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doute qu'il n'est pas donné à l'homme d'atteindre les limites de la perfection. » ( Extrait du rapport fait à l'Académie de Dijon sur les Mémoires envoyés au concours pour le prix de 1818. )

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31. Traité de la Peinture, de Léonard de Vinci, précédé de la vie de l'auteur et du catalogue de ses ouvrages, avec des notes et observations. Par M. GAULT DE SAINT-GERMAIN, ci-devant pensionnaire du roi de Pologne, ex-professeur du ci-devant college de Clermont. Nouvelle édition, ornée de figures, d'après les originaux du Poussin et d'autres grands maîtres. Genève, 1820. In-8° de 356 pages. Sestié fils et compe, à Genève ; Paris, Bossange père et fils, rue de Tournon, no 6 bis ; et, à Londres, chez Martin Bossange et compagnie. Prix, & fr.

« Ce livre élémentaire et classique ne saurait être mis trop tôt entre les mains de la jeunesse : c'est à elle que je l'adresse ; elle y trouvera des préceptes de peinture et de morale; elle apprendra à se former l'esprit, à mûrir son jugement, et elle aura un guide sûr pour diriger avec fruit les études du bel art de la peinture. Je l'adresse également aux pères de famille, pour régler leur conduite et celle de leurs enfans, lorsqu'ils les destinent aux arts. Je l'adresse enfin aux instituteurs, pour former de bonne heure le goût de la jeunesse, et préparer des amateurs éclairés qui puissent nous rappeler un jour ces beaux tems de l'antiquité, où l'on voyait les grands et les magistrats, dans leur repos, cultiver, honorer les arts, et sanctifier, pour ainsi dire, leur luxe, en acquérant, à grands frais, les tableaux de la main des peintres célèbres. >>

Tel est le noble vou exprimé par l'estimable éditeur du Traité de la Peinture; vœu que réaliseront sans doute le savoir, la méthode et le goût qui assurent à cette nouvelle édition une supériorité incontestable sur les précédentes.

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ITALIE.

32. Compendio d'un trattato elementare di chimica generale, etc. Abrégé d'un traité élémentaire de chimie générale et appliquée surtout à la pharmacie, par le professeur G. GazZEBI. Florence, 1819.

En général, les abrégés des sciences ne présentent que des notions vagues, confuses, imparfaites, et sont plutôt des recueils de notices, que des méthodes. On assure que celui-ci n'a aucun

de ces défauts, et qu'il a été d'autant mieux accueilli par les amateurs de la chimie, qu'ils ne trouvent pas un livre de ce genre dans un pays riche d'ailleurs en institutions élémentaires. 33. - ObserDe la cometa apparsa in Luglio del 1819, etc. vations et résultats sur la comête apparue en juillet 1819, par Niccolò CACCIATORE, directeur de l'Observatoire royal de Palerme. 1819.

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L'auteur, après avoir donné une idée générale de la nature et du mouvement des comètes, suivant les théories de MM. Laplace et Piazzi, expose, avec toute la précision désirable, le journal de ses observations particulières, depuis le 3 juillet jusqu'au 16 août, jour auquel la comète se déroba aux recherches de l'astronomie.

34. - Prodromo della grande anatomia, etc. - Prodrome de la grande anatomie, de Paolo Mascagni, publiée par Francesco ANTOMMARCHI, etc. Florence, 1819. in-fol. avec 20 planches.

Le célèbre anatomiste Mascagni avait laissé trois ouvrages inédits, savoir: l'Anatomie à l'usage des élèves de la sculpture et de la peinture, le Prodrome de la grande anatomie, et la Grande Anatomie. Le premier de ces traités a été publié depuis quelques années. Le second, que nous annonçons, fait attendre avec impatience le troisième. Toutes les planches relatives à ces ouvrages avaient été déjà préparées avant la mort de l'illustre auteur; mais il n'avait pas mis la dernière main à ses manuscrits. Antommarchi, qui avait travaillé long-tems sous ce célèbre anatomiste italien, a été chargé de leur donner plus de méthode et de correction. Quelle qu'ait été l'exécution de l'édition, le mérite essentiel de la doctrine et des connaissances que contient l'ouvrage, fait pardonner les imperfections de forme qu'on pourrait imputer à l'éditeur. Ce que l'ouvrage comprend de plus intéressant, ce sont les vingt tables anatomiques, avec des explications très précisés.

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35. · Saggio sull' uomo, etc. Essais sur l'homme. Lettres d'Alexandre Popé, traduites par Michele LEONI. Parme, 1819. in-8° de pag. xvi et 140.

Ce poëme didactique, dans un genre où l'Italie est trop pauvre, avait été traduit plusieurs fois. Deux de ces traductions sont en prose; trois, en vers, qui appartiennent à Castiglioni, à

Cerretesi et à Adami. Celle de Castiglioni est très littérale, mais elle manque d'élégance et d'harmonie. La traduction de Cerretesi n'est guère plus élégante, quoiqu'elle soit plus libre. Celle d'Adami doit être regardée comme une paraphrase, quelquefois redondante et ennuyeuse. M. Leoni, déjà très connu par tant de travaux du même genre, évitant la sécheresse de l'un et l'abondance de l'autre, semble avoir tenu ce juste milieu qui donne la supériorité à sa dernière traduction. Il a voulu l'enrichir de quelques notes dont le mérite ne semble pas égaler celui du texte.

36.

Discorso, in cui si ricerca, etc.

Discours où l'on exa

mine quelle part le peuple peut avoir à la formation d'une langue, et considérations sur quelques corrections proposées par le chevalier Monti au Vocabulaire de l'Académie de la Crusca. Florence, 1819. In-8°, vol. de 138 pag.

Après Melchior Cesarotti, on doit à M. Monti d'avoir tourné les amateurs de la langue italienne vers cet esprit philosophique qui seul peut déterminer la juste valeur de ses locutions et de ses mots. Une foule de pédans, qui regardent la plupart des articles du vocabulaire de la Crusca comme autant d'articles de foi, ont attaqué le projet de Monti, M. Niccolini cherche à employer contre lui des moyens plus dignes de son adversaire et des juges capables de prononcer sur cette querelle grammaticale qui, dans ce moment, partage les Italiens. Il s'appuie sur les principes de Locke, de Condillac, de M. de Tracy et de semblables idéologues. Il regarde la langue comme éminemment démocratique; il explique comment tout le peuple la forme, l'altère, l'emploie. I soutient que chaque province de l'Italie, après la corruption de la langue latine, s'en forma une à sa manière; qu'il n'existe pas une même langue commune à toute l'Italie; qu'on ne sait une langue vivante que lorsqu'on est convaincu, qu'en l'entendant, comprend véritablement les idées de celui qui parle; enfin, qu'on ne peut rendre une langue écrite invariable et uniforme ; etc. M. Niccolini, dans ses Considérations, reproche à M. Monti et au comte Perticari d'avoir eu recours à l'autorité du Dante pour démontrer les principes de Locke, que le Dante, au dire de M. Niccolini, devait ignorer. Il prouve de plus que ces deux écrivains italiens ont fait dire au Dante ce qu'il n'a jamais dit, surtout dans son

on

livre de l'Éloquence vulgaire; enfin, il cherche à corriger plusieurs des corrections du vocabulaire de la Crusca, proposées par M. Monti. En général, l'ouvrage de M. Niccolini est d'un homme de beaucoup de connaissances et d'esprit.

etc.

37. Tre giorni di dimora nell' isola ottima, Trois jours passés dans l'île la plus heureuse. Relation exacte faite par le chevalier Ireno CANACETI. Rome, 1819. In-8°.

38. Il sogno di Filandro.

in-8°.

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Ce sont deux romans analogues. Dans le premier, on décrit une île, où les ames des femmes les plus aimables se rendent, après leur mort. L'auteur a eu le bonheur de les visiter, moyennant je ne sais quelle potion médicale, et il s'amuse en nous exposant le sujet de leurs entretiens. Dans l'autre roman, c'est un mort qui apparaît à l'auteur, pour lui faire savoir ( chose étrange!) qu'il a été tué par un médecin. Les sujets de ces deux romans semblent être de peu d'importance.

39. Elogio di Leon-Batista Alberti, etc.

Éloge de Léon

Baptiste Alberti; par Gio: Batista NICCOLINI, Secrétaire de l'Académie impériale et royale des Beaux-Arts de Florence, etc. Florence, 1819.

L'auteur, le jour de la distribution solennelle des prix, en. 1816, avait prononcé l'éloge d'Andrea Orgagna, peintre, sculpteur et architecte florentin du XIVe siècle, à qui on doit le portique appelé Loggia de' Lanzi. En 1819, dans la même solennité, M. Niccolini avait donné l'éloge de Léon-Bapt. Alberti de Florence, architecte, peintre, statuaire et mathématicien, qui fleurit dans le xve siècle. On a de lui plusieurs traités, sur l'architecture, sur la peinture et même sur la morale, et plusieurs monumens de son art, à Rome, à Florence, à Mantoue, et surtout à Rimini. M. Niccolini relève toutes les circonstances les plus importantes et les plus caractéristiques de la vie d'Alberti; il parle de son pays et de son siècle avec beaucoup d'esprit et de liberté. Il remarque, par exemple, que cet artiste littérateur avait tourné en ridicule, dans une pièce intitulée Filodoxeos, la manie d'idolâtrer les anciens écrivains et de mépriser les modernes. Il a tracé le caractère de Côme de Médicis et de Laurent, son neveu, avec une franchise qui honore l'écrivain et le gouvernement sous lequel

il écrit. Il préconise enfin ces tems et ces citoyens qui ont fait la

véritable gloire de son pays.

40. Le odi di Pindaro.

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Les odes de Pindare, traduites et éclaircies par Antonio Mezzanotte, professeur à l'Université de Pérouse. Pise, 1819. Tom. Ier, in-8°, de 359 et xxiv pages, avec le portrait de Pindare.

L'auteur, dans sa préface, indique les meilleures éditions et les plus savans commentaires de Pindare, qu'il a consultés. Les commentateurs sont: Tommaso Magistro, Demetrio Triclinio, P'Ofelimo, Gio: Lonicero, Francesco Porta, Benedetto Arétino, Michelo Reardo, etc. Il rend compte des traducteurs de ce poëte grec les plus distingués, tels que Antonmaria Salvini, Saverio Mattei, le P. Evangelj, Girolamo Tagliazucchi, l'abbé Visconti, l'abbé Ceruti, le P. Stellini, Cesare Lucchesini, Giovani Rosini, etc. Mais ceux-ci n'ont pas traduit toutes les odes de Pindare, comme l'ont fait G.-B. Gautier, Alessandro Adimari et Antonio Jerocades. La traduction de Gautier a de la facilité et du naturel. L'Adinari a manqué son but. La version de Jerocades ne se soutient pas, et souvent est plutôt une paraphrase. M. Mezzanotte présente au public une traduction littérale en prose, faite sur la cinquième édition de Henri Etienne. L'objet de ce travail est de faire connaître Pindare à ceux qui ne savent point le grec, et de faire comparer la traduction littérale avec la poétique L'auteur y a ajouté des annotations philologiques, historiques et philosophiques. La traduction poétique n'a pas conservé les formes grecques de strophe, d'antistrophe et d'épode; l'auteur a suivi celles qu'on a données à la Canzone italienne. Il s'est, enfin, étudié à rendre, le plus possible, le texte original; ce que d'ailleurs ont promis, jusqu'à présent, tous les traducteurs et même les paraphraseurs les plus indépendans Quelles que soient Jes difficultés que l'auteur a dû vaincre, on ne peut lui refuser le mérite d'être supérieur, sous plusieurs rapports, aux traducteurs qui l'ont devancé. L'ouvrage contient aussi une vie de Pindare. 4r. Memoria sulla litografia, etc. - Mémoire sur la litho graphie, par C. RIDOLFI et J. TARTINI. Florence, 1819.

M. Ridolfi prend part à tout ce qui peut améliorer les arts et l'instruction publique dans son pays. En 1817, il publia un essai sur le termolampe à bois. Il voudrait nationaliser chez lui les

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