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receveur général pour le roy nostre sire ou bas païs de Limosin, de l'ayde octroyé en la ville d'Ussarches ou moys d'aoust darrenier passé, de la some de Iroys cens quatre vingt dix livres tournois; quelle somme nous avoit esté donnée et acordée à ladite journée, par les gens des troys Eslaz dudit bas païs, prandre et avoir sus les deniers de la recepte dudit receveur, pour avoir esté et demouré ès villes de Ussell et de Memac en garnison l'espace de deux moys, à l'encontre de Rodrigon et du bastart de Bourbon, qui estoient entrez oudit païs pour y fere et porter plusieurs maulx et demages, ensin que plus à plain est contenus eu rolle des fraiz dudit aide. De laquelle somme de troys cens quatrevings dix l.1., comme dit est, nous nous tenons pour comptans et bien paiez dudit receveur, et l'en quictons et touz autres à qui demende en pouroit eslre faicte. Donné à Vantadour, soubz nostre seaux et saign manuelz, le xe jour du moys de juing l'an mil imc xxxvi.

Signé, Vantadour.

!2. — Sachant touz que ge, Johan de Lobertes, seigneur de Lascoulz, certefie par ces présentes avoir esté bien comptanté et paié de Jehan Beaupeil, receveur général pour le roy nostre sire ou bas païs de Limosin, de l'aide octroié en la ville deUssarchesoumois d'aoust darrenier passé par les gens des troys Estaz de dit païs, de la somme de xx 1. t. à moy donnez et acordés par les gens desdiz troys Estaz pour avoer esté en garnison ès villes de Ussel et de Memac, à l'encontre de Rodrigon et d'autres qui estoint entrés oudit païs, enxin que plus à plain est contenu ou rolle desdiz fraiz. Sy en suys comptant dudit receveur, et l'en quicte et touz autres. En lesmoing de ce, j'ay signé ces présentes de ma main et seellés de mon seeu, le vr3 jour de may l'an mil imc et xxxvi.

Signé, J. De Lopbertes.

5. — Sapchan tutz que je, Nicolas de Malmon, seigneur de Malmon, confesse avoir esté bien et loyaument paie de Jehan Beaupeil, receveur général pour le roy nostre seigneur au bas païs de Lemosin, de l'aide octroiée et mis sus par les gens des troys Estas dudit pavs en la ville de Userche ou moys d'aoust darrenier passé, de la somme de quarante livres tornois à moy donné et accordé par lesdictes gens des troys Estas, pour avoir esté en la garnison des villes d'Ucel et de Meymac à l'encontre de Rodigro {sic) et de autres, qui estoient entrés audit pays pour y fere et pourter pluseurs maulx et domaiges, ainssi que plus à plein est contenu ou rolledesdiz fraiz. De laquelle somme je metians pour contens dudit receveur, et veulh que madicte quictance et acquit li vailhe descharghe partout ont il appartiendra. Donné soubz mon seel et saing manuel, le xxe jour de fevrier, l'an mil quatre cens trente et cinq.

Signé, Maumon.

i.— Sachent touz que ge, Loysd'Escourralle, chevalier, seigneur d'Ëscouralle, confesse avoir esté bien et léaument paie de Jehan Beaupeill, receveur général pour le roy nostre sire, ou Bas-Lemosin, de l'ayde octroyé et mis sus par les gens des troys Estaz dudit pays en la ville de Usarches ou moys d'aust darrenier passé, de la somme de quarante l. t. à moy donné et acordé par les gens des trois [Estaz] dudit pais, pour avoir esté ès garnisons de Ussel et Memac à l'encontre de Rodrigou et d'autres, qui estoient entrés oudit pays pour y fere et porter pluseurs maulx et domages, enxin que plus à plain est contenu ou rolle desdiz fraiz. De laquelle some je mettiens pour comptant dudit receveur, et vueil que ma ditte quittance luy vaille aquit et descharge partout ont il apertendra. Donné soubz mon seau et signé de ma main, le xxui' jour de fevrier, l'an mil quatre cens et trente et cinq.

Signé, Lots D'escorralle.

XXXVIII

Rémission accordée en 1447 à Jean Delaporte, complice des ravages exercés par Rodrigue de Villandrando dans le Bas-Limousin. — Registre JJ 179, pièce 15, aux Archives nationales.

(Événements du mois d'août 1435.)

Charles, etc., savoir faisons, etc, nous avoir receu l'umble supplicacion de Jehan de la Porte, autrement dit de Velay, aagé de quarante cinq à cinquante ans ou environ, contenant que il nous a servi le temps passé en noz guerres, nous estans daulphin de Viennois et avant que pervenissions à la couronne, et aussi après, en la compaignie de plusieurs capitaines, et mesmement en la compaignie de feuz le viconte de Narbonnc et de Amaury de Séverac, lors roareschal de France, en nostre païs de Normendie, à la bataille de Cornan (sic) oudit païs, où il fut en la compaignie des dessusdiz, t;t en plusieurs autres batailles, rencontres, prinses et assaulx de places et chasteaulx et forteresses qui estoieiit occuppées par noz anciens ennemis les Anglois; et entre autres places ledit suppliant print d'eschielle la place d'Ivry-le-Chasteau, oudit pays de Normandie, laquelle tenoient nos diz ennemis; lequel suppliant, du temps que les Bourgongnons estoient à nous désobéissans et tenoient le party de nos diz adversaires, fu à lever les sièges de Leslang et de Montlardier, et aux sièges de Besiers et de Hylevet, et fut à la prinse de plusieurs chasteaulx et places que tenoient et occupoient lors les diz Bourgongnons en nostre pays de Languedoc; et depuis nous a servy ou voyage de Tartas, et fut à la bataille ordonnée par nous en Guienne, oudit voyage deTartaz, et au siège de Serverete, et fut à la prinse d'une place que ung nommé Salnove, qui estoit Bourgongnon, tenoit. Et poursoy tenir en nostre service et nous servir ou fait de nos dictes guerres, ledit suppliant a esté prisonnier vm ou ix foiz, tant de noz diz ennemis les Anglois que des diz Bourgongnons; à l'occasion desquelles prisons et pour soy delivrer d'icelles, lui a convenu païer plusieurs grans sommes de deniers à lui importables, de quoy il a eu et enduré plusieurs necessitez et indigences, et lui a convenu engaigier la plus part de sa chevance, dont il est moult apovry. Pendant lequel temps que ledit suppliant s'est employé en nostre service, il a aucune foiz tenu les champs et vescu sur iceulx, et pour vivre et avoir de quoy soy entretenir, il a fait et a esté à plusieurs courses, pilleries et prinses de places, lesquelles estoient en nostre obéissance à noz subgiez, et mesmement au siège de Montelerie et de Argenes ou pays deGevaudan, en la seneschaucée de Beaucaire, et priut la place de Rochefort oudit pays de Velay par eschielle; et a ledit suppliant fait et donné à noz subgiez plusieurs dommaiges et pilleries, prins bestial gros et menu, ieellui vendu, mengié butins et partie racnçonné. Et a esté en garnison à Rochefort, à Pézenas, à Cabrières en nostre pays de Languedoc, et a tenu les champs avecques plusieurs rouptiers et capitaines de gens d'armes, comme dudit viconte de N'arbonne, A[maury] de Séverac, Jehan Roulet, Roudigo de Villeandras, le sire de Lestrac, Giraud de la Paillère, Jehan Valecte et plusieurs autres; èsquelles garnisons et compaignies il a fait et commis et esté à plusieurs courses, pilleries et roberies et a couru et espié chemins, foires et marchiez, destroussé et desrobé gens d'église, marchans et autres, et toutes manières de ge::s qu'il pouoit rencontrer, et iceulx raençonnez; et aucunes foiz a esté à prises d'aucunes places estans en nostre obéissance où il y avoit meurdre commis et perpétré, mais oneques ne le fist ne consenti faire; et plusieurs autres crimes et déliz ce pendant et durant ledit temps, et depuis a continué et s'est tenu en nostre dit service. A l'occasion desquelz cas ledit suppliant double que on voulsistou temps avenir procéder contre lui par rigueur de justice, se nostre grace et miséricorde ne lui estoient sur ce imparties, humblement requérant que, actendu ce que dit est, et les grans et continuelz services qu'il nous a faiz en nos dictes guerres et affaires, et aussi les grans raençons qu'il lui a convenu paiec. pour soy délivrer des prisons où il estoit, etc., et qu'il n'avoit gaiges ne bienfait de nous dont il se peust entretenir en nostre dit service, et qu'il ne tint oncques autre party que le nostre, ne [a] esté en compaignie ou service d'autre qui tenist party contraire à nous, il nous plaise sur ce lui impartir icelles. Pourquoy nous, actendu ce que dit est, etc., audit suppliant, etc., avons quicté remis pardonné et aboly, et de nostre grace espécial, plaine puissance et auctorité royal remectons, quittons, pardonnons et abolissons par ces présentes les faiz et cas dessusdiz avec tous autres quelzconques par lui commis et perpetrez durant lesdictes guerres, à l'occasion d'icelles et depuis ledit temps, lesquelz nous voulons icy estre tenu pour exprimez sans ce qu'il soit tenu d'en faire autre declaration, avec toute peine, amende et offense corporelle, criminelle et civile, en quoy il pourroit, à l'occasion des cas dessusdiz ou d'aucun d'eulx, estre encouru envers nous et justice, sauf et réservé toutes voyes meurdre d'aguet apensé, avoir bouté feu, violé églises et forcé femmes, et aussi pourveu qu'il n'ait tenu party contraire à nous ne esté en compaignie ne service autre qui l'ait tenu, etc., etc. Donné à Bourges, au mois d'aoust, l'aude grâce mil cccc quarante et sept, et de nostre règne le xxve. Ainsi signé : Par le Roy en sou Conseil, Rolant. Visa. Contentor. h. De La Garde.

XXXIX

Extraits du registre des délibérations du corps de ville de Tours pour les années 1435-1436, et du registre des comptes, n. 26 de la même ville, concernant le séjour de Rodrigue de Yillandrando devant Tours.

(Septembre 1435.)

1. —Le xnue jour dudit mois de septembre ensuivant, oudit an (m Ccccxxxy) , Jehan Godeau, lieutenant présent, se sont assemblez les esleuz et commis de ladicte ville, maislre Girault Bairre etGelfroy Gobin pour leglise de Tours, maistre Guillaume de Neufville pour MMrs de monseigneur saint Martin, etc., pour deliberer quelle provision on pourra trouver pour resister et donner provision aux maulx et oultrages que font de présent les gens d'armes et de trait estans logez près et environ ceste ville.

Sur quoy ont dclibéré qu'il est de necessité de envoyer par devers le roy, pour lui remonstrer Iesdiz maulx et inconvenitns, afin que le roy y donne provision, ou autrement tout est perdu; et que on y envoye un mandement biief.

On y a esleu pour y aler frère Jehan Bereau, Jacobin du couvent de Tours. Et le lendemain ycelui Bereau se partit pour aler à Bourges, et lui furent baillées lettres closes adreçans au roy, unes autres à Messeigneurs de son grant Conseil et unes autres à maistre Jehan Picart, avec mémoires et instructions des choses qu'il avoit à poursuir, etc.

2. — Le xxime jour dudit moys ensuivant, au tabiier de la dicte ville, Jehan Godeau, lieutenant present, se sont assemblez les esleuz de ladicte ville et le conmis pour les gens d'église d'icelle ville, etc., pour entendre le rapport dudit frère Jehan Bereau qui celui jour estoit arivé de son voyage de Bourges, lequel il list; c'est assavoir qu'il avoit presentées sesdictes lettres closes tant au roy que autres à qui elles se adreçoient, et leur avoit dit la créance qui lui avoit esté chargée et baillée par mémoire, tant desdictes gens de Rodigues et des maulx qu'ils faisoient, que du rabès de la taille. Et dit que le roy a esté très mal content et desplaisant de ce que lesdictz gens d'armes estoient venuz loger près de ceste ville; et incontinent que le roy avoit receu lesdictes

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