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den voornoemden heere marquis sterck mackende, alwaer den selven
heere marquis ofte wel den selven zynen cessionnaris by rechte, loote
ende cavelen met de letter A gebeurt is, de partien hier naer vol-
gende, by ons d'heeren Jan Mesdach en Jacques de Latre, mitsgaders
Matthaeus de Schoolmeester, geheerde deellieden en prysers der stede
ende casselrie van Veurne, ter presentie en interventie van d'heer
Jooris Ghys, greffier der prochie en heerlicheyt van Stavele, daertoe
versocht ende gecooren by de voornoemde respectieve erfgenamen al
present. Voleyndt den 28" augusti 1651. -
Lamoral DE HoRNEs et Julienne de Merode eurent cinq enfants :

1° Philippe-Lamoral, qui suit :

2° Françoise DE HoRNEs, sans alliance;

5° Anne-Éléonore, mariée, en 1642, à don Wolfgang-Louis Spinola, marquis

d'Handzaeme;

4° Marguerite, femme de Jean-Baptiste de Montmorency, seigneur de Lannaix, né en juin 1609, tué en duel en 1640; il était frère-germain de GuillaumeFrançois de Montmorency, vicomte de Roulers, seigneur de Neuville, qui épousa Claire-Eugénie DE HoRNEs, nièce de Marguerite;

° Julienne-Sabine, décédée le 12 octobre 1676 et inhumée à côté de son mari à Montigny, se maria en 1654 à Philippe, comte de Thiennes et du SaintEmpire, baron de Montigny, seigneur de Willersy, de Neufville, de Sart, d'Hazebroeck, mort à Montigny le 18 septembre 1676, fils de Jean-Baptiste, baron de Montigny, seigneur des mêmes lieux, et d'Hélène de Lannoy, dame de Los.

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XV. Philippe-Lamoral, comte DE HoRNEs et de Houtkercke, seigneur de Hondschoot, de Braine-le-Château, de Stavele et de Herlies, grand-veneur , héréditaire de l'Empire, mort le 18 février 1665, épousa, au château d'Enghien, par contrat du 18 avril 1618, Dorothée de Ligne-Arenberg, décédée en 1665, fille de Charles d'Arenberg, duc d'Arschot et d'Arenberg, et d'Anne de Croy. Voici un extrait de ce traité : « Par-devant les notaire et hommes de fiefs de la comté de Hainaut, comparurent personnellement messire Philippe DE HoRNEs, comte de Ilerlies, etc., accompagné de très-illustre dame Julienne de Merode, vicomtesse de Furnes, dame de Stavele, sa mère, haut et puissant seigneur messire François, comte DE HoRNEs et de Houtkercke, seigneur de Braine-le-Château, Haut-Ittre, son oncle, et de aussi haut et puissant seigneur Philippe de Merode, marquis de Westerloo, comte de Montfort, etc., son cousin, d'une part, et damoiselle Dorothée d'Arenberg, accompagnée de haute, puissante et très-illustrissime dame dame Anne de Croy,

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Gaesheek et Houtkercke.

duchesse d'Arschot, princesse-comtesse d'Arenberg, comtesse de Sene-
ghem, etc., sa dame et mère, et haut et puissant seigneur messire Octavio
Visconti, comte de Gamelerio, chevalier de l'ordre de la Toison-d'Or, grand-
écuyer de Son Altesse la sérénissime Infante, d'autre part, lesquels compa-
rants avaient conclu et arrêté le contrat de mariage en la forme et manière
suivantes, etc. »
Par son testament en date du 27 novembre 1627, François DE HoRNEs,
comte de Houtkercke, institua son neveu Philippe-Lamoral, comte DE
HoRNEs, dit le comte de Herlies, pour son héritier universel :
« Comparut haut et puissant seigneur messire François DE HoRNEs, comte
de Houtkercke, seigneur de l'Écluse, Braine-le-Château, Binchoecke, etc.
« Item, laisse ledit testateur à messire Lamoral DE HoRNES, son frère ;
— à madame la marquise de Lullin, sa sœur ;- à mademoiselle Marguerite
et Anne-Éléonore DE HoRNEs, ses nièces; — à damoiselle Sabine DE HoRNEs ;
« Et sur ce, venant à la disposition de ses autres biens, etc., déclare
ledit seigneur testateur qu'il a passé pouvoir pour se déshériter de ses
comtés et seigneuries, comme du comté de Houtkercke, ville, porte et sei-
gneurie de l'Écluse, Dury, Tripigny, Torquenne, Esthain, Braine-le-Château,
Haut-Ittre, Binchoeck, autrement dit Gaesbeek, s'étendant en diverses
paroisses, le moulin de Haringen, avec leurs appendances respectives, pour
icelles être vendues après son trépas et les deniers appartenir à celui ou à
ceux qu'il dénommerait par son testament, et à cette cause ordonne et veut
que tous les deniers à procéder de ces ventes viennent et appartiennent à
messire Philippe DE HoRNEs, comte de Herlies, son neveu, à l'exclusion de
tous autres, et par-dessus tout lui légue et laisse toutes ses autres terres,
actions et rentes qu'il possède à présent, et a droit de prétendre et revendi-
quer nommément le titre de comte de Hornes, lui compétant, ensemble le
droit lui compétant en icelui comté et ès terres et seigneuries de Weert,
Putten et Stryen en Hollande, Vadam en Bourgogne, ses terres et seigneu-
ries vendues par son tuteur le comte d'Estaires, à cause de son administra-
tion, et les actions qu'il a contre le comte d'Egmont, etc. Fait à Braine-le-
Château, le 27 novembre 1627. »
Philippe-Lamoral DE HoRNEs se déshérita en faveur de son fils Phi-
lippe-Eugène du comté de Houtkercke et de la terre et baronnie de
Hondschoot, à charge de fidéicommis, le 8 avril 1658 :
« Comparut en personne maître Gaspar van Simpol, conseiller pen-
sionnaire de la cour de Cassel, lequel comparant en vertu de procura-
tion passée par-devant bourgmestre, échevins et ceurheers de la paroisse
et seigneurie de Stavele, en date du 7 avril 1658, signée Élieul,
ci-vue et dont la teneur ci-après est insérée, requérant, au nom de son
mandant, être déshérité de fiefs, comté et seigneurie de Houtkercke
avec toutes ses prééminences, émoluments, appendances et dépendances,
nuls réservés; item de sa baronnie et seigneurie de la ville de Hondschoot,
aussi avec ses appendances et dépendances, et en iceux être adhérité
et investi Philippe-Eugène DE IIoRNEs, fils aîné du mandant; le tout
sous les réserves et conditions mentionnées en ladite procuration.
« Le bailli de cette cour féodale soutient que la présente adhéri-
tance et aliénation ne se feront point jusqu'à ce que le dixième denier,
d'environ 48,000 florins, dont ladite seigneurie de Hondschoot est
chargée au profit de la comtesse d'Iseghem, par forme d'assurance
réelle, soit payé; au sujet de quoi, il y a procès ventilant, instruit
jusqu'à duplique inclusivement; et le comparant, au contraire, soutient
que ladite adhéritance sera faite sans préjudice des droits de S. M.
au sujet dudit dixième ; et le bailli, pour réplique, persiste comme
devant en avis; ont consenti et consentent que l'adhéritance requise
sera faite sans préjudice des droits ci-dessus; par conséquent, ledit
comparant, au nom de son mandant, a été par vous déshérité et
dévesti desdits biens et fiefs, et en iceux adhérité et investi ledit
Philippe-Eugène DE HoRNEs, à l'acceptation de Jean de Mol, écuyer,
au nom dudit Philippe-Eugène; actum, jour et an que dessus : le tout
en conformité de la susdite procuration, dont la teneur s'ensuit de
mot à autre : Comparurent par-devant bourgmestre, échevins et ceur-
heers de la paroisse et seigneurie de Stavele, haut et puissant seigneur
messire Philippe DE HoRNEs, comte de Houtkercke et de Herlies, baron
de Hondschoot, seigneur de La Bassée, l'Écluse, Braine-le-Château, etc.,
et dame Dorothée d'Arenberg, dame et comtesse desdits biens; lesquels
comparants, pour satisfaire de leur part à certain contrat et appoin-
tement amiable fait et accordé à Cassel, le 15 de mars 1658, avec
haut et puissant seigneur messire Lamoral DE HoRNEs, vicomte de
Furnes, seigneur de Stavele, Beveren et Crombeke, etc., grand-bailli des
ville et châtellenie de Cassel, etc., ont déclaré leur volonté et inten-
tion être, pour la conservation et le soutien de leur famille et posté-
rité, de se dévestir et déshériter comme ils ont déclaré de faire par
les présentes pour autant qu'en eux est, des fiefs, comté et seigneurie
de Houtkercke, avec toutes ses prééminences, émoluments, appendances
et dépendances, nuls réservés, comme aussi de la baronnie et sei-

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- gneurie de la ville de Hondschoot, avec ses appendances et dépen

dances, requérant en iceux avoir investi et adhérité Philippe-Eugène DE HoRNEs, leur fils aîné, à son profit leur héritier et successeur, avec clausule et décharge expresse de fidéicommis et substitution successive et subsécutive, et autrement point; en conséquence de quoi, nous, bourgmestre, échevins et ceurheers susdits, pour autant qu'à nous appartient, avons dévesti et déshérité lesdits seigneur et dame comparants desdits biens et fiefs et en iceux investi et adhérité ledit Philippe-Eugène DE HoRNEs, leur fils aîné, acceptant en son nom en la présente adhéritance notre Gaspar van Simpol, conseiller pensionnaire de la cour de Cassel, se réservant néanmoins ledit seigneur comparant les titres, honneurs et prééminences, comme aussi le plein usufruit et revenu annuel, sa vie durant, et avec condition expresse que lesdits comté, baronnie et seigneurie ne pourront être changés, diminués, vendus, chargés, transportés ou échangés, ni en aucune manière aliénés, sous quelque titre ou prétexte que ce puisse être, mais qu'icelles après sa mort, sans aucun changement ni diminution, en pleine propriété, suivront et succéderont audit Philippe-Eugène, fils aîné audit comparant, et après sa mort sans héritier légitime mâle, sur son second fils, et ainsi en avant à ses autres enfants, l'héritier mâle étant toujours préféré; et au cas que tous viendraient à mourir sans délaisser enfant ou enfants, lesdits biens, fiefs et seigneuries, appendances et dépendances appartiendront et succéderont à la fille aînée dudit seigneur comparant, lors vivante et non mariée, à condition qu'elle devra s'allier avec un de la maison de Hornes et en porter le nom et les armes : à défaut de ce, lesdits fiefs succéderont au plus proche héritier mâle de la maison d'Egmont, portant le nom et les armes de Hornes, le tout pourvu qu'ils soient de la religion catholique, apostolique et romaine; et pour tout ce que dessus puisse sortir son plein et entier effet, les comparants ont constitué et donné plein pouvoir, comme ils déclarent donner par les présentes, à maître Gaspar van Simpol, conseiller pensionnaire de la cour de Cassel, et tous pour comparaître par-devant bailli et hommes de fiefs de la cour féodale, le peron de Bergues et tous autres juges compétents, et illec en leur nom faire la déshéritance et adhéritance desdits fiefs et seigneuries, appendances et dépendances, au profit comme devant, et avec limitations, réserves, restrictions, conditions et modifications ci-dessus énoncées, promettant d'avoir pour bon et agréable tout ce que par lesdits constitués ou l'un d'eux sera fait et agi, sous obligation que de droit. En foi de quoi avons fait apposer à ces présentes le cachet ordinaire, et signé par le greffier de cette juridiction, ce 7 avril 1658. »

Néanmoins, la comtesse d'Arenberg avait gardé son droit de douaire, qui avait été assis sur le comté de Houtkercke, qu'elle releva le 7 avril 1665; voici l'acte :

Compareerde. voor leenmannen van den Hove en de heerlichede van Sinte-Pieters tot Cassel, d'heer Simon de Monchy, balliu der stede van Hondschoote, den welken uyt crachte van procuratie speciale, hem verleent van hooge ende mogende vrouve Dorothea d'Arenberg, gravinne van Hornes, Houtkercke, Herlies, etc., weduwe ende, etc., ten sterfhuyze van wylent m'her Philips DE HoRNEs, in syn leven grave van de voorseyde plaetsen, gepasseert voor schepenen der stede van Cortrycke den 7" april 1665.

Philippe-Lamoral, comte DE HoRNEs, et Dorothée de Ligne-Arenberg eurent dix enfants, savoir :

1° Philippe-Eugène, qui suit :
2° Albert, évêque de Gand. Voici sa biographie par le chanoine Hellin :
« Albert fit ses licences en droits civil et canonique à l'université de Louvain,
et l'acte public de bachelier en théologie. Il fut d'abord pourvu d'un canonicat
de la collégiale de Saint-Pierre, à Leuse. Charles II, roi d'Espagne, le nomma,
en 1672, prévôt et chanoine de l'église cathédrale de Saint-Bavon, à Gand, et
neuf ans après, évêque de la même église. Il prit possession le 15 juin 1681, et
y fut consacré le 22 du mois suivant. Ce digne prélat fit éclater dans ses
fonctions pastorales, qu'il remplit de la manière la plus édifiante, l'éminence
de ses vertus chrétiennes, dont l'humilité était le fondement. On rapporte que,
bien persuadé du néant de la gloire mondaine, il ne voulait pas permettre
qu'on plaçât nulle part les armoiries de sa famille qui, sans contredit, est une
des plus illustres par ses titres et ses alliances, ni même qu'on tirât son portrait
qui n'a été peint qu'après sa mort. Il visitait avec exactitude son diocèse, où il
répandait les lumières de l'instruction et de l'exemple. L'ardeur de ce zèle
pastoral, qu'il exerça, aux environs des polders, dans plusieurs villages, par des
prédications fréquentes et l'administration des saints Sacrements, l'emporta sur
le soin de sa conservation propre. Il en revint avec une fièvre mortelle et
décéda le 4 juin 1694, à l'âge de 54 ans. Il fut enterré dans la crypte, sans
monument ni épitaphe, selon qu'il l'avait ordonné par son testament fait le
1" juin 1676, par lequel il avait aussi défendu la pompe ordinaire aux funé-
railles des évêques. On y exposa seulement son blason sans quartiers, tel qu'on
le voit encore aujourd'hui dans le vestiaire des chanoines. Il laissa, par sa
dernière volonté, à son séminaire, si nécessaire, dit-il, pour la discipline ecclé-

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