Biographie des écrivains français, ou, abrégé de l'histoire de la littérature française du seizième siècle jusqu'à nos jours

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James Thin, 1879 - 261 pages
 

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Page 120 - Captif au rivage du Maure, Un guerrier, courbé sous ses fers, Disait : Je vous revois encore , Oiseaux ennemis des hivers. Hirondelles, que l'espérance Suit jusqu'en ces brûlants climats, Sans doute vous quittez la France : De mon pays ne me parlez-vous pas? Depuis trois ans je vous conjure De m'apporter un souvenir Du vallon où ma vie obscure Se berçait d'un doux avenir. Au détour d'une eau qui chemine A flots purs, sous de frais lilas, Vous avez vu notre chaumine : De ce vallon ne me parlez-...
Page 225 - Oh ! lorsqu'un lourd soleil chauffait les grandes dalles Des ponts et de nos quais déserts, Que les cloches hurlaient, que la grêle des balles Sifflait et pleuvait par les airs ; Que, dans Paris entier, comme la mer qui monte, Le peuple soulevé grondait, Et qu'au lugubre accent des vieux canons de fonte La Marseillaise répondait...
Page 223 - V^UAND vous aurez prouvé, messieurs du journalisme, Que Chatterton eut tort de mourir ignoré, Qu'au Théâtre-Français on l'a défiguré; Quand vous aurez crié sept fois à l'athéisme, Sept fois au contresens et sept fois au sophisme, Vous n'aurez pas prouvé que je n'ai pas pleuré.
Page 45 - De la terre à jamais aimables habitants, Soutiens dans les travaux, trésors dans l'indigence : L'un est le doux Sommeil, et l'autre est l'Espérance.
Page 162 - Eh quoi ! les chagrins, les alarmes Viendraient troubler ce front si pur ! Et par l'amertume des larmes Se terniraient ces yeux d'azur ! " Non, non, dans les champs de l'espace Avec moi tu vas t'envoler ; La providence te fait grâce Des jours, que tu devais couler.
Page 85 - Pauvres chiens et moutons, toute la bergerie Ne s'informe plus de son sort. Les enfants qui suivaient ses ébats dans la plaine, Les vierges aux belles couleurs Qui le baisaient en foule, et sur sa blanche laine Entrelaçaient rubans et fleurs, Sans plus penser à lui, le mangent s'il est tendre. Dans cet abîme enseveli, J'ai le même destin.
Page 88 - Ces reptiles hideux , sifflant dans la poussière , En vain sèment le trouble entre son ombre et moi : Scélérats , contre vous elle invoque la loi. Hélas! pour arracher la victime aux supplices, De mes pleurs chaque jour fatiguant...
Page 199 - Heureux lorsque ton jour, ce jour qui vit éclore Ton œuvre du néant et ton Fils du tombeau, Vient m'ouvrir les parvis où ton peuple t'adore, Et de mon zèle éteint rallumer le flambeau.
Page 157 - Du médecin d'un roi sait-on quelle est la vie? Cet esclave absolu, qui parle en souverain, Ment lorsqu'il se dit libre, et porte un joug d'airain. Je ne m'appartiens pas ; un autre me possède : Absent, il me maudit, et présent, il m'obsède...
Page 142 - C'était le seul anneau de ma chaîne brisée, Le seul coin pur et bleu dans tout mon horizon, Pour que son nom sonnât plus doux dans la maison, D'un nom mélodieux nous l'avions baptisée. C'était mon univers, mon mouvement, mon bruit, La voix qui m'enchantait dans toutes mes demeures, Le charme ou le souci de mes...

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