Conversations de Goethe pendant les dernières années de sa vie, 1822-1832, Volumen 1

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Página 341 - Il ya donc des monades de mondes, des âmes de mondes, comme des monades, des âmes de fourmis. Ces âmes si différentes sont, dans leur origine première, des essences, sinon identiques, du moins parentes par leur nature. Chaque soleil , chaque planète porte en soi-même une haute idée, une haute destinée, qui rend son développement aussi régulier et soumis à la même loi que le développement d'un rosier, qui doit être tour à tour feuille, tige et corolle. Vous pouvez nommer cette puissance...
Página 201 - Comment moi, pour qui la civilisation et la barbarie sont des choses d'importance, comment aurais-je pu haïr une nation qui est une des plus civilisées de la terre, et à qui je dois une si grande part de mon propre développement? « La haine nationale est une haine particulière. C'est toujours dans les régions inférieures qu'elle est le plus énergique, le plus ardente.
Página 76 - Souvent un peu de vérité Se mêle au plus grossier mensonge : Cette nuit, dans l'erreur d'un songe, Au rang des rois j'étais monté. Je vous aimais, princesse, et j'osais vous le dire! Les dieux à mon réveil ne m'ont pas tout ôté; Je n'ai perdu que mon empire.
Página 367 - Icy fume un chasteau, là fume une cité ; Et là flotte une nef sur Neptune irrité. Bref, l'art si vivement exprime la nature Que le peintre se perd en sa propre peinture : N'en pouvant tirer l'œil, d'autant qu'où plus avant II contemple son œuvre, il se void plus sçavant.
Página 350 - A mon départ, il m'embrassa le front, ce qu'il ne faisait jamais. Je voulais descendre les escaliers sans lumière, mais il ne le souffrit pas; il me retint par le bras, jusqu'à ce que quelqu'un, qu'il avait sonné, vînt m'éclairer. — J'étais déjà à la porte, il m'avertissait encore de bien me garantir de l'air froid de la nuit. Je n'ai jamais vu et plus tard je ne vis jamais Goethe dans une disposition aussi attendrie que ce jour des funérailles de Wieland. Dans la conversation qu'il...
Página 339 - ... essence même était un trésor, douée si richement dès son entrée dans la vie et bien plus riche quand elle en sortit, cette âme ne peut rien souffrir d'indigne d'elle, rien qui ne soit en harmonie avec la grandeur morale qu'elle a montrée pendant de si longues années sur la terre ! Jamais, en aucune circonstance, il ne peut . être question dans la nature de la disparition des puissances qui animaient de pareilles âmes. — Et, reprenant sa conception des monades, il exposa une très-curieuse...
Página 158 - Eckermann, à propos de la traduction de Faust, de Gérard de Nerval : « D'étranges idées me passent par l'esprit, quand je pense que ce livre a encore de la valeur dans une langue dont Voltaire a été le souverain, il ya plus de cinquante ans. Vous ne pouvez pas penser tout ce que je pense, car vous n'avez aucune idée de l'importance qu'avaient dans ma jeunesse Voltaire et ses grands contemporains, et de leur domination dans le monde moral. Ma biographie ne fait pas voir clairement l'influence...
Página 233 - J'ai ensuite gagné des partisans dans Soemmering, Oken, Dalton, Carus et d'autres hommes également remarquables; mais voilà que Geoffroy Saint-Hilaire passe de 'notre côté, et avec lui tous ses grands disciples, tous ses partisans français! Cet événement est pour moi d'une importance incroyable, et c'est avec raison que je me réjouis d'avoir assez vécu pour voir le triomphe général d'une théorie à laquelle j'ai consacré ma vie, et qui est spécialement la mienne.
Página 20 - ... j'ai vu les pauvres petits se sauver à toutes jambes. Maintenant, le soleil du printemps les attire hors des maisons ; ils aimeraient bien jouer avec leurs camarades devant leur porte, mais je vois qu'ils sont gênés ; ils manquent de sécurité. Ils semblent toujours craindre l'arrivée de quelque représentant de la police. Un gamin ne peut pas faire claquer son fouet, ou chanter ou crier ; la police est là qui se précipite pour l'en empêcher. En Allemagne, tout concourt à discipliner...
Página 2 - Napoléon, c'était là un homme! toujours lumineux, toujours clair, décidé, possédant à toute heure assi'/. d'énergie pour mettre immédiatement à exécution ce qu'il avait reconnu comme avantageux et nécessaire. Sa vie fut celle d'un demi-dieu qui marchait de bataille en bataille et de victoire en victoire. On peut dire que pour lui la lumière qui illumine l'esprit ne s'est pas éteinte un instant; voilà pourquoi sa destinée a eu cette splendeur que le monde n'avait pas vue avant lui,...

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