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poëtes grecs. Chrétien occupe un rang distingué parmi les savants qui, au seizième siècle, réveillèrent en France l'amour de l'antiquité et des lettres en général.Ses traductions sont correctes et fidèles; mais malheureusement le travail ne donne pas le goût, et ses versions manquent le plus souvent d'élégance, d'harmonie et de facilité. Dans la tragédie de Jephté, par exemple, on trouve en très-grand nombre des hiatus, des enjambements, des vers languissants, composés de synonymes inutiles. Pour voir Chrétien véritablement poëte, il faut lire ses vers latins. On dit qu'il travailla à la satire Ménippée. Royaliste zélé, il dut saisir avec joie l'occasion de porter un dernier coup à la ligue. Il eut aussi une querelle avec Ronsard, mais une querelle qui n'avait rien de littéraire : quelques attaques dirigées contre les calvinistes , et non une question de goût, avaient excité sa colère. Il se convertit cependant avec son élève Henri IV, et mourut zélé catholique, en 1596. CHRISTIANI (le baron Ch. J.), maréchal de camp, était frère d'un avocat de Strasbourg qui fut député à la Convention nationale, membre du Conseil des Cinq-Cents, commissaire du Directoire dans son département, et révoqué en 1799. Adjudant-major en 1794, il décida par sa bravoure la prise du fort Saint-Elme. Colonel des grenadiers de la garde impériale à la bataille de Dresde, il attaqua à la baïonnette des ennemis de beaucoup supérieurs en nombre , et les culbuta sur tous les points. Les batailles de Vachau et de Leipzig, et les campagnes de France en 1814 et 1815, mirent le comble à sa réputation. Il est mort dans ces dernières années. CHRISTIANISME. Quelle influence la religion chrétienne a-t-elle exercée sur les destinées de la nation française? Quels services, en échange, la France a-t-elle rendus au christianisme ? Telles sont les deux questions que la nature de cet ouvrage nous oblige d'examiner, au moins sommairement , dans cet article.. Après y

avoir répondu, quelques considérations générales suffiront pour faire entrevoir ce que, dans l'avenir, le christianisme a le droit d'attendre encore de la France, et ce que, de son côté, la France peut espérer du christianisme. Il est inutile de dire que ce dernier mot sera pris dans son acception la plus étendue, et que tout ce qui concerne le dogme et la théologie restera complétement étranger à notre sujet, aussi bien que l'histoire de l'église chrétienne en elle-même. Ce qui doit nous occuper uniquement , ce sont, u'on nous passe le mot, les rapports † la France avec le christianisme ; c'est l'action réciproque qu'ont eue l'un sur l'autre et le peuple et la religion. Cette étude n'est pas moins importante que neuve, et nous espérons qu'on excusera ce qu'elle pourrait avoir de trop imparfait, en songeant à la grandeur de la sphère qu'elle embrasse. La plupart des événements qui vont être mentionnés, ayant été ou devant être traités, avec les développements nécessaires, dans des articles à part, il suffira de les apprécier rapidement dans leur ensemble , et surtout dans leurs conséquences, en ayant le soin de renvoyer le lecteur aux articles mêmes. La conversion des Gaulois rangea sous le drapeau du christianisme un des peuples les plus braves de la terre; nous disons un des peuples, car, si la Gaule n'était alors une province romaine, on pouvait déjà prévoir qu'il viendrait un temps où, aidée par les circonstances, elle finirait par former une grande nation, dont l'épée pèserait de tout son poids dans la balance du monde politique et religieux. De leur côté, les Gaulois, en se convertissant, recevaient beaucoup plus qu'ils ne donnaient. La conquête romaine commençait, il est vrai, à les initier au secret de l'unité politique; mais l'exemple de la religion païenne, avec ses dieux innombrables, avec ses sentiments profonds d'inégalité qui admettaient deux races d'hommes dans l'humanité, les maîtres et les esclaves, n'était pas de nature à développer, dans l'esprit du peuple conquis, la croyance à l'égalité, à la fraternité universelle et à l'unité de Dieu. Ce que le polythéisme n'apprenait pas aux Gaulois, le christianisme vint le leur apprendre ; la conquête, en brisant leurs clans, les avait préparés à la vie politique; la conversion les fit naître à la vie morale. Cette double influence se manifesta bientôt dans leur littérature, païenne pour la forme, chrétienne pour le fond ; s'ils demeurèrent inférieurs aux conquérants pour la beauté du style, combien ne surpassèrent-ils pas pour l'élévation des sentiments et la profondeur des idées , ceux d'entre eux qui ne voulurent pas reconnaître la bonne nouvelle ? Le christianisme, indépendamment des consolations qu'il leur donna, améliora donc beaucoup la situation politique où se trouvaient les Gaulois. Dans le cas où le gouvernement romain aurait persévéré dans son refus de se convertir, l'Évangile donnait aux Gaulois une supériorité ui, avec le temps, leur eût permis † s'affranchir de la servitude. Si, au contraire, quelque empereur venait à adopter la loi du Christ, c'en était fait encore de la servitude nationale ; il cessait d'y avoir des Gaulois et des Romains, un peuple vainqueur et un peuple vaincu, il n'y avait plus que des chrétiens et des païens. Cet événement si désirable se fit longtemps attendre; les néophytes eurent de terriblessouffrances, d'horribles martyres à endurer avant qu'il arrivât (voyez CONVERSION); mais il arriva enfin sous le règne de Constantin le Grand. La Gaule, qui s'était distinguée de bonne heure par la vivacité de sa foi, et qui avait arrosé, elle aussi, de son sang, les racines de l'arbre sacré dont la séve devait être si féconde, la Gaule vit dès lors grandir tous les jours davantage le rôle qui lui était départi dans fempire romain, à la veille de devenir l'empire chrétien. Le zèle religieux des Gaulois contribua beaucoup, par son exemple, à la

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pour porter au peuple-roi l'unité politique, qui seule pouvait consolider sa puissance; c'est de la Gaule encore que s'élança Constantin pour vaincre Maxence, le représentant des vieilles erreurs du polythéisme, et pour doter l'empire césarien de l'unité religieuse qui lui manquait. L'un et l'autre, celuici avant de passer le Rubicon, celui-là avant d'entrevoir le Labarum, avaient dû franchir les Alpes ; l'un et l'autre avaient des Gaulois dans leurs armées. Ainsi nos ancêtres ont pris part aux deux grandes révolutions qui ont renouvelé le monde antique : la monarchie impériale et le triomphe politique du christianisme. Jusqu'à ce jour nous nous sommes montrés plus fiers de l'assistance qu'ils ont prêtée à César que de celle qu'ils ont prêtée à Constantin ; cependant, de ces deux titres de gloire, le moins ancien est encore plus considérable que le premier. Il témoigne que la Gaule n'avait pas attendu l'arrivée des Francs pour s'enrôler au service de la religion de l'aVenir. Lorsque le christianisme fut monté sur le trône, la Gaule continua de le défendre avec courage. L'unité de l'Eglise, menacée par les hérésies, trouva en elle un soutien non moins fort que dans les provinces d'Afrique. C'est appuyée sur l'Eglise gauloise et sur l'Eglise africaine que l'unité religieuse triompha des premiers coups qui lui étaient portés. Dès le troisième siècle, saint Irénée composa contre les gnostiques son livre de l'Unité du gouvernement du monde. Au quatrième, saint Hilaire de Poitiers lutta aussi contre les dissidents, souffrit l'exil comme Athanase, et languit plusieurs années dans la Phrygie, tandis qu'Athanase se réfugiait à Trèves, près de saint Maximin, évêque de cette ville et natif de Poitiers. Saint Jérôme donne les plus grands éloges à saint Hilaire. Il trouve en lui la grâce hellénique et la hauteur du cothurne gaulois ; il l'appelle le Rhône de la langue latine ; enfin il dit en propres termes : « L'É« glise chrétienne a grandi et crû à (( § de deux arbres, saint Hilaire « et saint Cyprien. » Saint Cyprien défendit en Afrique les mêmes principes d'unité que saint Hilaire dans la Gaule (*). Après que l'invasion des barbares eut, par le démembrement de l'empire romain, mis en péril l'unité de l'Église chrétienne, le clergé gaulois continua de demeurer fidèle à l'évêque de Rome, au pape, dont la direction l'avait déjà aidé à accomplir de si grandes choses. Il eut alors à traverser une époque extrêmement critique; les irruptions successives des barbares dans la Gaule, l'établissement, sur son sol, des Bourguignons et des Visigoths convertis, il est vrai, mais professant l'arianisme, menaçaient de détruire les églises dépendantes de l'Eglise de Rome, la seule, à cette époque, qui fût assez fière pour ne pas baisser la tête devant la puissance temporelle. Incapable de résister longtemps aux Bourguignons et aux Visigoths ariens, le clergé catholique des Gaules comprit qu'il ne pourrait contre-balancer la puissance de ces barbares qu'avec le secours d'autres barbares, et il rechercha l'alliance des Francs Saliens, dont le courage était au moins égal à celui des autres, et que leur barbarie même tendait à rendre plus dociles ou au moins plus disposés à subir son influence. Ce parti était d'autant plus sage, que, même en dépit de la résistance la plus énergique

de la part des prêtres, les Francs au- .

raient toujours fini par conquérir une grande partie de la Gaule libre. Par un heureux hasard , le clergé gaulois renfermait dans ses rangs un prélat distingué, et les Francs avaient pour chef un prince aussi intelligent que · brave : l'un était saint Remi, évêque de Reims ; l'autre était Clovis. Le

(") Voyez l'Histoire de France, par M. Michelet, t. I, p. 1 18.

succès répondit aux espérances de ces deux grands hommes. La conversion des Francs sauva le clergé gaulois ; elle prépara la formation de notre unité nationale, par la ruine des Visigoths et des Bourguignons, et par la fusion de tous les barbares et des Gaulois en un seul peuple. Il y a plus, cette conversion sauva la papauté naissante, qui trouva désormais dans la France un auxiliaire capable de protéger son autorité morale. C'est à tort, suivant nous, qu'on a attribué aux Francs tout l'honneur de cet événement qui décida des destinées de l'Occident; les Gaulois y contribuèrent aussi pour une large part. Personne n'ignore que les idées politiques ne furent pas sans influence sur la pieuse détermination de Clovis : en se faisant catholique, il devenait le protecteur naturel de la majorité de la nation gauloise, qui ne souffrait qu'avec impatience le joug des Bourguiet des Visigoths. Il eut le mérite e comprendre les conséquences politiques de son changement de religion. Mais, si ce calcul était habile, ce dont personne ne doute aujourd'hui, c'était arce que l'immense majorité des Gauois demeurait sincèrement attachée à l' Eglise qui comprenait le mieux l'esprit du christianisme. Pourquoi donc ne voir que ce qui est en faveur des Francs et fermer les yeux sur ce qui honore les Gaulois? La cause première de tout le bien qui eut lieu alors résidait dans les sentiments religieux de la Gaule et dans l'intelligence de son clergé national ; sans ces deux circontances, les Francs n'auraient pas fait le quart de ce qu'ils ont accompli, ils auraient tout au plus fondé un établissement dans le genre de celui des Visigoths et des Bourguignons. La posterité leur doit des actions de grâces pour avoir fait un choix éclairé; mais n'en doit-elle pas plus encore aux Gaulois, dont les bonnes dispositions ont seules rendu possible le triomphe du catholicisme ? Cette main mystérieuse qui aplanissait partout les obstacles devant les guerriers francs, c'était l'Eglise gauloise, c'était la foi de la mation qui voyait en eux les instruments du Christ. Quoi qu'il en soit , la conversion de Clovis eut d'heureux résultats et pour le christianisme et pour la France. Rome catholique sortit de son berceau, et songea dès lors à remplacer Rome païenne; quant à la France, entretenue dans ses sentiments d'unité par le clergé romain, elle jeta les fondements de sa nationalité qui devait courir de grands dangers encore, mais enfin qui triompha, et qui est aujourd'hui un objet d'admiration et d'envie pour les peuples les plus civilisés du monde. Et de la sorte, le même pays, sinon le même peuple, fut une des principales causes qui amenèrent le triomphe du christianisme sous Constantin, et le triomphe du catholicisme sous Clovis. (Voyez MÉRovINGIENs.) Quand les Mérovingiens, amollis par les jouissances de la conquête, cessèrent d'être en état de commander dignement à la France , d'autres barbares, les Carlovingiens,vinrentlessupplanter, et ne firent pas moins pour le christianisme que n'avaient fait leurs prédécesseurs. Ils commencèrent par le mettre à l'abri des attaques du mahométisme et des invasions des Saxons idolâtres. La sphère d'action des Mérovingiens ne s'était guère étendue que sur la Gaule; la sphère d'action des Carlovingiens embrassa l'Europe entière. Pour faire équilibreàl'immensemonarchie des Arabes, ils groupèrent en un seul faisceaula Francegauloise et toutes les populations germaniques. La papauté leur dut plus encore qu'elle n'avait dû aux Mérovingiens : l'alliance de ceux-ci avait indirectement protégé l'évêque de Rome contre les envahissements des Ostrogoths ; les Carlovingiens le délivrèrent du voisinage encore plus inquiétant des Lombards, et assurèrent son indépendance religieuse par des donations territoriales. Pour prix de tant de services, le † consentit à ce que Charlemagne, e plus grand homme de sa dynastie, prît le titre d'empereur romain. Mais ce n'était pas un vain titre que recherchait Charlemagne ; il voulait sérieu

sement ressusciter le grand empire, et, à l'exemple de César, de Constantin , et des califes, successeurs de Mahomet, réunir dans sa personne le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel. A la rigueur, il admettait le partage de l'autorité religieuse entre lui et l'évêque de Rome, mais à la condition que ce dernier lui céderait la prépondérance. (Voyez CHARLEMAGNE.) De son côté, le pontife romain nourrissait des prétentions non moins élevées, mais mieux justifiées. Il reconnaissait la toute-puissance de César dans les choses de ce monde ; dans le domaine de l'Église, il n'acceptait d'autre supérieur que Dieu même. S'il pliait quelquefois sous la verge de fer de Charlemagne, il protestait intérieurement contre la violence, et en appelait du présent à l'avenir. A partir de cette époque, on put déjà prévoir la guerre terrible qui allait s'engager entre la papauté et l'empire, et qui devait remplir de troubles toute la durée du moyen âge. Tant que Charlemagne vécut, la papauté fit acte de résignation, enchaînée qu'elle était par les liens de la reconnaissance et par l'ascendant du génie. Mais aussitôt que le trône de France fut occupé par le débile héritier del'empereur, elle travaillasourdementau démembrement de ce vaste pouvoir qui, après avoir sauvé le christianisme mis en péril par les mahométans, avait empiété sur l'indépendance même du saint-siége. Elle n'eut pas grand'peine à y réussir : la dissolution de l'empire arabe permettait de détruire, sans danger pour la religion, la monarchie carlovingienne , dont l'extension était devenue un obstacle au développement de la puissance pontificale. Une foule d'autres causes, telles que la diversité des races, les prétentions féodales de la noblesse, les invasions des Normands, favorisèrent encore les projets de la cour de Rome. Le morcellement fut si complet, que la France du moyen âge eut beaucoup moins d'étendue que la France des Mérovingiens, ou que la Gaule à l'époque de la conquête romaine; et, de plus, les prétentions de la noblesse féodale àl'indépendanceréduisirent à presque rien la nationalité française et le pouvoir des rois, ses repré· sentants. Les véritables successeurs de Charlemagne furent non pas les empereurs français, mais les pontifes romains; la monarchie sacerdotale remplaça la monarchie carlovingienne. Lesempereursd'Allemagne ayant aussi porté la main sur la succession du grand homme, ce fut entre eux et la papauté qu'eurent lieu les hostilités les plus sanglantes qui signalèrent la lutte de la théocratie chrétienne et du nouvel empire romain. On le voit, les papes punirent sévèrement la France pour les prétentions de Charlemagne à la suprématie religieuse. Toutefois, on ne doit voir là qu'un dissentiment dont la religion n'était pas l'objet, car dans les deux camps, on était sincèrement attaché à la loi du Christ : l'empereur empiétait sur le pouvoir spirituel du pape, le pape ne se faisait pas faute d'agir en prince temporel, et d'empiéter sur la puissance politique de l'empereur; mais la cause du christianisme n'était pas pour cela radicalement compromise; ce n'était qu'une querelle de famille au sein de la chrétienté. L'histoire a conservé le souvenir de tout le sang que la France carlovingienne a versé pour la défense de la religion du Christ ; et ce souvenir ne s'effacera jamais. # Touchée des maux que faisait endurer à la France la tyrannie des seigneurs féodaux, et désirant en outre créer un contre-poids politique en état de contenir les empereurs d'Allemagne, la papauté contracta une alliance troite avec la dynastie capétienne, et l'aida avec persévérance à relever l'unité nationale du pays, à l'asseoir sur des bases solides. Elle en a été récompensée par le dévouement des rois et de la nation, toujours prêts à prendre les armes pour la sainte cause, comme ils furent toujours prêts aussi à résister aux envahissements injustes. On en vit la preuve pendant les croisades : aucun peuple ne paya son tribut aussi généreusement que la France dans cette lutte de la chrétienté contre les

sectateurs de Mahomet.Quel qu'ait été le partique la politique tirade cet événement,l'enthousiasme futgénéral, le peuple se leva en masse, et plusieurs rois se joignirent avec lui aux seigneurs féodaux pour voler à la délivrance du tombeau du Christ. Les chevaliers français se distinguèrent entre les chevaliers de toutes les autres nations; aussi les historiens des croisades ont-ils à bon droit intitulé leurs écrits : Gesta Dei per Francos, Faits et gestes de Dieu par le bras des Francs. Encore aujourd'hui, les Arabes et les Turcs,gardant le souvenir de cette époque, donnent à tous les Européens le nom de Francs. C'est dans le personnage de saint Louis surtout que se manifestèrent glorieusement les sentiments de la nation française; il sut en même temps combattre pour le christianisme et résister aux exigences immodérées de la papauté. L'influence morale de ce prince égale souvent et surpasse quelquefois l'ascendant du pape, qui se laissait préoccuper par des pensées politiques. Peu de mots suffiront pour caractériser l'époque de la réforme, qui fut pour la France une question politique au moins autant qu'une question religieuse. Cette fois encore, comme sous les Carlovingiens, ce n'était pas le christianisme même qui était en cause, c'était une des manières de le comprendre; il s'agissait d'un dissentiment grave, sans doute, mais qui ne brisait pas le lien commun de la famille chrétienne. Le protestantisme avait pour la France un attrait puissant, c'était son principe de liberté si bien fait pour séduire les descendants de ces Gaulois qui avaient accueilli avec tant de faveur les doctrines de Pélasge; mais il avait un tort grave qui devait le faire repousser par la majorité de la nation, c'était son manque de sociabilité, son éloignement pour toute autorité, et pour toutes les vérités acquises sur lesquelles repose la doctrine de l'unité, dans l'ordre politique comme dans l'ordre religieux; c'étaient surtout ses tendances aristocratiques et ses idées sur la prédestination qui menaçaient de faire revivre

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