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own opinions—' ils l'ont voulu comme un jaloux-sa maîtresse— * fidelle au morte, '—and seem rather to have considered themselves as allied to all the other nobles of Europe, than as countrymen to the people of France.

The constituent assembly made more laws in two years than the English parliament had done in two hundred. The succeeding assembly made as many—with this difference, that while the former aimed, for the most part, at general reformation, the last were all personal and vindictive. The speculative republicans were for some time the leaders of this industrious body ;—and Mad. de S., in describing their tone and temper while in power, has given a picture of the political tractability of her countrymen, which could scarcely have been endured from a stranger.

'Aucun argument, aucune inquiétude n'étoient écoutés par ses chefs; ils répondoient aux observations de la sagesse, et de la sagesse désintéressée, par un sourire moqueur, symptôme de l'aridité qui résulte de l'amour-propre: on s'épuisoit à leur rappeler les circonstances, et à leur en déduire les causes; on passoit tour à tour de la théorie à l'expérience, et de l'expérience à la théorie, pour leur en montrer l'identité; et, s'ils consentoient à répondre, ils nioient les faits les plus authentiques, et combattoient les observations les plus évidentes, en y opposant quelques maximes communes, bien qu'exprimées avec éloquence. Ils se regardoient entre eux, comme s'ils avoient été seuls dignes de s'entendre, et s'encourageoient par l'idée que tout étoit pusillanimité dans la résistance à leur manière de voir. Tels sont les signes de l'esprit de parti chez les François: le dédain pour leurs adversaires en est la base, et le dédain s'oppose toujours à la connaissance de la vérité. 'Mais dans les débats politiques,' she adds, ' où la masse d'une nation prend part, il n'y a que la voix des évenémens qui soit entendue; les argumens n'inspirent que le désir de leur répondre.'

The King, who seemed for a time to have resigned himself to his fate, was roused at last to refuse his assent to certain brutal decrees against the recusant priests—and his palace and his person were immediately invaded by a brutal mob—and he was soon after compelled with all his family to assist at the anniversary of the 14th July, where, except the plaudits of a few children, every thing was dark and menacing. The following few lines appear to us excessively touching.

'II falloit le caractère de Louis XVI, ce caractère de martyr qu'il n'a jamais démenti, pour supporter ainsi une pareille situation. Sa manière de marcher, sa contenance avoient quelque chose de particulier; dans d'autres occasions, on auroit pu lui souhaiter plus de grandeur; mais il suffisoit dans ce moment de rester en tout le même pour paroître sublime. Je suivis de loin sa tête poudrée au milieu de ces têtes à cheveux noirs; son habit, encore brodé comme jadis, ressortoit à côté du costume des gens du peuple qui se pressoient autour de lui. Quand il monta les degrés de l'autel, on crut voir la victime suinte, s'offrant volontairement en sacrifice. Il redescendit; et, traversant de nouveau les rangs en désordre, il revint s'asseoir auprès de la reine et de ses enfans. Depuis ce jour, le peuple ne i'a pius revu que sur l'échafuud.' II. 54, 55.

Soon after, the allies entered France; the King refused to take shelter in the army of M. de la Fayette at Compiegne. His palace was stormed, and his guards butchered, on the 10th of August. He was committed to the Temple, arraigned, and executed; and the reign of terror, with all its unspeakable atrocities, ensued.

We must pass over much of what is most interesting in the book before us; for we find, that the most rapid sketch we can trace, would draw us into great length. Mad. de S. thinks that the war was nearly unavoidable on the part of England; and, after a brief character of our Fox and Pitt, she says,

'II n'est pas nécessaire de décider entre ces deux grands hommes, et personne n'oseroit se croire capable d'un tel jugement. Mais la pe isée salutaire qui doit résulter des discussions sublimes dont le parlement anglois a été Je theâtre, c'est que le parti ministériel a toujours eu raison, quand il a combattu le jacobinisme et le despotisme nilitaire; mais toujours tort et grand tort, quand il s'est fait l'ennemi des principes libéraux en France. Les membres de l'opposition, au contraire, ont dévié des nobles fonctions qui leur sont attribuées, quand ils ont défendu les hommes dont les forfaits perdoient la cause de l'espèce humaine; et cette même opposition a bien mérité de l'avenir, quand elle a soutenu la généreuse élite des amis de la hberte qui, depuis vingt-cinq ans, se dévoue à la haine des deux partis en France, et qui n'est forte que d'une grande alliance, celle de la vérité.' II. 105, 106.

'Il pouvoit être avantageux toutefois à l'Angleterre que M. Pitt fût le chef de l'état dans la crise la plus dangereuse où ce pays se seit.trouvé; mais il ne l'étoit pas moins qu'un esprit aussi étendu que celui de M. F'ox soutînt les principes malgré les circonstances, et sût préserver les dieux pénates des amis de la liberté, au milieu de l'incendie. Ce n'est point pour contenter les deux partis que je les loue ainsi tous les deux, quoiqu'ils aient soutenu des opinions trèsopposées. Le contraire en France devroit .peut-être avoir lieu; les factions diverses y sont presque toujours également blâmables; mais dans un pays libre, les partisans du ministère et les membres de l'opposition peuvent avoir tous raison à leur manière, et ils font souvent chacun du bien selon l'époque; ce qui importe seulement, c'est dene pas prolonger le pouvoir acquis par la lutte, après que le danger est passé.' II. 113.

There is an excellent chapter on the excesses of the parties and the people of France at this period; which she refers t© the sudden exasperation of those principles of natural hostility by which the high and the low are always in some degree actuated, and which are only kept from breaking out by the mutual concessions which the law, in ordinary times, exacts from both parties. The law was now annihilated in that country, and the natural antipathies were called into uncontrolled activity; the intolerance of one party having no longer any check but the intolerance of the other.

'Une sorte de fureur s'est emparée des pauvres en présence de» riches, et les distinctions nobiliaires ajoutant à la jalousie qu'inspire la propriété, le peuple a été fier de sa multitude; et tout ce qui fait la puissance et l'éclat de la minorité, ne lui a paru qu'une usurpation. Les germes de ce sentiment ont existé dans tous les temps; mais o» n'a senti trembler la société humaine dans ses fondemens qu'à l'époque de la terreur en France: on ne doit point s'étonner si cet abominable fléau a laissé de profondes traces dans les esprits, et la seule réflexion qu'on puisse se permettre, et que le reste de cet ouvrage, j'éspère, confirmera, c'est que le remède aux passions populaires n'est pas dans le despotisme, mais dans le règne de la loi.

'Les querelles des patriciens et des plébéiens, la guerre des esclaves, celle des paysans, celle qui dure encore entre les nobles et les bourgeois, toutes ont eu également pour origine la difficulté de maintenir la société humaine, sans désordre et sans injustice. Les hommes ne pourroient exister aujourd'hui ni séparés, ni réunis, si le respect de la loi ne s'établissoit pas dans les têtes: tous les crimes naîtraient de la société même qui doit les prévenir. Le pouvoir abstrait des gouvernemens représentatifs n'irrite en rien l'orgueil des hommes, et c'est par cette institution que doivent s'éteindre les flambeaux des furies. Ils se sont allumés dans un pays où tout étoit amour-propre, et l'amour-propre irrité, chez le peuple, ne ressemble point à nos nuances fugitives; c'est le besoin de donner la mort.

'Des massacres, non moins affreux que ceux de la terreur, ont été commis au nom de la religion; la race humaine s'est épuisée pendant plusieurs siècles en efforts inutiles pour contraindre tous les hommes à la même croyance. Un tel but ne pouvoit être atteint, et l'idée la plus simple, la tolérance, telle que Guillaume Penn l'a professée, a banni pour toujours, du nord de l'Amérique, le fanatisme dont le midi à été l'affreux th âtre. Il en est de même du fanatisme politique; la liberté seule peut le calmer. Après un certain temps, quelques vérités ne seront plus contestées, et l'on parlera des vieilles institutions comme des anciens systèmes de physique, entièrement effacés par l'évidence des faits.' II. 115-118.

We can afford to say nothing of the Directory, or of the successes of the national army; but it is impossible to pass quite over the 18th Fructidor (4th September) 1797, when the majority of £he Directory sent General Augereau with an armed force to disperse the legislative bodies, and arrest certain jof their mem? bers. This step Mad. de S. considers as the beginning of that system of military despotism which was afterwards carried so far; and seems seriously to believe, that, if it had not been adopted, the reign of law might yet have been restored, and the usurpation of Bonaparte prevented. To us it seems infinitely more probable, that the Bourbons would then have been brought back without any conditions—or rather, perhaps, that a civil war, and a scene of far more sanguinary violence would have ensued. She does not dispute that the royalist party was very strong in both the councils; but seems to think, that an address or declaration by the army would have discomfited them more becomingly than an actual attack. We confess we are not so delicate. Law and order had been sufficiently trod on already, by the Jacobin clubs and revolutionary tribunals; and the battalions of General Augereau were just as well entitled to domineer as the armed sections and butchering mobs of Paris. There was no longer, in short, any sanctity or principle of civil right acknowledged; and it was time that the force and terror which had substantially reigned for three years, should appear in their native colours. They certainly became somewhat less atrocious when thus openly avowed. We come at last to Bonaparte—a name that will go down t« posterity, and of whom it is not yet clear, perhaps, how poste rity will judge. The greatest of conquerors, in an age when great conquests appeared no longer possible—the most splendid of usurpers, where usurpation had not been heard of for centuries—who entered in triumph almost all the capitals of Continental Europe, and led, at last, to his bed, the daughter of her proudest sovereign—who set up kings and put them down at his pleasure^ and, for sixteen years, defied alike the swords of his foreign enemies and the daggers of his domestic factions. This is a man on whom future generations must yet sit in judgment; but the evidence by which they are to judge must be transmitted to them by his contemporaries. Mad. de S. has collected a great deal of this evidence; and has reported it, we think, on the whole, in a tone of great impartiality. Her whole talents seem to be roused and concentrated when she begins to speak of this extraordinary man; and much and ably as his character has been lately discussed, we do think it has never been half so well described as in the volumes before us. We shall venture on a pretty long extract, beginning with the account of their first interview; for on this, as on most other subjects, Mad. de S. has the unspeakable advantage of writing from her own observation. After mentioning the great popularity he had ac-'

- » quired by his victories in Italy, and the peace by which he had secured them at Campo Formio, she says—

'C'est avec ce sentiment, du moins, que je le vis pour la première fois à Paris. Je ne trouvai pas de paroles pour lui répondre, quand il vint à moi me dire qu'il avoit cherché mou père à Coppet, et qu'il regrettoit d'avoir passe en Suisse sans le voir. Mais, lorsque je fus un peu remise du trouble de l'admiration, un sentiment de crainte très-prononc5 lui succéda. Bonaparte alors n'avoit aucune puissance; on le croyoit même assez menacé par les soupçons ombrageux du directoire; ainsi, la crainte qu'il inspiroit n'étoit causée que par le singulier effet de sa personne sur presque tous ceux qui l'approchent. J'avois vu des hommes très-dignes de respect, j'avois vu aussi des hommes f roces: il n'y avoit rien dans l'impression que Bonaparte produisit sur moi, qui pût me rappeler ni les uns ni les autres. J'aperçus assez vite, dans les différentes occasions que j'eus de le rencontrer pendant son séjour à Paris, que son caractère ne pouvoit être défini par les mots dont nous avons coutume de nous servir; il n'etoit ni bon, ni violent, ni doux, ni cruel, à la façon des individus à nous connus. Un tel être n'ayant point de pareil, ne pouvoit ni ressentir, ni faire éprouver aucune sympathie: c'étoit plus ou moins qu'un homme. Sa tournure, son esprit, son langage sont empreints d'une nature étrangère, avantage de plus pour subjuguer les François, ainsi que nous l'avons dit ailleurs.'Loin de me rassurer en voyant Bonaparte plus souvent, il m'intimidoit toujours davantage. Je sentois confusément qu'aucune émotion de cœur ne pouvoit agir sur lui. Il regarde une créature humaine comme un fait ou comme une chose, mais non comme un semblable. Il ne hait pas plus qu'il n aime; il n'y a que lui pour lui; tout le reste des créatures sont des chiffres. La force de sa volonté consiste dans l'imperturbable calcul de son égoïsme; c'est un habile joueur d'échecs dont le genre humain est la partie adverse qu'il se propose de faire échec et mat. Ses succès tiennent autant aux qualités qui lui manquent, qu'aux talens qu'il possède. Ni la pitié, ni l'attrait, ni la religion, ni l'attachement à une idée quelconque ne sauraient le détourner de sa direction principale. Il est pour son intérêt ce que le juste doit être pour la vertu: si le but étoit bon, sa persévérance seroit belle.

'Chaque fois que je l'entendois parler, j'étois frappée de sa superiorité; elle n'avoit pourtant aucun rapport avec celle des hommes instruits et cultivés par l'étude ou la société, tels que l'Angleterre et la France peuvent en offrir des exemples. Mais ses discours indiquoitnt le tact des circonstances, comme le chasseur a celui de sa proie. Quelquefois il racontoit les faits politiques et militaires de sa vie d'une façon très-intéressante; il avoit même, dans les récits qui permettoient de la gaieté, un peu de l'imagination italienne. Cependant rien ne pouvoit triompher de mon invincible éloignement pour ce que j'apercevois en lui. Je sentois dans son âme une épée froide «t tranchante qui glaçoit en blessant; je sentois dans son esprit une

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