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„ bornés aux Suppôts de Mes Conseils collaté„ raux, à ceux comptés par les écroues, & „ aux autres qui font Officiers & Domestiques „ de Ma Maison, ou qui par leurs offices fònt „ de la suite de Ma Cour aux Pays-Bas. Par „ conséquent, la nullité du testament de feu le „ Baron d'Oudenhoven, alléguée par le Baron „ de Schade, n'a, ni ne peut avoir lieu.

n Votre Altesse ordonnera là & ainsi qu'il „ appartient, que cette regle soit à l'avenir ob„ fervée. A tant Madame &c. De Vienne* ce „ 3 Février 1731."

De la maison mortuaire dun Militaire Chevalier de V Ordre.

L'Empereur & RoL

MADAME, Ma Très-chere Et

TRÈS-AIMÉE SŒUR,

La Comtesse de Chemin, Fille du défunt Marquis de Westerloo , M'ayant fait présenter la requête ci-jointe, tendante à faire constituer des Tuteurs aux Enfans mineurs de son ditPere, Je veux bien envoyer à Votre Altesse la dite requête, & Lui dire, que, comme le Jugement universel des maisons mortuaires des Chevaliers de l'Ordre de laToilòn-d'or compete à Mon Grand Conseil, Votre Altesse ait à donner Ses ordres» afin que le dit Conseil constitue des Tuteurs aux susdits Enfans du Marquis de Westerloo; & prenne la connoissance à cet égard qu'il convient. A tant Madame &c. , Vienne ce 21 Janvier 1733,

Les trois Conseils collatéraux rétablis aux Pays-Bas ne sont point à tenir pour une nouvelle érecHon.

L'Empereùr & Roi.

MADAME, MA TRÈS-CHERE ET TRÈS-AIMÉE SŒUR,

Rapport M'ayant été fait de la relation de Votre Alteíse du 8 Octobre de l'an passé, & de la représentation du Conseil Privé, qui y étoit jointe, de même que de celle du 28 Févr. de cette année, & des papiers y attachés, touchant la prétention sormée par Claire - Thérese Stalins, veuve d'Albert de Coxie, de son vivant Chef&-Président du Conseil Privé, contre-le Comte de Baillet, Chef-&-Président d'à présent, au' sujet du remboursement des deux difterens capitaux y mentionnés, l'un de 6000 fl. & l'autre de 2400 fl. argent de change, avec les intérêts échus au denier 16 depuis l'an 1714 : Je veux bien faire cette à Votre Altesse, pour Lui dire, qu'ayant rétabli les trois Conseils collatéraux sur le pied ancien, Mon intention n'a pas été d'en faire une nouvelle érection; & par conséquent, que l'exemption du remboursement prétendu par les Miniitres modernes des dits trois Conseils col« latéraux n'a lieu. . .

Ainsi Votre Altesse ordonnera à tous ceux, à qui il appartient, de se régler selon ce. A tant

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De Vienne ce 21 de Mai 1727.

Monseigneur,

k J'ai reçu la dépêche de Votre Majesté Impériale & Catholique du 21 du mois dernier, portant Sa décision Royale sur la prétention sormée par Claire-Thérese Stalins, veuve du feu Chef&-Président du Conseil Privé de Coxie: Et sur. la représentation, que le Conseil Trivé M'avoit faite à l'occasion de la dite prétention, prévoyant que les autres Conseillers du même Conseil pourroient essuyer un pareil sort, en cas

Sue l'on permît à la veuve du dit Chef-&-Préfient de Coxie de faire valoir son droit contre le Comte de Baillet, comme son Successeur en emploi ; sur quoi Je Me donné l'honneur de dire à Votre Majesté, que J'ai déja remis Sa dite dépêche au Conseil Privé, & à celui des Finances1, avec ordres à l'un & à l'autre de s'y conformer, comme Votre Majesté le veut fy l'ordonne: Et 'J'estime que cette résolution Souveraine levera plusieurs dissicultés, qui naîtroient fans cela, & dont les suites pourroient être à charge aux Finances de Votre Majesté; ce qui causeroit de l'embarras dans l'état d'épuisement où elles se trouvent. A tant, Monseigneur, Je prie Dieu, qu'il donne à Votre Majesté en parfaite santé très-longue & très-heureuse vie. De Bruxelles le 6 Juin 1727. De Votre Sacrée Majesté Impériale & Catholique ( étoit écrit tout-au-bas de la propre main de la Sérénissime Archiduchesse) tres-humble, & très-fidclle, & très-obéissante Sœur & Servante, Marie-Elisabeth.

Ceux de la Chambre des comptes ne font point nobles.

J... B P. de M......... Che

valier , Auditeur de la Chambre des comptes du Roi, Fils de Jean-Baptiste Auditeur de la même Chambre, mort l'an 1708, ayant eu la témérité de poser dans une requête présentée à Sa Majesté en son Conseil Suprême, que les. charges de Maître & d'Auditeur de fa dite Chambre anoblissent les Enfans de ceux qui en ont été revêtus, suppliant à cet effet, de vouloir confirmer par acte cette prétendue Noblesse de feu son Pere transmissible à tous ses Enfans, & de déclarer de nouveau, en tant que de besoin , que feu son dit Pere avec tous ses Enfans ont dû. & doivent jouir de la Noblesse attachée à l'oftlce d'Auditeur de la Chambre des comptes j cette requête fut apostiJlée comme s'ensuit.

Que le Suppliant se conseille & soit plus circonspect à l'avenir, à peine d'ultérieure démonstration. Fait à Gratz le 8 Juillet 1728.

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Si les Visites Apostoliques sont permises & . en usage aux Pays-Bas?

C^Ette question fut agitée àu Conseil Suprême à l'occasion de l'Abbaye de Vlierbeke en Brabant , & le plus ancien des deux Régens nationaux vota pour la négative, dont le sentiment fut goûté par le Conseil, qui s'y consorma: ce qui n'empêcha pourtant point l'autre Régent national de tenir pour l'assirmative, par la déduction suivante.

Il n'y a que deux moyens pour conserver la diícipline monastique, qui font les Chapitres généraux & les Vihtes: à quel effet le Concile général de Latran sous le Pape Innocent III. a ordonné, que les Monasteres exempts soient visités par certains Visiteurs, à établir par le Chapitre général; & le Concile de Trente Jejf2^. cap. 20. de Regularibus. a chargé du même devoir les Abbés chefs de l'Ordre, ou Supérieurs de la Congrégation.

Si les uns & les autres veillerent fúfíìiàrnment à promouvoir dans les Monasteres, qu'ils doivent visiter, la rigueur de la diseipline réguliere, le Concile de Trente Jeff.21. cap. 8.-de reformat. ne se seroit point avisé d'un remede extraordinaire , pour y pourvoir. Vide Stephan. Weims const. iy. n. 8. & g. fol. 132.

Ce remede extraordinaire consiste en ce que le Concile a ordonné à l'Evêque du lieu de faire une Visite Apostolique, pour suppléer au défaut des Visiteurs ordinaires d'un Monastere exempt. A quel eífet le Concile a délégué le méme Evêque

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