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verain de marine, sous Charles IV. A présent, il est en retraite et cependant très digne d'être remis en activité. Les deux Acadé mies et la Société patriotique s'enorgueillissent de l'avoir pour membre. J. A. LLORENTE.

145.

ROYAUME DES PAYS-BAS.

sur

Christendom en Hervorming. —Christianisme et Réformation, comparés avec l'état actuel de l'Église protestante, tout dans les Pays-Bas. Groningue, 1816. Wouters. 2o édition; in-8° de 481 pages.

146. Christendum en Wysgeerte, etc. - Christianisme et Philosophie, comparés, etc., par le même auteur, avec cette épigraphe de Lactance: Primus sapientiæ gradus est falsa intelligere; secundus, vera cognoscere. Groningue, 1817. Wouters; in-8° de 431 pag.

Christianisme et

147. - Christendom en Hervorming, etc. Réformation, examinés dans quelques lettres, et dialogues entre Ariste et Philomathès. Groningue, 1816. Vomkens, in-8° de 258 p.

La simplicité, la popularité de la doctrine évangélique, est à la fois, dans l'opinion des hommes religieux, le cachet de sa vérité et le gage de son universalité future.

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L'alliage des idées de Pythagore, de Platon, d'Aristote, de Descartes, de Leibnitz, de Wolff, de Priestley, de Kant, dénature le christianisme; it a nui essentiellement et nuit encore à ses succès. C'est ce que ne paraît pas avoir assez considéré l'auteur des deux premiers ouvrages que nous annonçons, et que l'on assure être un jurisconsulte, nommé M. Hoving. Ces ouvrages ont donné naissance à une polémique au moins imprudente, Il faut distinguer toutefois dans le nombre des adversaires de M. Hoving, l'auteur de la troisième production.

148. Redevoeringen.- Discours concernant les Lettres et les arts, par N. SWART. Amsterd., chez Vander Hey, 1817, in-8° de 164 pag.

C'est une chose trop rare en Hollande que des discours ( bien entendu des discours littéraires), pour les passer sous silence. On n'y fait guère de la prose qu'en chaire; mais de poëtes et

d'œuvres poétiques.... oh! quel débordement! quel déluge! Il faut donc savoir gré à M. SWART de ne pas avoir dédaigné la vile ·prose. Il n'a pas prétendu, au reste, écrire des discours oratoires. Ses Prélections, faites la plupart à la société dite FÉLIX MERITIS, et à une autre société semblable, tiennent, d'après lui-même, une sorte de milieu entre des mémoires et des sermons. Elles sont au nombre de sept. 1. De l'essence, de l'origine, du but et de l'utilité de la poésie; 2. des dispositions naturelles pour cultiver la poésie avec succès; 3. de l'usage et de l'abus des romans; 4. de la valeur et de la non-valeur de la gloire littéraire ; 5. de la poésie du pinceau; 6. de l'exercice de l'art du dessin, considéré dans ses rapports avec une bonne éducation; 7. de l'homme envisagé comme objet des beaux-arts. La vérité est que ces discours sont pleins de mérite, tant sous le rapport de l'instruction, que sous ceux du goût et du style. Nous regrettons bien de ne les connaître que par un extrait pourtant assez étendu.

LIVRES FRANÇAIS.

M.

149. Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, de perfectionnement et d'importation, dont la durée est expirée; publiée d'après les ordres de son Excellence le ministre de l'Intérieur, par M. CHRISTIAN, directeur du conservatoire des arts et métiers. Tome III. Paris, 1820, imprimerie de madame Huzard (née Vallat-la-Chapelle), rue de l'ÉperonSaint-André-des-Arts, no 7. In-4° de 284 pages, avec 52 planches. Prix 25 francs.

Ce volume, promis depuis un an, et attendu avec une vive impatience, vient enfin de paraître; il n'est pas susceptible d'analyse, comme il est facile de le concevoir, puisqu'aux termes de la loi, il doit donner textuellement la copie des descriptions qui ont accompagné les demandes en brevet. Rien n'aurait été plus facile à faire qu'un ouvrage de cette nature, si les auteurs s'étaient toujours exprimés d'une manière claire et précise; et dans ce cas, un bon copiste aurait eu autant de mérite, que l'homme de lettres qui aurait réuni les plus grands talens; mais, l'on concevra la difficulté qu'a dû éprouver le rédacteur, lorsqu'on saura que beaucoup de brevets sont décrits d'une manière insignifiante,

souvent inintelligible, et qu'alors il a fallu ou les supprimer, ou chercher des moyens propres à faire concevoir l'invention.

:

On en verra un exemple à la page 205 M. Bellemère a pris un brevet pour un métier à bas, à côtes dites anglaises, mu par un double levier et balancier. Ses moyens ne sont point décrits, il s'est borné à un simple dessin, sans explication. On doit savoir gré au rédacteur d'avoir trouvé le moyen de suppléer à ce silence, en transcrivant le rapport fait à l'Institut, le 11 août 1806, par M. Desmarest, sur cette machine, afin de la rendre intelligible.

Ce volume renferme soixante brevets décrits, et neuf dont on ne trouve que les titres, soit par les raisons que nous avons déduites, soit parce que ces objets sont généralement connus, soit parce que ces inventions n'ont produit aucun bon résultat, ainsi que l'annonce M. Christian, dans l'avertissement placé en tête du tome II. Les planches en sont très bien exécutées, elles sont gravées avec beaucoup de soin par M. Leblanc, à qui l'on doit un ouvrage précieux sur les arts.

Le quatrième volume va paraître dans peu de tems; l'impression tire à sa fin. Il est à désirer que cet ouvrage se mette bientôt au courant, car une grande quantité de brevets expirés sont encore ignorés de tous les artistes qui ont le plus grand intérêt à être informés des nouvelles découvertes.

150. Archives des Découvertes et des Inventions nouvelles 1 faites dans les sciences, les arts et les manufactures, tant en France que dans les pays étrangers, pendant l'année 1819; 1 vol. in-8° de 526 pages, le 12o de la collection. Prix, 7 fr., et 8 fr. 50 c. franc de port pour les départemens. A Paris, chez Treuttel et Würtz, libraires, rue de Bourbon, no 17; à Strasbourg et à Londres, même maison de commerce.

Réunir dans un cadre resserré une foule de matériaux épars dans les meilleurs ouvrages français, anglais, allemands et itafiens, les classer dans un ordre méthodique, et en présenter des analyses claires, précises et à la portée de tous, tel est le but de l'ouvrage que nous annonçons, et dont l'utilité ne saurait être contestée. Un succès toujours croissant depuis douze ans justifie cet éloge, et nous pensons que ce répertoire annuel des productions du génie, mérite d'être placé dans toutes les bibliothèques. Le volume que nous avons sous les yeux, et qui est le 12o de la

par

collection, renferme une grande varieté d'articles, parmi lesquels nous avons distingué ceux sur l'oxygenation de l'eau, par M. Thénard; sur les poissons électriques, par M. de Humboldt; sur la polarisation, la réfraction et l'absorption de la lumière, MM. Biot, Petit et Dulong; une foule d'analyses chimiques de productions minérales, animales ou végétales; des recherches curieuses sur les instrumens à vent et à cordes, sur la température et la pesanteur spécifique des eaux de la mer, sur la théorie de la chaleur, la dilatation des gaz, la chute des corps, l'oxidation du fer, la formation des brouillards, la déclinaison de l'aiguille aimantée, les comètes, etc., etc.

La partie industrielle occupe une place distinguée dans l'ou vrage. Toutes les découvertes, faites en 1819 dans cette branche des connaissances humaines, y sont mentionnées, ainsi que les prix, les médailles et les récompenses décernés, tant par le jury de la dernière exposition, que par l'Académie des sciences et la Société d'encouragement; en un mot, rien n'y est omis de ce qui peut intéresser ou instruire. On peut se procurer, à la même adresse, les onze premiers volumes de la collection. Prix des onze premiers volumes, 67 fr.

151. — Le Guide du Voyageur à Fontainebleau, ou Nouvelle description historique abrégée de cette ville, mais principalement du château royal, des jardins et du parc, qui en font l'ornement; de la forêt, et de quelques lieux qui l'environnent; par Charles REMARD, conservateur de la bibliothèque du château royal. Fontainebleau, E. Durant, libraire-éditeur. Paris, 1820. Pigoreau, place Saint-Germain-l'Auxerrois. In-12 de vi et de 150 pages. Prix, 1 fr. 50 c., et 2 fr. 15 cent. franc de port.

Le château de Fontainebleau a été, dans ces derniers tems, paré et remeublé avec tant de magnificence; il a reçu des embellissemens si précieux, soit par l'établissement d'une riche bibliothèque, soit par la création de nouveaux jardins, qu'une grande partie des étrangers qui, depuis six ans, sont venus visiter la capitale de la France, ont voulu voir aussi le château royal, qui rappelle de si grands souvenirs et qui offre encore des beautés si frappantes. On désirait depuis long-tems une nouvelle description de ce château; la moins ancienne, composée de 2 volumes in-12, qui remonte à l'année 1731, est devenue tout-à-fait insuffisante,

principalement parce qu'elle décrit des monumens que la révolu tion a fait disparaître.

M. Remard, conservateur de la bibliothèque, a bien senti que c'était à lui de satisfaire la curiosité publique sur ce sujet. Depuis plusieurs années, il est occupé à recueillir les matériaux d'une description détaillée de Fontainebleau. L'architecte du château, M. Hurtault, membre de l'Institut, le seconde puissamment pour la partie des arts. Mais un ouvrage de cette importance peut se faire attendre encore long-tems. M. Remard, pour répondre à l'impatience des curieux, vient de mettre aujour un abrégé des merveilles de Fontainebleau, sous le titre de Guide du voyageur. Ce petit volume se lit avec le plus grand intérêt, parce que les descriptions sont d'une élégante simplicité. On aimerait à voir en tête un plan du château. Quelques-unes de ses vues figureraient bien aussi dans l'intérieur du volume; j'engage l'auteur à ne pas négliger cette ohservation, s'il doit donner une nouvelle édition de son ouvrage. Bareier.

152. (*) — Essai philosophique sur la nature morale et intellectuelle de l'homme; par G. SPURZHEIM, M. D., auteur des Observations sur la Folie et des Observations sur la Phronologie. Paris, 1820, 1 vol. in-8° de 248 pages. Treuttel et Würtz, rue de Bourbon, n° 17; à Strasbourg et à Londres, même maison de commerce. Prix, 4 fr., et 4 fr. 90 c., franc de port. (Nous rendrons un compte particulier de cet ouvrage.)

153. (*) — Paris et Montpellier, ou Tableau de la médecine dans ces deux écoles; par John CROSS. Traduit de l'anglais par Élie Revel, docteur-médecin. Paris, 1820; 1 vol. in-8°. Prix, 4 fr., et 5 fr. franc de port. Plancher, éditeur, rue Poupée, no 7, et chez tous les marchands de nouveautés.

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154. Le Monde des Émiles, ou l'éducation sociale. Paris, 1819. 1 vol. in-8°, avec une figure et un tableau synoptique. Pélicier, Palais-Royal. Prix, 4 fr. 50 c., et 5 fr. franc de port.

Dans un beau jour de printems, l'auteur fait débarquer, sur une île inhabitée, cent enfans de l'âge de douze ans, qui ont quelques notions des arts. Ils y trouvent des outils et des matériaux pour bâtir, des instrumens et des bestiaux pour l'agriculture, et ensuite, au moyen des avances qui leur sont faites pour des besoins de première nécessité, il les livre entièrement à eux

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