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130.Sammlung architektonischer Entwürfe.—Collection de plans d'architecture, tracés par ScHINKEL. Ier cahier, gr. in-fol., six planches et une feuille d'explications. Berlin, 1819. Wittich. Prix, 12 francs.

Cette Collection, qui aura une suite, contiendra les plans nonseulement des ouvrages qui ont été exécutés, mais encore de ceux qui ont été projetés par M. Schinkel, architecte très estimé de Berlin. Les planches que renferme le premier cahier offrent la preuve des connaissances techniques et du goût cultivé de l'auteur. Les dessins ne sont faits qu'au trait, mais avec beaucoup de précision. Ils ont été exécutés par le burin délicat de M. Berger.

131. — Carte générale de la Turquie d'Europe à la droite du Danube, ou des Beglerbegliks (gouvernemens sous des beys) de Roumili, de Bosnie et de Morée, en quatre feuilles; avec un Mémoire détaillé (in-8o de 86 pages) annexé à cette carte : par le général Guillaume de Vaudoncourt.

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Munich, 1818. Impri

merie de J.-G.-J. Seybold. Au dépôt des cartes géographiques de Ch. Reinhard, et à Paris, chez Simoneau, graveur, tenant magasin de cartes géographiques, rue de la Paix, no 6.

Cette carte est la meilleure et la plus fidèle qu'on ait encore tracée de la Turquie d'Europe. Le Mémoire détaillé qui l'accompagne est aussi très remarquable par son exactitude, et ce travail acquiert un grand intérêt dans le moment actuel, à cause des hostilités imminentes entre la Porte ottomane et le pacha de Jannina. Le Mémoire contient 52 itinéraires détaillés de la Turquie d'Europe, indiquant les stations par leurs noms écrits comme on les prononce, et les distances par heures, suivant l'usage du pays. H-s.

SUISSE.

132.- Elémens de la grammaire hébraïque, par J.-E. CELLERIER fils, pasteur et professeur de langues orientales, de critique et d'antiquités sacrées, à l'Académie de Genève; suivie des principes de la syntaxe hébraïque, traduits librement de l'allemand de Wilhelm Gesenius. - Genève, Sestié fils et compagnie, 1820, in-8° de 260 pages. Paris, chez Masson et fils, libraires, rue de Tournon, no 6. Prix, 5 fr. 5o. c., et 6 fr. 50 c., franc de port.

L'auteur de cette nouvelle grammaire a pris pour guides, dans son travail, les meilleurs grammairiens de l'Allemagne et de la. Hollande, et surtout Schroeder et Gesenius. Il a étudié avec soin les diverses théories de ces savans, les a combinées entre elles et restreintes à ce qu'elles ont de plus certain; quelquefois il les a, considérées sous un nouveau point de vue. La grammaire hébraïque de Ladvocat, la seule, je crois, qui existât en français. (d'après le système masoréthique), avait une syntaxe bien défectueuse et bien courte. Dans la grammaire de M. Cellerier, la syn-, taxe est complète et exposée d'une manière claire et méthodique. Ladvocat n'avait pu profiter des découvertes modernes des hébraïsans de l'Allemagne, nos maîtres dans cette partie. Mais, comme Ladvocat, M. Cellerier a voulu épargner à ses élèves le dégoût extrême que cause d'ordinaire l'étude minutieuse des accents; il n'en a parlé qu'autant que cela était nécessaire pour la prononciation et pour l'intelligence du texte sacré. Rien d'essentiel n'a été omis. Sous le rapport typographique, cet ouvrage ne laisse rien à désirer; et cela est d'autant plus remarquable, que c'est, je crois, le premier ouvrage hébreu imprimé à Genève, depuis le dix-septième siècle. Espérons que M. Cellerier, jeune encore, ne s'arrêtera pas après cet honorable début, et qu'il marchera constamment sur les traces de son illustre père, qui passe, avec raison, chez les réformés, pour le premier de leurs, orateurs vivans. Les sermons de M. Cellerier le père ont paru à ̧ Genève, en 1819, 4 vol. in-8°.

ITALIE.

J. H.

133. Tobiæ Mayeri tabula selenographica in usum Italorum novissimè edendum curavit Ubaldus VILLA. Mediolani, anno MDCCCXX. R. S.

La topographie de la lune décrite par Mayer, selon les observations télescopiques d'Evelius, de Riccioli et de Cassini, se trouve fort améliorée par M. Villa, qui non-seulement en a corrigé quelques erreurs, mais encore y a joint le résultat des observations faites dernièrement par les astronomes les plus célèbres. 134.- Tavola, etc. - Tableau du rapport des poids entre les principales places commerçantes de l'Europe, par N. DE GIOVANNI. Gênes, imprimerie et fonderie de Ponthénier, 1820.

L'ingénieux tableau des distances entre les villes les plus considérables du monde, a servi de modèle pour la confection de celui que nous annonçons; il est élégamment imprimé; il sera suivi de trois autres tableaux comparatifs, dans la même forme, des différentes mesures pour les grains, pour les liquides, et des mesures de longueur. L'utilité de ces tableaux pour les maisons de commerce et pour leurs employés, est incontestable ; ils ont en outre l'avantage, lorsqu'on les fait encadrer, d'offrir des tableaux d'ornement pour les bureaux et les établissemens commerciaux. 135. L'Epifania degli dei degli antichi, etc. - L'Épiphanie des dieux parmi les anciens. Lettre du chevalier Arditi; 4e édition, augmentée. Naples, 1819, in-8°.

Cet ouvrage parut, la première fois, à Naples, en 1788. Ce qui le rend plus intéressant encore, est un long Mémoire adressé par l'auteur à M. Sestini, sur le même sujet. Il soutient, contre Spanheim, que les apparitions des dieux n'étaient pas toujours favorables, et que les hommes en étaient toujours plus ou moins alarmés. Il examine un nombre de citations sacrées et profanes qui prouvent bien plus l'érudition de l'auteur, que l'importance de sa recherche.

136. — Dionigi Alicarnasso, etc. - Traité de Denis d'Halicarnasse sur le style et autres manières propres à Thucydide, traduit du grec en italien, par Pietro Manzi, avec un Discours sur l'art d'écrire l'histoire. Rome, 1819, in-4°.

On loue la fidélité de cette traduction et la correction du style. Le discours très long qui l'accompagne contient des observations utiles, mais quelquefois trop communes, relatives à la matière et au style de l'histoire. Il compare ces deux écrivains, Thucydide et Denis, dont il donne aussi des notices biographiques.

137. Osservazioni sopra un frammento antico, etc. - Observations sur un ancien fragment de bronze, travail grec, représentant Vénus; publiées à l'occasion des noces de la marquise Cristina Trivulzio avec le comte Giuseppe Archinti. Milan, 1819; in-4o de 48 pages, avec deux planches.

Ce Mémoire appartient à M. Cattaneo, très versé dans ce genre d'études. Le monument qu'il illustre, fut par lui-même acquis dans la ville de Lest. Il l'a fait graver en deux tables par M. Anderloni. Après plusieurs recherches et conjectures, il croit

voir une petite idole votive, représentant la déesse de la beauté, portant une fleur, laquelle probablement est une rose attribut qu'il regarde comme presque inusité.

138.-Discorso sopra Shakespeare ed il sig. di Voltaire.-Discours sur Shakespeare et M. de Voltaire, par Giuseppe BARETTI, etc.; traduit du français par Girolamo Pozzoli, Milan. 1820, in-8° de 131 pages.

L'éditeur de Milan continuant l'édition des œuvres de Baretti, commencée dès 1813, par l'imprimeur Mussi, vient de publier ce Discours, écrit originalement en français, et qui était devenu très rare de nos jours. On y trouve quelques opinions bizarres et le même esprit qui a dicté la Frusta letteraria.

139. HORATII FLACCI de Arte poeticá librum cum notis Joannis - Baptistæ Vici Jcti Antonius can. Giordano Bibliothecarius regia Bibliotheca Borbonicæ nunc primum edidit. Neapoli, typis Bibliothecæ analyticæ, pag. 46, in-8°.

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M. Giordano ayant trouvé ce commentaire autographe de J.-B. Vico, sur l'Art poétique d'Horace, s'est empressé de le publier avec le texte de ce poëte, suivant l'édition qu'en fit M. Fea à Rome, en 1811. Les notes de Vico ne sont pas seulement disposées suivant l'ordre du texte, comme ont coutume de le faire les commentateurs ordinaires; ce savant Napolitain se propose de discuter les objets les plus importans de l'art poétique d'après l'esprit d'Horace, mais avec la méthode qu'il a jugée la plus convenable. Il divise donc son commentaire en divers chapitres, où il traite successivement de l'unité du poëme; de la nécessité de l'art; de l'ordre dans les parties de la fable; de l'élocution poétique; des différens genres de vers; de la convenance et du style poétique; du choix du sujet dans la tragédie; du but et de l'organisation du poëme épique; de ce qui est propre à chaque age; de quelques remarques sur la poésie dramatique ; de l'origine de la tragédie; des rhythmes employés dans les drames; de l'histoire de la poésie dramatique; des moyens employés dans l'art poétique; du but de la poésie; de la critique poétique; de l'étude de l'art poétique; enfin du choix d'un censeur. On trouve dans ces notes des idées nouvelles et très ingénieuses. Vico n'écrivait jamais que ce qu'il avait pensé lui-même. Il semble avoir composé ce commentaire après sa Scienza Nuova

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LIVRES D

opes Il'invite à déduire de l'histoire de la poésie, • megmarte nombre de ses remarques, pour en com successivement développé la civilisation des les phenomenes moraux, politiques et scienti

posées. Entio, il trouve tant de rapports entre sa Scienza Nuova comme un commentaire perpétuel des autres. Ce que nous venons As derniers vers de l'Art poétique d'Horace, qu'il regarde l'une de dir de cet ouvrage nous paraît suffisant, pour montrer que le

travail de Vico ne

doit pas être confondu avec la plupart des

productions du même genre des autres commentateurs. Vico est

toujours profond et

de traiter.

140. piques

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de

original, quel que soit le sujet qu'il entreprend

Le Filippiche di M.-Tullio Cicerone. Les Philip-
M.-T. Cicéron, traduites en italien par Pietro-Giorgio

Bianchi, etc. Milan, 1819, 2 vol.

On annonce que cette traduction est de beaucoup supérieure à celle de Baudiera, que possédait l'Italie. On y trouve des notes historiques très concises, mais suffisantes pour éclaircir le texte. Dissertazione epistolare, etc. Dissertation épisto141. Jaire de Francesco CANCELLIERI, sur deux inscriptions des martyrs Simplicie, mère d'Urse, et d'une autre Urse, trouvées avec leurs vêtemens et des vases contenant du sang, dans les cimetières de Saint-Cyriaque et Sainte-Agnès; avec diverses notices sur les noms des bêtes féroces dont se servaient les anciens Romains et les anciens chrétiens, et sur les indices qui distinguent les tombeaux des martyrs, de ceux des chrétiens. Rome, 1819. in-12.

Les Italiens regardent l'auteur comme le Varron de nos jours. Son ouvrage est plein d'érudition. Il y parle aussi du Traité de la République de Cicéron, que M. Majo vient de découvrir dans la bibliothèque du Vatican. Il compte plusieurs anciens auteurs qui ont parlé de ce traité, qui existait au monastère de Bobbio, du temps de Gerbert, abbé, et depuis pape Sylvestre II. Il remarque aussi qu'en vain le cardinal Bessarion dépensa mille écus d'or, et le cardinal Polo deux mille, pour le découvrir, et que Pétrarque lui-même se plaignait de l'avoir en vain cherché dans la bibliothèque des papes à Avignon. Il était réservé à M. Majo de faire cette découverte, qui nous fera voir jusqu'à quel point Cicéron avait emprunté de Platon ce qui concerne sa République.

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