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(Lorris), Tressy (Milly), et une vingtaine de personnes habitant Gien ou les environs, à la suite de la réunion tenue à Gien, par la Société, au mois de septembre dernier. En raison de l'accroissement sensible des collègues dans la région de Gien, il est décidé qu'une nouvelle séance aura lieu dans cette ville en 1913.

La parole est donnée successivement à M. Abel Rigault, qui étudie les privilèges fiscaux des communes du pays de Bière au moment de la Guerre de Trente ans, et s'applique à montrer la différence de traitement que l'une ou l'autre avait obtenue; -- à M. G. Estournet, dont les recherches sur le prieuré de Franchard sont définitives et permettent de rectifier certaines dates de l'histoire locale ; – à M. Maurice Lecomte qui a tiré un excellent parti d'un dossier inédit pour l'étude du rétablissement du culte catholique à Fontainebleau en 1795. – Puis, M. Henri Stein a communiqué à l'assemblée plusieurs documents relatifs au séjour d'Henri IV enfant à Montargis ; aux relations d'Antoine Durand avec la Cour au moment de la Fronde ; à la réception du roi et de la reine d'Angleterre à Fontainebleau en octobre 1690. Il a également fait connaitre les résultats actuels des fouilles de Souzy-laBriche (Seine-et-Oise) et signalé le soin avec lequel elles ont été conduites par M. le comte de Saint-Périer, membre de la Société.

Après le compte rendu du trésorier pour l'exercice 1913, approuvé par l'Assemblée, et la réélection de M. Herbet comme membre du Conseil d'administration, la séance a été levée à 4 h. 1/2.

RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ

à Gien (Loiret), le 26 Octobre 1913.

A la demande de plusieurs membres de la Société habitant Gien, nos collègues ont été conviés à une nouvelle réunionpromenade dans cette ville, pour y examiner sur place les voies d'accès romaines et gauloises ayant existé sur la rive gauche de la Loire et visiter en commun le lieu voisin dit « Port-Gallié » ; ainsi pouvait se compléter l'étude entreprise l'année précédente de l'autre côté du fleuve et pouvait s'établir quelque utile base pour des recherches ultérieures. Plusieurs de nos collègues avaient été fidèles au rendez-vous, entre autres deux membres du bureau, MM. Lioret et Rigault. Les Giennois qui les escortaient n'ont pas réussi à les convaincre complètement et à leur faire adopter definitivement l'idée qui leur est chère ; du moins les quelques coups de pioche donnés en leur présence n'ont pas paru donner les résultats que l'on en attendait. Des sondages et des fouilles poursuivies avec méthode auraient peut-être plus de chance d'aboutir, mais il faut se garder de trop vite généraliser, même si l'on croit être près de la vérité ; et tout le monde parait être tombé d'accord pour déclarer que les prémices posés ne sont qu’un commencement de preuve.

Après une visite au château historique de Saint-Brisson, jadis propriété des Séguier, on est revenu à Gien; à l'Hôtel de Ville étaient convoqués nos collègues et quelques personnes de la localité pour entendre la lecture de M. Cloutrier sur « La marche de César en Gaule jusqu'à Genabum », et une communication de M. Henri Stein sur « Quelques petites émeutes d'autrefois à Gien », émeutes motivées par la cherté du pain.

La réunion a pris fin à 6 heures.

SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DU GATINAIS

(32e Année. – 1914.)

ÉTAT DES FINANCES DE LA SOCIÉTÉ

Au 31 décembre 1913.

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Président : M. G. PALLAIN (C.*), gouverneur de la Banque de France,

maire de Gondreville-la-Franche (Loiret). Secrétaire-Trésorier : M. HENRI STEIN (I. Q), conservateur aux Archives

nationales, membre du Comité des Travaux historiques, membre résidant de la Société des Antiquaires de France, 38, rue Gay-Lussac

à Paris. Bibliothécaire-Archiviste :M. ABEL RIGAULT (*, A. Q), archiviste-paléogra.

phe, à Fontainebleau. Membres du Comité : MM. F. HERBET **, I. Q), avocat, archivistc-paléo

graphe, à Paris; -- G. LIORET (*, A. Q), conseiller général, à Moretsur-Loing (Seine-et-Marne); - P. MARTELLIÈRE (A. Q), ancien magistrat, conservateur du Musée de Pithiviers; - E. RICHEMOND (C. *), au château de Fromonville (Seine-et-Marne).

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A vie, les cuvres et le rôle de Du Pont de Nemours sont à peu près ignorés à Nemours. Un nom de place, une es

tampe au musée, voilà tout ce qui le rappelle dans la ville ou dans la région dont il a été le représentant aux États Généraux et à l'Assemblée Constituante.

Cet oubli justifie la présente notice.

Du Pont est surtout célèbre comme économiste; sous ce rapport, de savants travaux lui ont été consacrés. Aussi bien, dans ce qui va suivre, — sauf les additions nécessaires à établir la succession des faits, – nous occuperons-nous plus spécialement de lui et comme habitant du pays Gâtinais jouissant d'un certain renom, et comme député du bailliage de Nemours.

C'est le point de vue local qui nous intéresse ici. Pierre-Samuel Du Pont' naquit à Paris en 1739. Son père provenait d'origine bourgeoise, mais sa mère, issue de l'antique famille des Monchanin, avait reçu une brillante éducation et ne négligea rien pour la transmettre à son fils; elle sema en si bon terrain qu’à douze ans le jeune Samuel soutenait un exercice sur la logique, la rhétorique, le style épistolaire, l'apologue, l'églogue et le droit romain.

Hésitant sur le choix d'une carrière, il se prépara tout d'abord à devenir ingénieur, chercha à entrer dans le génie militaire, puis dans la marine. Changeant tout à coup de direction, il se mit à étudier la médecine, se livra à la poésie et poussa, dit-on, jusqu'à la tragédie.

Le résultat de ce travail sans but déterminé fut que la variété même de ses connaissances le porta vers les sciences sociales.

Les circonstances de temps et de milieu le guidèrent encore dans cette voie. Avant le xviile siècle, les notions économiques ne s'appuyaient que sur des données empiriques et sans liens. A l'époque où Du Pont arrivait à l'âge adulte, des écrivains d'une physionomie particulière commençaient à ériger en dogmes leurs conceptions sur ces matières. Ils en tirèrent bientôt deux conclusions que nous croyons devoir indiquer brièvement, c'est à savoir :

1. Du Pont a toujours écrit son nom en deux mots. Il signait en latin Pontius Nemoracensis.

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