Cours d'histoire moderne (1820-1822): Histoire de la civilisation en France depuis la chute de l'Empire romain. 2 - 3 - 4 - 5

Couverture
Didier, 1843
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 168 - S'il doit l'être par son génie, il ne l'est pas moins par son emploi. Ce n'est point magistrature, ce n'est point souveraineté. Cet emploi, qui constitue la république, n'entre point dans sa constitution ; c'est une fonction particulière et supérieure qui n'a rien de commun avec l'empire humain...
Page 262 - ... convertie à la foi catholique, libre d'hérésie; lorsqu'elle était encore sous une croyance barbare , avec l'inspiration de Dieu, recherchant la clef de la science ; selon la nature de ses qualités, désirant la justice, gardant la piété ; la loi salique fut dictée par. les chefs de cette nation , qui en ce temps commandaient chez elle.
Page 328 - Le crime de vénalité étant interdit sous les mêmes peines, nous ordonnons, comme l'ont fait nos ancêtres, de juger entre Romains suivant les lois romaines ; et que ceux-ci sachent qu'ils recevront, par écrit, la forme et la teneur des lois suivant lesquelles ils doivent juger, afin que personne ne se puisse excuser sur l'ignorance.
Page 238 - Nous savons avec quelle facilité, quelle promptitude, de pareils événements s'accomplissent et disparaissent. Des maisons sont brûlées, des champs dévastés, des récoltes enlevées, des hommes tués ou emmenés captifs : tout ce mal fait, au bout de quelques jours les flots se referment, le sillon s'efface, les souffrances individuelles sont oubliées, la société rentre, en apparence du moins, dans son ancien état. Ainsi se passaient les choses en Gaule au cinquième siècle.
Page 182 - C'en est assez sur ses études et sa science ; mais qui pourrait louer dignement et convenablement les autres vertus de cet homme qui, se souvenant toujours des faiblesses de l'humanité, assistait les clercs de son travail, le peuple de ses discours, les affligés de ses exhortations, les délaissés de ses consolations, les prisonniers de son argent, ceux qui avaient faim en leur donnant à manger, ceux qui étaient nus en les couvrant de vêtements ? Il serait, je pense, également superflu d'en...
Page 8 - ... de la civilisation, le développement intellectuel et le développement social, sont étroitement liés l'un à l'autre ; tant il est vrai que sa perfection réside non-seulement dans leur union, mais dans leur simultanéité, .dans l'étendue, la facilité, la rapidité avec laquelle ils s'appellent et se produisent mutuellement. Essayons maintenant, Messieurs, de considérer de ce point de vue les différents pays de l'Europe ; recherchons les caractères particuliers de la civilisation de...
Page 51 - ... d'action de tout genre ; il demanda davantage aux peuples , et en même temps il s'occupa moins d'eux. Il envoyait plus de troupes sur les frontières pour résister aux Barbares, il en restait moins dans l'intérieur pour maintenir l'ordre. On dépensait plus d'argent à Constantinople ou à Rome pour acheter des auxiliaires ou satisfaire de dangereux courtisans ; on en employait moins pour l'administration des provinces. Le despotisme se trouvait ainsi à la fois plus exigeant et plus faible,...
Page 306 - ... de grands changements ont eu lieu dans la situation du peuple pour qui la loi était faite. Les Visigoths étaient d'abord établis dans le midi de la Gaule ; ce fut en 507 que Clovis les en chassa, et leur enleva toute l'Aquitaine; ils ne conservèrent au nord des Pyrénées que la Septimanie. La législation des Visigoths n'importe donc à l'histoire de notre civilisation que jusqu'à cette époque; plus tard, l'Espagne y est presque seule intéressée. Pendant qu'il régnait à Toulouse, Euric...
Page 270 - Évidemment, ce n'est pas là un texte législatif, car il contient pour le même délit deux peines différentes ; et les mots, d'après une autre décision, sont exactement ceux qu'on trouverait dans le langage de la jurisprudence, dans un recueil d'arrêts. M. Wiarda pense en outre, et ceci confirmerait l'opinion précédente, que la loi salique ne contient pas toute la législation, tout le droit des Francs Saliens. On trouve, en effet, dans les monuments des...
Page 188 - A coup sûr, Messieurs, ni l'élévation, ni la profondeur ne manquent à ces idées ; elles feraient honneur à tous les philosophes de tous les temps; et rarement la nature propre de l'âme, et son unité, ont été vues de plus près et décrites avec plus de précision. Je pourrais citer beaucoup d'autres passages remarquables, soit par la finesse des aperçus, soit par l'énergie de la discussion, quelquefois même par une profonde émotion morale et une véritable éloquence. Eh bien! voici...

Informations bibliographiques