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Les représentants du peuple libre Rhéno-Germanique constitués en Convention nationale à Mayence, après avoir déclaré à l'univers que les tyrans de ces contrées étaient déchus de tous leurs droits usurpés, ont prononcé la peine de mort contre ceux d'entre eux qui oseraient reparaître pour les revendiquer.

Mais ces actes de souveraineté ne doivent être que les précurseurs d'une démarche plus importante encore. C'était peu d'avoir fait écrouler l'édifice de l'ancienne tyrannie, il fallait reconstruire celui de la félicité publique. Les représantants du peuple connaissaient le vœu unanime de leurs commettants; ils ne font que prononcer aujourd'hui le sentiment qui est dans tous les cœurs, en vous demandant la réunion de leur pays à la République française.

Nous venons vous offrir la réunion de ce qui vous appartient de droit. La nature elle-même a voulu que le Rhin fût la frontière de la France, il l'a été dans les premiers siècles de l'Empire français. Il n'y a pas jusqu'aux ministres de vos tyrans qui n'en aient senti le prix; et lorsqu'il s'agissait de les détourner de l'infâme alliance avec l'Autriche, ils en marchandèrent la possession chez Frédéric de Brandebourg. bien, cette réunion tant convoitée, que les intrigues des rois n'ont jamais pu effectuer, elle n'aura coûté qu'un léger effort aux armées victorieuses de la liberté.

Nous venons

Et

vous offrir la ré

The Representatives of the RhénoGermanic people, constituted in National Convention in Mayence, having declared to the world that the tyrants of these countries are stripped. of all their usurped rights, have pronounced sentence of death against those among them who shall dare to reappear to claim them back.

But these acts of sovereignity should be but the precursors of an act still more important. It is little to have caused the edifice of the former tyranny to crumble, it is necessary to reconstruct that of public felicity. The representatives of the people are cognizant of the unanimous wish of their constituents; in asking of you the union of their country with the French Republic they voice to-day only the sentiment, which is in all hearts.

We come to offer you the union which belongs to you of right. Nature herself has desired that the Rhine should be the frontier of France, it was so in the first centuries of the French Empire. Even the ministers of your tyrants felt the value of it and when an attempt was made to wean them away from the infamous alliance with Austria they bargained with Frederick of Brandenburg for its possession. Ah, well! this union so desired, which the intrigues of kings have never been able to effect, has cost but a slight effort on the part of the victorious armies of Liberty.

We come to offer you the union

union de Mayence, du siège de ce prêtre superbe dont l'ambition démesurée ne lui vaudra dans l'histoire que le nom d'incendiaire; Mayence, au confluent du Rhin et du Mein, où le commerce d'Allemagne viendra se concentrer entre les mains du négociant français; Mayence, la clef de l'Empire germanique, et la seule ouverture par laquelle vos provinces étaient accessibles aux armées et aux convois d'artillerie de vos ennemis; Mayence enfin reconnue par les maîtres de l'art pour un chef-d'œuvre de fortification, où les efforts impuissants des despotes ligués contre vous viendront échouer toutes les fois qu'ils oseraient concevoir le projet insensé de l'attaquer.

C'est là, représentants du souverain français, l'expression fraternelle de notre reconnaissance, le premier élan des âmes libres que vous avez reconquises à la liberté. liberté. Nous Nous ne sommes fiers des avantages qui réunissent nos contrées, que parce que nous pouvons les porter en don à nos libérateurs. (Applaudissements.) Ces avantages, ces besoins de réunion sont réciproques, et la candeur de peuple rhéno-germanique n'est pas en retard pour vous en faire l'aveu; mais il craindrait de blesser et votre dignité et la pureté de son affection. par un calcul minutieux. L'amour des peuples, comme l'amour des sexes, doit égaliser les conditions; et ne savons-nous pas que si vous vous rendez à nos sollicitations, si vous incorporez les contrées rhéno-germaniques dans la République française, ce sera la sincérité et l'ardeur avec lesquelles nous

of Mayence, the seat of that haughty priest whose measureless ambition has won for him in history only the title of "Incendiary "; Mayence at the junction of the Rhine and the Main, where the commerce of Germany will come to be gathered together in the hands of the merchants of France; Mayence, the key of the Germanic Empire, and the sole path by which your provinces were accessible to the armies and the convoys of artillery of your enemies; Mayence, in fine, recognized by the masters of the art as the masterpiece of fortifications, where the powerless efforts of the despots leagued against you were destroyed each time that they dared to conceive the insensate idea of attacking it. Here, Representatives of the French Sovereign, is the fraternal expression of our gratitude, the first burst of free souls which you have reconquered for Liberty. We are proud of the advantages which unite our countries, only because we can bring them as gifts to our liberators. (Applause.) These advantages, these needs for union are mutual, and the candor of the Rhéno-Germanic people is not slow to avow it to you; but it fears to wound both your dignity and the purity of its affection by a minute calculation. The love between peoples, like love between the sexes, should equalize conditions, and do we not know that if you yield to our prayers, if you incorporate the Rhéno-Germanic countries in the French Republic, it will be the sincerity and the ardor with

nous jetons entre vos bras, qui pourront seules vous décider?

Fait en Convention nationale à Mayence, le vingt-cinq mars mil sept cent quatre-vingt treize, et signé individuellement par tous les membres de la Convention.

Signé: AND. Jos. HOFMANN, président; GEORGES FORSTER, vice-président, député de la ville de Mayence; FRANCK, Secrétaire, député de Fusgeinheim.

(Les députés reçoivent du Président le baiser fraternel, au milieu des plus vifs applaudissements.)

La Convention rend le décret suivant:

which we throw ourselves into your arms, which have alone decided you?

Done in the National Convention at Mayence, the 24th of March, 1793, and signed individually by all the members of the Convention.

Signed: AND. Jos. HOFMANN, President; GEORGE FORSTER, Vice President and deputy for the City of Mayence; FRANCK, Secretary and deputy for Fusgeinheim.

(The deputies receive the fraternal kiss from the President, in the midst of great applause.)

The Convention issues the following decree:

The National Convention, having heard the address presented to it, in the name of the free people of Germany, by the deputies of the National Convention sitting at Mayence; in view also of the decree issued by the same Convention on the 21st of the present month, with a view to obtaining union with the French Republic of all the towns and communes which it represents, declares in the name of the French people, that it accepts the vote freely expressed, and decrees in consequence that the town and communes of Mayence, Worms, Durkeim, Grünstadt, Fusgenheim, Ecklesheim, Wollstein, Schorusheim, Gumsheim, Altleiningen, Bleiderheim, Kallkoffen, Flonheim, Hoffosweiler, Imsbach, Nackenheim, Batzbach, Badenheim, Oberolm, Buden

La Convention nationale, après avoir entendu l'adresse à elle présentée, au nom des peuples libres de la Germanie, par les députés de la Convention nationale séante à Mayence; vu aussi le décret rendu le 21 du présent mois par la même Convention, tendant à obtenir la réunion à la République française de toutes les villes et communes qu'elle représente, déclare, au nom du peuple français, qu'elle accepte ce vœu librement émis, et en conséquence décrète que les villes et communes de Mayence, Worms, Durkeim, Grünstadt, Fusgenheim, Ecklesheim, Wollstein, Schorusheim, Gumsheim, Altleiningen, Bleiderheim, Kallkoffen, Flonheim, Hoffosweiler, Imsbach, Nackenheim, Batzbach, Badenheim, Oberolm, Budenheim, Heringen, Oberlustadt, Karlsberg, Dudenhoffen, Ilbesheim, heim, Heringen, Oberlustadt, Karls

Neubamberg, Niedersaulheim, Sarmsheim, Obergheim, Hanheim, Reistal, Rudelskerchen, Hertlingshausen, Kindenheim, Alsenborn, Niederolm, Weinweiler, Genicofin, Wendelsheim, Relsberg, Mülheim, Sprendlingen, Bissersheim, Niederlustadt, Essingen, Schonborn, Algesheim, Rusbach, Hogelstein, Heidesheim, Wartenberg, Altoof, Mohrbach, Wollsheim, Niederhochlsatt, Obersaulheim, Dietersheim, Landstuhl, Finckenbach, Razheim, Schweisweil, Bobenheim, Heidesheim, Merterheim, Bretzenheim et Zalhlbach, Olkenheim, Waleine, Gross-Bockenheim, Schiffersheim, Lohusfels, Reibotzkem, Rugheim, Rugheim, Spallon, Kleinwinternheim, Weissenau, Marienborn, Cassel, Kleinbotheim Sembach, Dromersheim, Munsheim, Uffhoren, Büdesheim, Minchwesler, Brenheim, Neuhemsbach, Drais, font partie intégrante de la République.

Les commissaires de la Convention nationale aux armées des Vosges, du Rhin et de la Moselle, sont chargés de prendre toutes les mesures nécessaires pour l'exécution des lois de la République dans lesdites villes et communes, et de faire parvenir à la Convention nationale les renseignements nécessaires pour fixer le mode d'incorporation.

berg, Dudenhoffen, Ilbersheim, Neubamberg, Niedersaulheim, Sarmsheim, Obergheim, Hanheim, Reistal, Rudelskerchen, Hertlingshausen, Kindenheim, Alsenborn, Niederolm, Weinweiler, Genicofin, Wendelsheim, Relsberg, Mülheim, Sprendlingen, Bissersheim, Niederlustadt, Essingen, Schonborn, Algesheim, Rusbach, Hogelstein, Heidesheim, Wartenberg, Altoof, Mohrbach, Wollsheim, Niederhochlsatt, Obersaulheim, Dietersheim, Landstuhl, Finckenbach, Razheim, Schweisweil, Bobenheim, Heidesheim, Merterheim, Bretzenheim and Zalhlbach, Olkenheim, Waleine, Gross-Bockenheim, Schiffersheim, Lohus fels, Reibotzkem, Rugheim, . Spallon, Kleinwinternheim, Weissen

au,

Marienborn, Cassel, Kleinbotheim Sembach, Dromersheim, Munsheim, Uffhoren, Büdesheim, Minchwesler, Brenheim, Neuhemsbach, Drais, form an integral part of the Republic.

The Commissioners of the National Convention to the Armies of the Vosges, the Rhine and the Moselle are instructed to take all the necessary measures for the execution of the laws of the Republic in the said cities and communes, and to cause such information to be imparted to the National Convention as shall be necessary in order to determine the method of incorporation.

THE REPUBLICS OF MULHAUSEN AND GENEVA, 1798

The Directory Delegates Jean Ulric Metzger as Commissioner to the Republic of Mulhausen with Regard to the Vote of Union. January 1, 1798 1

EGALITÉ FRATERNITÉ

Extrait des registres des délibérations du Directoire exécutif.

Paris, le 9 Nivôse, l'an VI de la République française une et indivisible.

Le Directoire exécutif, informé que les citoyens de la République de Mulhausen doivent s'assembler incessamment pour délibérer sur leur réunion à la République française, arrête ce qui suit:

ART. 1. Le citoyen Metzger (JeanUlric), membre de l'administration centrale du département du HautRhin, est nommé commissaire du gouvernement à l'effet de conférer avec les magistrats, citoyens et habitants de la République de Mulhausen, sur tout ce qui peut avoir trait à leur demande tendante à la réunion dont il s'agit, ainsi qu'aux opérations préliminaires et subséquentes y relatives.

ART. 2. Il est chargé en conséquence de recevoir le vœu des citoyens et habitants de la République de Mulhausen, de le constater, d'en stipuler

EQUALITY AND FRATERNITY

Extract from the minutes of the deliberations of the executive Directory.

Paris 9th Nivôse,

year VI of the French Republic, One and Indivisible.

The executive Directory, informed that the citizens of the Republic of Mulhausen are about to assemble at once to deliberate upon their union with the French Republic, resolves as follows:

ARTICLE 1. Citizen Metzger (JeanUlric), member of the central administration of the department of the Upper-Rhine, is named commissioner of the government for the purpose of conferring with the magistrates, citizens and inhabitants of the Republic of Mulhausen, regarding everything that may have relation to their request tending to the union in question, as well as the preliminary and subsequent operations relative thereto.

ART. 2. He is consequently charged to receive the vote of the citizens and inhabitants of the Republic of Mulhausen, to authenticate it, to stip

1 Musée historique de Mulhouse, Bulletin, No. 21-25, p. 10 et seq.

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