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LXIV

Quittance d'un payement fait sur le subside voté à Carcassonne pour l'entretien de l'armée de Guienne commandée par Rodrigue de Yillandrando, Poton de Xaintrailles et le bâtard de Bourbon.— Original en parchemin du Cabinet des titres de la Bibliothèque nationale, dossier Sarrau.

(Événements de novembre 1438.)

Nos Bernat Ramon del Sarrau, Bernat Vinhas et Esteve de Nogaret, elegitz per lo roy, nostre senhor, sus lo fait de las aydas en la ville et dioceza de Tholosa, reconoyssem aber agut et resseubut de Johan La Croelz, recebedor particular en la dita diocesa de Tholosa de cerlana soma autregada e meza sus dirreyrament en la vila de Carcasona, en lo mes de novembre darreyrament passat, par mandament del dit senhor, per entretenir l'armada per lo dit senhor trameza en son pays de Guiayna, que a faita monsenhor de Ribedieu, Poton senhor de Santaralha et mossenhor lo bastart de Borbon, et de autra soma autragarda nl dit mossenhor le bastart de Borbon per salhir fora del pays e passar de là la ribieyra de Garona : la soma de lx libras à nos deguda per nostra pena e trebalh de metre, assetiar, partir e devezir la quota part e porcio tocant la present dioceza, etnysso per vertut de certanacommissio del rey nostre dit senhor à nos trametuda e adressada en aquesta partida. De la qual soma de lx libras, so es assaber xx libras t. per cascun de nos, e per las causas desus ditas, e ayssi com en cas semblant es acostumat, hem contens e ne quitam lo dit Johan La Croetz e tot autre à qui poyria tocar ni la presen quitansa deu apartenir. Dadas à Tholosa, sotz nostres propris sigels e senhetz manuals, lo xixe jornde may, l'an mil cccc xxxix. Signé avec paraphe, B. Vinhas.

LXV

Arrêté de compte au consulat du Bourg de Rodez pour le payement d'une contribution convenue, pour la délivrance définitive du pays, entre le comte d'Armagnac et Rodrigue de Villandrando. — Registre BB5 (fol. 177) des Archives communales de Rodez Communication de M. PaulDurrieu.

(19 décembre 1438.)

Fon explicat, cum per la comesson maeslre R. d'Astuga, procuror general et secretari de mossenhor lo comte, trames per mossenhor lo comte en especial per denunciar l'acordi fach per mossenhor lo comte am Rodigo et autres rotiers, per la qual causa lo pays es assegurat de lor per d'ayssi à totz tans ; per loqual acordi et pacti es estat promes aldit Rodigo mm motos, pagadors la meytat à nadal probdanamen venen, et l'autra meytat à pascas enseguen: per laqual causa es estat autriat M esquts, valens M Viic L motos, pagadors al xv jorn d'aquest mes : que monta à la part del Bore Lxvi esquts xm gros. La qual soma lo dit maestre R. d'Asluga atten per portar als dis capitanis.

LXVI

Sommation aux habitants du diocèse de Lavaur et de la jugerie de Villelongue d'avoir à payer leur quote-part de la contribution consentie par la senéchaussée de Toulouse pour se débarrasser de Rodrigue de Villandrando et du bâtard de Bourbon. — Copie de la Collection de Languedoc (t. LXXXIX, fol. 224), Mss. de la Biblioth. nat.

(Événements du commencement de l'an 1439.)

Charles, etc. au premier nostre huissier ou sergent d'armes, huissier de nostre Parlement ou autre nostre sergent qui sur ce sera requis, salut. De la partie de nostre bien amé Jehan de la Croix nous a esté exposé que, comme au retour de l'armée que feismes en l'année précédant aller et entrer à nostre pays de Guienne occupé par les Angloys nos anciens ennemis et adversaires, Rodigo de Villandrando et le baslard de Bourbon, capitaines de gens d'armes et de trait d'icelle armée, se feussent venus loger environ nostre ville de Thoulouse, eulx et leurs gens en grant nombre desditz gens d'armes et de trait, et eussent prinspar force et violence les villes et places de Saiches, Braqueville et Bozeilles, assises sur la rivière de la Garonne; èsquelz lieux se retrahirent, et courroient tous les pays d'environ icelle nostre ville de Thoulouse, prenoient et rançonnoient hommes et femmes et faisoient maulx innumerables et tellement, que aucuns vivres ne marchandises ne pouvoient aller ne venir en nostre dicte ville ne autres dudit pays; pour laquelle cause et donner à ce provision, se feussent assamblez les gens de nostre conseil et capitols d'icelle nostre ville de Thoulouse et grant partie des gens des trois Estaz des sénéchaussée et ville de Thoulouse et pays d'environ, à qui la chose touchoit et estoit préjudiciable; lesquels, pour éviter la destruction dudit pays et faire cesser les dictes pilleries, eussent fait certain appoinctement avec lesditz Rodigo et bastart, par lequel ilz promirent et baillièrent leur seellé [que ils], en leur baillant la somme de trois mille escus de reste , savoir audit Rodigo deux mil et audit bastart mil, delivreroient lesdictes villes et places, et n'entreroient ne logeroient environ icelle nostre ville ne en ladicte seneschaussée deçà la rivière de Garonne dedans certain temps : pour fournir auquel appoinctement eust esté advisé et ordonné par lesditz gens de nostre conseil, capitols et gens des trois Estaz, mettre sus et imposer en ladicte seneschaussée et pays à qui la chose touchoit la somme de cinq mille livres tournois, et pour advancer la vuidange desdictes gens d'armes, eussent tant fait envers ledit exposant qu'il advança et presta ladicte somme de trois mil escuz pour bailler auxditz capitaines; et depuis eussent commis icelui exposant à recevoir icelle somme de cinq mil livres tournois et ordonné qu'il recouvreroit le susdit prest desdiz trois mille escus par sa main des deniers de sa recepte; à cause de laquelle somme de cinq mil livres t. leshabitans du diocèse de Lavaur et jugerie de Villelougue furent assiz et imposez pour leur quote et portion dudit ayde à la somme de douze cens seize 1. t.; lesquels habitans se feussent trait par devers ncslre très chier et très amé fils le daulphin de Viennois, luy estant dernièrement en nostre pays de Languedoc, et par imporlunité de requestes ou autrement eussent obtenues ses lettres par lesquelles eust esté mandé audit exposant que.jusques à la feste de Noël dernier passé, ne les contraingnist à payer leur dit imposl; lequel suppliant, en obtemperant au mandement de nostre dit filz, les ait tenu en surcéance de leur demander iceluy impost jusques à la feste de Noël; et combien que ledit suppliant ait par plusieurs fois sommé et requis ceulxde ladicte sénéschaussée et pays dessusdit qui ont esté imposez audit ayde, de luy payer leur taux et impost d'iceluy, néanmoins ilz en ont esté et encores sont reffusans ou au moins delayans et en demeure, et double que pareillement soient ceulx dudit diocèse de Lavaur et de la jugerie de Villelongue, nonobstant ledit terme à eux donné, lequel est passé, comme dit est, qui a esté et seroit grant dommaige et préjudice dudit exposant, se par nous n'estoit sur ce à luy pourveu de remède convenable, requérant humblement iceluy : pour quoy nous, ces choses considérées, voulans ledit suppliant, qui a liberalement presté le sien pour la conservation de nosdiz pays, et les autres frais que

à ceste cause lui a convenu faire, estre payé et satisfaiz comme raison est, te mandons et commettons par ces présentes que tu te transportes par devers lesdilz habitans du diocèse de Lavaur et jugerie de Villelongue et de ladicte seneschaucée de Thoulouse et autres lieux qui t'apperront avoir esté assiz et imposez audit ayde de cinq mil l. t., etc. Donné à Saumur, le vr3 de fevrier, l'an de grace mil cccc xxxix et de nostre règne le xvnie, soubs nostre seel ordonné en l'absence du grand.

LXVII

Quittance de l'intendant de la maison de Rodrigue de Villandrando pour un don d'argent à lui fait par les capitouls de Toulouse. — Original en parchemin du Ms. fr. 20578 à la Bibliothèque nationale.

(17 mars 143 |)

Sachan tous que ses preses verant que yo, misser Pyeres de Vivar, chyvaller, maestre de mossenor le comte de Rybadeo, confese avoer recebido de vous, Juan de la Crois, la summa de L escus en oro, lesqueles yl m'a dado per les senors de la villa de Tolose. Da les quales L escudos io me ten per content et vous doue esta quytansa escryta de ma man et synena de mon synet manuel, le xvij° dias de marso, l'an de mil ccccxxxviij; et quyte la dita villa de Tolosa et les abitans de todo lo que me poay onc escair d'os.

De par le maestre d'ostall de monssinor le comte de Rybadeo. Signé, Pedro De Vivar.

LXVIU

Quittance d'une indemnité payée pour assistance à une assemblée des États deGévaudan tenue à Mende, où fut votée une contribution à Rodrigue de Villandrando. — Original du Ms. Clairambault 181, cote 6505 à la Bibl. nat.

(9 avril 1439.)

Par devant moy, Martin Brosses, notaire, fut présent en personne le noble Robert de Montesquieu, seigneur de Parade, lequel congneut et confessa avoir heu et receu de Jehan Chaste, receveur ou diocèse de Mende de la somme de ijm moutons d'or pour paty fait à Rodigo de Villandran, cappitaine de gens d'armes et de trait, parles gens des trois estas de Jeuvaudain, la somme de dix moutons d'or à lui tauxée pour avoir esté à l'assemblée et assisté àMende, pour la terre du seigneur du Tornel. De laquelle somme de x moutons d'or ledit Robert de Montesquieu s'est tenu et tient pour bien content et paié, en en quicla et quicte ledit receveur et tous autres à qui quictance en puet appartenir. Et en tesmoing de ce et à larequeste dudil de Montesquieu, j'ay signé ceste quictance le ixe jour d'avrill, l'an mil iiijc quarante 1 et neuf. Signé, Brosses.

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Engagement personnel de Rodrigue de Villandrando dans le traité d'alliance conclu par lui avec le comte de Fois et le comte de Comminges. — Original en parchemin, scellé, au* Archives du département des Basses-Pyrénées, coté

E' ^?„-' Communication de M. Paul Raymond.

(9 avril 1439.)

Sapin totz qui las presens veiran que io, Rodrigo de Yilandrando, comte de Ribadeu en lo regne de Castele, de mon bon grat e certane sciencie me suy feyt et per tenor de las presens me faz aliat et servidor de vos, haut et puixantz senhors en Gaston, comte de Foixs et de Begorre, et de vos, moss. Malhiu de Foixs, comte de Comenge. Et vos ey prometut et jurat, prometi et juri aus santz avangelis de Diu, corporammentz toquatz de ma man, et sus ma bone fe et sus ma honor, que a tote ma vite io vos seré bon, leyau et iideu aliat et servidor; et vos soccoreré et aiudaré de ma persone et de tote ma poixancc et ab totz aquetz qui per mi voleran far, en qual part que io sie à mi possible, envers totz et contre totes persones que pusquen vivre et morir, totes et et tantes betz cum besonh ac auratz, et per vos et cascun de vos ne seré requerit, cessant tot frau, barat ni mal enginh. Et si sabi que degun o deguns vos procurassen o volossen far mal ni deshonor en persone, subgetz, bees et causes, ac empediré à mon poder et vos en abisaré au plus tost que poyré per

1 Faute d'inadvertance; il faudrait trente sa lieu de quarante. La correction est indiquée par l'impossibilité absolue d'admettre qu'il y ait eu encore des patis en 1449, et que Rodrigue se soit trouvé quelque part en France, cette année-là.

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