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«r'£i premiere guerre que je ne me trompe pz-ì'.i dans ce qut je pense. Je remarquerai ici a lâ gloire du Chevalier Follard ,'que t'étoit en 1718 qu'il portoit ce jugement sur le Comte de Saie» Ibìd. (j La Cùrlande; anci:-n Duché qui âVoit autrefois appartenu à l'Ordre Teiironique, fbrmoit un état souverain , niais dépendant. Elie avoit subi le sort des petits états qui font environnés de nations puissantes. N'ayant point assez de forces pour être oppresseurs, ils emploient la politique pour n'etre point opprimés , & se donnent Un protecteur pour n'avoir point de maître. La Curlande étoit donc sous la protection de la Pologne. Cette république avoit formé le projet d'éteindre la souveraineté de ce Bûché, & de le réunir à ses érats à la mort de Ferdinand, Prince qui avoit l'eíprit aussi seibl« que le corps. Lés Curlandois allarmés & jaloui d'être libres , résolurent de faire échouer le projet ds la Pologne , en réglant la succession éventuelle de Ferdinand. II leur falloit un Prince dont la réputation justifiât leur choix, qui eût assez de fermeté pour oser le soutenir, & assez de génie pour lês défendre. Ils jetterent les yeux fur le Corate de Saxe , déjà très-fameux dans le Nord. II fut légitimement élu Duc souverain de Curlande, le 5 Juillet 1716. Aussitôt il se forma contre lui un violent orage en Po* logne. D'un autre côté la Russie, qui étoit trop puissante pour ne point avoit aussi quelques droits à réclamer íìsr la Curlande, fut indignée que ce peuple osât se croire libre , & n'eût point iti à Pétersbourg se prosterner aux pieds du trône pour y demander un maître. La Czarine ▼ouloit faire tomber ce Duché fur la tète de Menzicoff, cet heureux aventurier qui de gardon pâtissier , devenu général & prince , avoir encore l'ambition d'être souverain. Ce rival du Comte de Saxe j pour se délivrer d'un concurrent si redoutable, résolut de le faire enlever. II envoya à Mittaw huit cents Russes qui investirent le palais du Comte, & l'y assiégèrent. Le Comte qui n'avoit que soixante hommes s'y défendit avec le plus grand courage. Le siège fut levé , & les Russes obligés de se retirer. Cependant en Pologne on s'assemble , on cabale, on tient des diètes , on porte des décrets. Le Comte de Saxe est sommé de comparaître & de rapporter le diplôme de son élection. II n'obéit point, & sa tête est mise à prix. II amasse de l'argent, lève des troupes , parle à ses peuples en souverain , & s'apprête à les défendre en héros. II fait plusieurs voyages à Dresde , à Leipsik. II ne, craint ni la Russie, ni la Pologne, ni les assassins mercenaires que la proscription armoit contre lui. II envoyé des Ministres à Vienne, à Berlin,

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ren , qui étoit alors auprès d'elle dans la plu* haute faveur, & la force l'emporta encdre fut la justice. - La Czarine mourut en 1740 , & fk mort entraîna la chûte de son favori. II fut arrêté. Son crime étoit d'être érranger & trop puissant. Jugé 8c condamné , il fut trânfposté dans les déserts de Jâ Sibérie où-on lui peimir de vivre. Cet événement ranima les espérances du Comte de Saxe; mais elles furent encore trdm-' pées. Le nouveau choix de la Curlande déterminé par l'influence c]es états les plus puíssans, tomba fur le prince Louis de Brunsvik. Une nouvelle protestation du. Comte de Saxe annonça à l'Europe la justice & l'inutilité de ses prétentions j il fut. réduit à groflir la foule des Princes, que les passions des hommes ont dépouillés dé leurs droits légitimes.

Page 19 ( 10) U composa en 1731 l'ouvrage qui porte pour titre: Mes Rêveries. Une anecdote singulière , & qu'on aura peine à croire , c'est qu'il étoit malade & avoit la fièvre lorsqu'il le fit. L'ouvrage ûrt composé en treize nuits. II le retoucha, & y fit des augmentations après la paix de 17 3 6.

Page 10. (11) L'Electeur de Saxe , au commencement de cette guerre , offrit au Comte -/on frère le commandement général de toutes íes troupes. Celui - ci aima mieux servix en ï«nce en qualité de Maréchal de camp, & se rendi: furie Rhin à l'armée de M. de Bervick.

Page xi. (n) Le ij octobre 1733, après le passage du Rhin, il monte à la tranchée au sor t de Kehl, & a un capitaine tué à côté de lui. En 17}4, au commencement de la campagne, à la. tête de deux cents dragons, il se rend maître d'un convoi gardé par rioo hommes. Le 17 avril il se trouve à deux assauts qui se livrent le même jour à la ville de Trarback dans lePalatinat. Au second assaut, il voit sept grenadiers tombe* autour de lui. A Etlinghsn , à l.i rire d'un détachement de grenadiers, il pénètre dans les lignes des ennemis, en fait un grand-carnage, & décide la victoire. Au siège de Philisbourg , fameux par fa difficulté & par la mort du Maréchal de Bervick , il est chargé d-un très-gxand nombre d'attaques , qu'il exécute avec autant de succès que d'intrépidité. Ce fut immédiatement après ce íìège qu'il fut nommé Xieutenant-général. L'acte par lequel le Roi lui donne ce grade dans ses armées, est du premier août 1734.' . Page 13. (í 3) En r 73 5, le Prince Eugène qui çommandoit l'armée impériale, avoit formé lí projet de passer le Rhin à Manheim , & de pénétrer dans le Pays - Messin. Le Maréchal de Coigny détacha le Corote de Saxe pour arrêter

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