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: de Chambord, pour cn jouir durant sa Ton bien propre. Le mariage de M. le Dauphin arec la Princedê Royale de Saxe, mit le comble à La confidéradon donr joaiflbic le Maréchal. En 1747, il fat créé Maréchal Général de tontes les armées du Roi. Les provisions font datées da 11 janvier. Enfin , aa mois de janvier 174* , le Roi le nomma Commandant Général de tons les Pays-Bas noorellement conquis. Je fois entré dans tons ces dé1, parce ou'ils (ont autan r d'honneur an Son

de l'être.

La nation imitoit son Roi dans la: tance qn'elle témoigne»:: aa Maréchal de Saxe; & la-dessus elle n'avoit pas besoin d'exemple. Aucune nation peut-être n est a uni sensible à la gloire militaire que les François. A ce i te joignoir encore dans la ciré ardente, qn communiquent avec rapidité, qui fait qu'on admire , qu'on exagère, qu'on y a tons les jours besoin d'être étonné de quelque chose, & sut-toot que chacun répéte fidèlement ce qu'il a entendu, éloge ou satire, n'imporre. Chez un tel peuple, un Général qui a de grands fucces ne peut manquer d'être célébré. Le Maréchal de Saxe étoir donc l'objet de toutes les conversations. Lorsqu'au retour de ses campagnes il paroiflbit au spectacle, il étoit sûr d"attirer tous les regards. On l'applaudi/Ibit avec transport. On sçait qu'au théâtre de Topera , une actrice qui représentoit la Gloire, après avoir chanté quelques vers de son rôle, lui présenta une couronne de laurier qiùlle avoit à la main. La même chose étoit arrivée au Maréchal de Villars. Ainsi, ces deux Généraux récurent à Paris, de la main d'une actrice, le meme honneur que les Scipions & les Tompées recevoient autrefois au capitole , du peuple & du sénat romain.

Page 43. (11) Berg-op-zoom avoit été assiégée deux fois; l'une pat le Prince de Parme en 15S8 j l'autre par Spinola en iín ; & ces deux Généraux -avoient vu leurs efforts échouer devant cette place. La conquête en étoit plus difficile encore , depuis les ouvrages immenses que le célèbre Cohorn avoit ajoutés aux anciennes fortifications. Les inondations des marais , l'abondance de toutes sortes de provisions, trois cerits pièces d'artillerie, une garnison nombreuse , une armée redoutable qui étoit atjx Portes de la ville; tout conspiroit à faire croire à l'Europe qu'une telle entreprise ne pouvoit létiísir. M. de Lowendalh vainquit tous les obstacles; & la ville fut prise l'épje à la main le ïi septembre 1747, lorsque la brèche étoit à peine praticable. On trouva dans le poa iixfept grandes barques chargées de prorinoos, avec cette adresse en gros caractere : k t cible garnison de Be~g-op-\oom.

Page 45. (13) Le Maréchal de Saie mourut a Chambord le 30 novembre 1750, après f jour* de maladie. Son intention avoi: ttc de 11 avoir sépulture , ni pompe funèbre. II avoit demandé que Ton corps fut brûlé dans de la chau rive, afin , ajouta-t-il, qu'il ne refie plus rie* de moi dans le monde, que ma me-noire parmi mes amis. Le Roi , trop iuire 3c trop sensible pour souscrire à cette demande, voulut donner à iès sujets l'exempie d'honorer ce grand Homme , même lorsqu'il n'étoit plus. Son corps fut embaumé , & transporté avec la plus grande pompe à Strasbourg , pour y être inhumé dans l'église luthérienne de S. Thomas. On I'avoit souvent sollicité à se faire Catholique; mais il refusa toujours de changer de religion. II ne voulut imiter Turenne que dans les combats. C'est ce qui fit dire à la Reine ce mot connu: Ceft dommage qu'onnc puijfedire un de profundis pour celui quì a fait chanter tant de te Deum!

On prodigua à fa cendre tous ces honneurs funèbres, si vains, lorsqu'ils ne font accordés qu'aux titres & à la naissance 3 si respectables,

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