comte de sa dignité.

Après un court préambule, il disait :

« Comme nous avons éprouvé ta fidé« lité et ce que tu vaux, nous te con

« férons , pour agir et gouverner, la « charge de comte dans le canton de...,

« que N. ton prédécesseur a exercée « jusqu'ici ; de telle sorte que tu gardes « toujours envers notre gouvernement « une foi intacte, et que tu tiennes et « gouvernes sous ton pouvoir et ta ju« ridiction tous les peuples demeu« rant dans ton canton, soit Francs ,

« Romains, Burgundes, soit une autre « nation. Tu les régiras avec justice,

« selon leur loi et leur coutume ; tu « seras surtout le défenseur des veu« ves et des orphelins ; tu réprimeras « avec la plus grande sévérité les cri« mes des voleurs et des malfaiteurs,

« afin que les peuples, joyeux de ton

« gouvernement, puissent vivre heu

« reux et tranquilles ; et tu auras soin,

« en outre, de verser chaque année. « dans notre trésor tout ce qui doit re« venir au fisc. » La même formule servait aussi pour la création des ducs et des patrices. Il y avait donc, à l'époque de Marculf, peu ou point de différence entre les attributions de ces officiers et celles des comtes. Les comtes n'avaient aucun pouvoir sur les leudes, ni sur les évêques, les abbés et leurs avoués. Ils ne conduisaient à l'armée que les vassaux soumis à leur juridiction. Ils étaient suppléés par des viguiers ou vicaires dans les villes et les bourgs, et présidaient les plaids composés d'hommes libres et d'échevins. Chargés de diriger la procédure et de recueillir les votes de ceux qui étaient les véritables juges , ils devaient leur expliquer les faits de la cause et les preuves qui s'y rapportaient ; ils indiquaient quelle était la loi des parties , et quelles étaient les dispositions de ces lois. Ils posaient les questions que les juges avaient à résoudre ; ils entendaient leur décision, prononçaient le jugement, et accordaient main-forte pour l'exécution. A l'époque de désordre et d'anarchie qui précéda la chute des Mérovingiens , les comtes cherchèrent , comme les autres dignitaires, à acquérir des domaines, et à faire perdre à leur autorité son caractère de délégation de la royauté. S'ils convoquaient des plaids , c'était dans l'unique but de multiplier les occasions de compositions et d'amendes dont ils prélevaient une partie. Mais les choses changèrent sous l'administration forte et puissante de Charlemagne ; les comtes devinrent alors de simples agents du pouvoir royal. Les descriptions minutieuses des capitulaires indiquent à la fois et la sagesse du monarque et les innombrables abus qui régnaient dans l'administration de la justice. « Que les comtes et leurs vi« caires , disent les capitulaires, con« naissent bien la loi, afin qu'aucun « juge ne puisse juger injustement en « leur présence, ni changer indûment « la loi. .. Nous voulons et nous or« donnons que nos comtes ne remet« tent point le terme de leurs plaids, « et ne les abrégent pas à tort pour « s'adonner à la chasse ou à d'autres

« plaisirs. .. Qu'aucuncomte netienne « ses plaids, s'il n'est à jeun et de sens « rassis... Qu'il ait un bon greffier , « que les scribes n'écrivent pas d'une « manière illisible. .. Si un comte mé« glige de rendre la justice dans son « comté, que nos envoyés logent chez « lui jusqu'à ce que justice soit ren« due. » Ces envoyés étaient les missi dominici, chargés d'exercer une surveillance active sur tous les délégués du pouvoir royal : « S'ils trouvent un « mauvais comte , disent les capitu« laires, ils devront nous en informer. » Charlemagne, en outre, prenait de sages précautions contre l'ambition des comtes : « Jamais , dit le moine « de Saint-Gall , il ne confiait à ses « comtes, si ce n'est à ceux qui étaient « situés sur les frontières ou dans le « voisinage des barbares , l'adminis« tration de plus d'un comté. » La mort de Charlemagne entraîna la décadence et la chute de toutes les institutions. On voit déjà, sous Louis le Débonnaire , les comtes posséder de grands biens dans les provinces qu'ils administraient au nom du roi, et les étendre chaque jour d'une manière légale ou illégale. Ils commen

cèrent ensuite à transmettre leur of

fice comme un héritage à leurs enfants, et ce fait, qui montrait l'avilissement de la puissance royale, est sanctionné par les lois de Charles le Chauve. « Si « un comte de ce royaume vient à mou« rir, disent les capitulaires de l'année « 877, et que son fils soit auprès de « nous, nous voulons que notre fils, « avec ceux de nos fidèles qui se trouveront les plus proches parents du comte défunt, ainsi qu'avec les autres officiers dudit comté, et l'évêque dans le diocèse duquel il sera situé, pourvoient à son administration jusqu'à ce que la mort du précédent eomte nous ait été annoncée, et que nous ayons pu conférer à son fils, présent à notre cour , les honneurs dont il était revêtu. Si le fils du comte est « encgre enfant, que ce même fils, « l'évêque, et les autres officiers du « lieu , veillent également à l'adminis« tration du comté, jusqu'à ce qu'in« formés de la mort du père, nous « ayons accordé au fils la possession « des mêmes honneurs. »

• Une fois l'abus consacré d'une ma

nière aussi formelle, les conséquences en furent désastreuses pour la royauté. Wilhem et Engelschalk occupaient, sous Louis le Bègue, deux comtés sur les confins de la Bavière. A leur mort, leur office fut donné au comte Arbo, au détriment de leurs fils. « Alors , dit le chroniqueur, ces enfants et leurs parents, considérant cela comme une grande injustice, dirent que les choses devaient se passer autrement, et qu'ils mourraient par le glaive, ou qu'Arbo quitterait le comté de leur famille. » Ce fait peut donner une idée des luttes incessantes engagées entre les seigneurs et la royauté, luttes dont celle-ci sortait rarement avec avan

tage. Dès le règne de Charlemagne,

les comtes avaient, à ce titre, un certain nombre de bénéfices. Quand ils eurent obtenu l'hérédité, ces bénéfices ne furent plus les bénéfices du roi ; et les hommes qui en dépendaient devinrent leurs vassaux, et ne furent plus sous la dépendance immédiate du roi. Du reste, comme l'observe judicieusement Montesquieu, les fiefs devinrent héréditaires plutôt que les comtés ; car se priver de quelques terres était peu de chose ; renoncer aux grands offices, c'était perdre la puissance même. Une fois cette révolution consommée, les comtes cessèrent de rendre la justice. Ils abandonnèrent leurs fonctions à des officiers amovibles, et qu'ils se chargèrent de rétribuer. Dans la suite, lorsque la royauté sortit victorieuse de sa longue lutte avec la féodalité , les rois réunirent à leur domaine, par le moyen de successions, confiscations , mariages ou acquisitions, la plupart de ces anciens comtés. Longtemps avant la révolution, le titre de comte était devenu un simple titre d'honneur, que le roi accordait encore quelquefois, en érigeant en comtés certaines seigneuries , mais qui me conférait aucune autorité. Pour

empêcher que les comtes ne devinssent trop nombreux, Charles IX or. donna, en 1564, que toutes les lettres d'érection contiendraient à l'avenir la clause de réversion du comté à la couronne au défaut d'enfants mâles ; mais cette réversion ne regardait que le titre. Depuis le dixième siècle jusqu'à la fin du onzième, on n'établit aucune distinction entre les ducs , mar† , comtes, princes, etc. ; mais, ans les siècles précédents, les comtes étaient soumis aux ducs. « Ennodius, « dit Grégoire de Tours, gouvernait le « duché de Tours et de Poitiers, et « les comtes des villes de Tours et de « Poitiers obtinrent de Childebert d'ê« tre soustraits à son autorité. » Il y eut entre les marquis et les comtes de longues contestations pour la préséance. Ces contestations furent décidées, peut-être à tort, en faveur des marquis ; car , outre que le titre de comte est plus ancien , on peut remarquer que plusieurs marquisats furent érigés en comtés ; enfin , que la pairie fut souvent donnée aux comtés, et jamais aux marquisats. Le titre de comte était encore attribué à quelques fonctionnaires fort différents des comtes proprement dits. Ainsi il est employé dans une charte du onzième siècle pour désigner les avocats des églises cathédrales. Le nom de comte des lois, comes legum, se donnait à un professeur en droit. Enfin, au dernier siècle, le commandant des bagnes portait encore le titre de comite. COMTEs 3 DU PALAIs ou CoMTES PALATINs. - On appelait ainsi en général, dit du Cange, ceux qui étaient attachés au service du roi et ceux qui rendaient la justice dans son palais. « Parmi ses innombrables attributions « le comte du palais , dit Hincmar , « avait surtout le soin de juger selon « la justice et la raison, toutes les « causes qui, s'étant élevées ailleurs, « étaient déférées au palais pour y être « jugées, et de réformer les décisions « mal jugées. » D'après le même auteur, ils connaissaient de toutes les

causes qui étaient portées devant le roi , sans intermédiaires, et de toutes les affaires concernant le roi, la dignité royale ou l'utilité publique. Ils siégeaient dans le palais avec leurs assesseurs , désignés quelquefois sous le nom d'échevins du palais; et lors† n'étaient pas en état de résoudre es questions graves et difficiles, ils en référaient au roi en son conseil. On voit dans l'édit de Kiersy qu'il y avait un premier comte du palais, chargé du sceau, et plusieurs comtes inférieurs rendant la justice. Voici , d'après du Cange, les noms de tous ceux de ces officiers qui se trouvent mentionnés dans les historiens :

SOUS LES ROIS DE LA PREMIÈRE RACE. Sous Sigebert, roi d'Austrasie, Gucilio. Sous Childebert, Trudalf et Bomulf. Sous Dagobert I°o, Tacilo, Saint-Wrandegisil, Ba

defrid. Sous Clovis II, Aigulf, Berthoruis, Rigobert, Iva

ning. Sous Clotaire III, Andobald. Sous Clovis III, Ansoald, Marso, Andramn, Arno. Sous Clovis III et Chilpéric, Warno. Sous Thierry II, Chrodebert. Sous Childebert II, Temulf.

SOUS LES ROIS DE LA DEUxIÈME RACE.

sous Pepin, Wichert.
Sous Charlemagne, Anselme, Vorad ou Voradin,
Treaut.
Sous Louis 1°r, Ragonfred, Bernard, Ranulf, Adal-
hard, Bertric, Morhard, Gebuin, Ruodbert.
Sous Lothaire, Ansfrid.
Sous le même et sous Louis II, Hucbold.
Sous Charles le Chauve, Adalhard, Bodrad, Hilme-
rad, Boson, Foulques.
Sous Eudes, Elduin.
Sous Charles le Simple, Gui.
Sous Louis IV, Rudolf, Ragenaire.
Sous Lothaire, Héribert III, comte de Vermandois.

Lothaire supprima le titre de comte du palais.

Les rois d'Aquitaine, de la dynastie franque, avaient aussi leurs comtes palatins ; il en fut de même pour les rois de Bourgogne.

CoMTÉs-PAIRIEs. — Le mode d'érection de certains domaines en comtés-pairies était le même que l'on employait pour les duchés-pairies (Voy. ce mot). Certains évêchés, tels que ceux de Beauvais, Châlons, et Noyon, ou des archevêchés, celui de Lyon, par exemple, conféraient au titulaire le titre de comte et pair.

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phin et régent, en. ... .. .. ... .. ... ... 1359 Maine, par le roi Jean en....... .. .. 1368 Marche , par Philippe le Long en.. ........ 13 16 Mortaing, par Philippe de Valois en....... 1331 IWevers , par le même en. ................. 1347 Perche, par Charles IX en. .. 1566 Poitou , par Louis X en. ... .. 1315 Rethelois, par Louis XI en. ....... .. 1464 Saintonge, par Charles VII en..... . 1428

Soissons, par Charles VI en......... · 14o4 CoNARDs. — On appelait ainsi, à Rouen, des bouffons ou badins, qui s'étaient associés pour jouer tous les ans, au carnaval , les faits vicieux, et* réformer les mœurs par le ridicule. Ils avaient le privilége (reconnu tous les ans par un arrêt du parlement de Rouen) de se masquer seuls aux jours gras, et d'octroyer seuls à d'autres, moyennant finance, la permission de se masquer aussi. De très - anciens poëtes français emploient conard pour SOt, conardie pour sottise ; l'abbé des conards était donc la même chose que l'abbé des sots. C'était le pendant de la mère sotte ou mère # de Dijon (*). CoNCARNEAU, petite et forte ville maritime de l'ancienne Bretagne, aujourd'hui chef-lieu de canton du département du Finistère; population, 1,843 habitants. Le connétable du Guesclin s'en empara en 1373, et fit passer la garnison au fil de l'épée. En 1489, elle tomba au pouvoir du vicomte de Rohan après quelques jours de siége, fut surprise par les protestants le 17 janvier 1576, et reprise le même jour par les catholiques. Elle fut

(*) Voyez Bibliothèque de l'école des chartes, tome I, 2° livraison, l'Histoire des conards de Rouen, par A. Floquet.

T. V. 31° Livraison. (DICT. ENCYCL., ETC.) 31

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