Discours sur Shakespeare et sur Monsieur de Voltaire

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J. Nourse, 1777 - 185 páginas
 

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Página 34 - Mes italiens se sont moqués de vous, et vos français ne se souviennent pas seulement que vous ayez parlé de ces deux étrangers. Que d'exemples ne pourrais-je pas vous apporter pour vous faire toucher au doigt qu'aucun poète n'a du bonheur que dans la contrée qui l'a vu naître!
Página 52 - ... n'être là que durant ces trois ou quatre heures ? est-il possible de rendre probables des voyages fort longs aux yeux de ceux qui ne bougent du parterre, des loges et du paradis ? Ceux qui me font de si belles interrogations, auront la bonté de me permettre que je les interroge aussi un peu, avant de leur donner une réponse catégorique. - Comment donc ceux qui savent...
Página 61 - Voltaire luimême, comme poète tragique, n'ont guère d'admirateurs plus sincères que moi. Je donnerais un doigt de la main pour obtenir le pouvoir d'écrire une pièce égale à celle de Cinna: je dis ceci sérieusement. Mais faut-il dire le reste? J'en donnerais deux pour la faculté d'inventer un caractère qui égale celui de Caliban dans La tempête de Shakespeare.
Página 99 - ... Pourquoi monsieur de Voltaire ne pousse-t-il pas sa pointe plus loin, et ne nous conseille-t-il, pour l'embellissement du monde physique, de nous en tenir dans tous pays à un seul mets, à une seule sorte de boisson, à une seule chose de chaque genre pendant toute notre vie? Que ne va-t-il pas jusqu'à nous exhorter de tuer partout toutes les brunes afin que le monde n'ait que des blondes, ou bien toutes les blondes afin qu'il n'y ait que des brunes? de pendre tous les sots, afin qu'il n'y...
Página 84 - IH- .ni à ces gens-là de manger tous tant qu'ils crèvent et du plus fin! Diable! Ils vous croquent des grives et des gélinottes méme en caréme! Et pourquoi 93 ? Parce qu'ils appartiennent au roi.
Página 13 - D'une indigne maîtresse encenser les erreurs, Ramper sous un ministre, adorer ses hauteurs, Et montrer les langueurs de son âme abattue A des amis ingrats qui détournent la vue? La mort serait trop douce en ces extrémités ; Mais le scrupule parle, et nous crie : "Arrêtez." Il défend à nos mains cet heureux homicide, Et d'un héros guerrier fait un chrétien timide, etc.
Página 12 - C'eft la fin de nos maux, c'eft mon unique afile; Après de longs tranfports c'eft un fommeil tranquille.. On s'endort, &: tout meurt : mais un affreux réveil Doit fuccéder peut-être aux douceurs du fommeil. On nous menace , on dit que cette courte vie , De tourmens éternels eft auflîtôt fuivie.
Página 37 - Dans peu elle lui ressemblera comme un œuf ressemble à un autre, si on y va du train qu'on y va. Ce n'est pas là le cas de la langue de Shakespeare, qui a un air à elle, un air mâle, un air de liberté, un air quelquefois un peu farouche, qui lui sied à merveille, mais qu'un étranger ne saisit pas à la hâte.
Página 38 - Quand vous commencerez à croire que vous l'entendez, allez souvent voir représenter ses pièces. Vous viendrez à la vérité un peu trop tard pour les voir jouer supérieurement; et c'est dommage. L'acteur qui en rendait si bien les principaux rôles a dit adieu au théâtre 3, au grand regret de tout le monde.
Página 24 - Allez, selons le génie de la poésie française, l'enchaîner dans des alexandrins, qui vous rappellent une procession de moines marchants deux à deux d'un pas égal et grave le long d'une rue droite, vous ne le reconnaîtrez plus. Ce sera faire danser des minuets à qui ne sait que s élancer comme un cerf.

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