OEuvres complètes de P.-J. de Béranger, Volumen 1

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Página 1 - LE ROI D'YVETOT. IL était un roi d'Yvetot, Peu connu dans l'histoire ; Se levant tard, se couchant tôt, Dormant fort bien sans gloire, Et couronné par Jeanneton D'un simple bonnet de coton, Dit-on.
Página 3 - On conserve encor le portrait De ce digne et bon prince; C'est l'enseigne d'un cabaret Fameux dans la province. Les jours de fête, bien souvent, La foule s'écrie en buvant Devant: Oh! oh! oh! oh!
Página 115 - Adieu, charmant pays de France, Que je dois tant chérir ! Berceau de mon heureuse enfance, Adieu ! te quitter c'est mourir.
Página 188 - Le plaisir suit la liberté. Du luxe dont elle est blessée, La joie ici défend l'abus, Point d'entraves à la pensée Par ordonnance de Bacchus. A son gré que chacun professe Le culte de sa déité ; Qu'on puisse aller même à la messe Ainsi le veut la liberté.
Página 204 - Sois-moi fidèle, ô pauvre habit que j'aime! Ensemble nous devenons vieux. Depuis dix ans je te brosse moi-même, Et Socrate n'eût pas fait mieux. Quand le sort à ta mince étoffe Livrerait de nouveaux combats, Imite-moi, résiste en philosophe: Mon vieil ami, ne nous séparons pas. Je me souviens, car j'ai bonne mémoire, Du premier jour où je te mis: C'était ma fête, et, pour comble de gloire, Tu fus chanté par mes amis. Ton indigence, qui m'honore, Ne m'a point banni de leurs bras; Tous...
Página 268 - Oui, voilà les rives de France : Oui, voilà le port vaste et sûr, Voisin des champs où mon enfance S'écoula sous un chaume obscur. France adorée ! Douce contrée ! Après vingt ans enfin je te revois ; De mon village Je vois la plage, Je vois fumer la cime de nos toits.
Página 58 - Gai ! gai ! serrons nos rangs, Espérance De la France ; Gai ! gai ! serrons nos rangs ; En avant, Gaulois et Francs ! Pour des Calmoucks durs et laids Nos filles Sont trop gentilles, Nos femmes ont trop d'attraits.
Página 296 - Hommes noirs, d'où sortez-vous? Nous sortons de dessous terre. Moitié renards , moitié loups , Notre règle est un mystère. Nous sommes fils de Loyola ; Vous savez pourquoi l'on nous exila. Nous rentrons ; songez à vous taire ! Et que vos enfants suivent nos leçons. C'est nous qui fessons, Et qui refessons Les jolis petits , les jolis garçons.
Página 172 - gives to my children. " Jete sur cette boule, Laid, chetif et souffrant ; Etouffe dans la foule, Faute d'etre assez grand : " Une plainte touchante De ma bouche sortit. Le bon Dieu me dit : Chante, Chante, pauvre petit ! " Chanter, ou je m'abuse, Est ma tache ici bas. Tous ceux qu'ainsi j'amuse, Ne m'aimeront-ils pas...
Página 39 - Les gueux, les gueux Sont les gens heureux ; Ils s'aiment entre eux. Vivent les gueux ! Au Parnasse la misère Longtemps a régné, dit-on ; Quels bjeAs possédait Homère?

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