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Hoeks. L'auteur de la chronique de Tiel parle de lui à la page 425, en ces termes : « L'année de notre Seigneur 1595, Albert, comte de Hollande, exila les principaux chefs du parti des Hoeks, au nombre de cinquante-trois,

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' Mabelie d'Arkel, mariée à N. Both van der Eeme, malgré son père qui ne voulut plus voir sa fille. Après la mort de son époux clle se retira à Utrecht; elle y fonda le couvent des frères Mineurs et une chapellenie à la métropole où elle a été inhumée ainsi que son frère Jean ;

9° Élisabeth d'Arckel, femme de Guillaume DE HoRNEs, seigneur de Hornes et d'Altena ;

10° Marie d'Arckcl, femme de Wauthier d'Egmont, mort en 1567.

XIII. Othon, seigneur d'Arckel, épousa Élisabeth de Bar, fille de Thibaut, frère du duc de Bar, laquelle lui apporta en mariage la seigneurie de Pierrepont, au Vermandois. Il fut surnommé le Courageux; mais sa vie publique pourrait bien ne pas avoir été sans reproche. Il fut honoré par Albert de Bavière, comte de Hollande et de Zélande, d'une mission auprès du roi d'Angleterre. Il eut sa part dans les réclamations de son père au sujet de la succession de sa mère, réclamations qui furent secondées par Edouard, duc de Gueldre. Adolphe de la Marck l'emporta. Mais il s'est acquis la gloire d'avoir rapproché deux partis, les Hoeks et les Cabillauds, dont les querelles faisaient le malheur du peuple : cette réconciliation se fit dans un magnifique tournoi qu'il avait annoncé à cet effet dans la ville de Gorcum. Cependant elle ne dura que quelques années. Il décéda la veille de Pâques de l'année 1596, laissant d'Élisabeth de Bar deux enfants,

savoir :

1° Jean, qui suit :
2° Jeanne d'Arckel, femme du seigneur de Schoonvorst.

XIV. Jean, seigneur d'Arckel, de Gorcum, de Hagestein, de Leerdam, de Pierrepont, stadhouder et trésorier-général de Hollande sous Albert de Bavière, épousa Jeanne de Gueldre, héritière présomptive de Renaud, comte de Gueldre. Il fut entraîné par cette union dans le parti des Cabillauds dont le duc de Gueldre, son beau-frère, était le chef et l'âme. Le parti des Cabillauds était en grande faveur sous Albert, comte de Hollande, ou plutôt sous Aleyde de Poelgeest, sa bonne amie, qui gouvernait en réalité le comté. Les Hoeks assassinèrent cette noble demoiselle le 21 septembre 1590. Albert fut pénétré de la plus vive douleur de la perte d'une personne qu'il aimait tendrement. Le mépris de son autorité, son palais violé, l'excitaient à la vengeance; mais le nombre, la qualité des coupables et la crainte de trouver son fils à leur tête retenaient son bras. Entraîné par cette dernière considération, il prenait le parti de dissimuler, lorsque Jean d'Egmont, et Jean d'Arckel, tous deux Cabillauds, ses plus intimes conseillers, et par là même ennemis de Guillaume, introduisirent au palais Conrad, père de Guillaume Kuser. Conrad se jeta aux pieds du duc et lui demanda vengeance de la mort de son fils. Ses doléances ranimèrent la colère du

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comme prévenus d'avoir trempé dans l'assassinat de Guillaume Kuser et d'Aleyde de Poelgeest. Guillaume, seigneur d'Ostrevant, fils du comte Albert, lequel était dévoué à ce parti, quitta aussi le pays avec le désir de la ven

comte, et ses favoris achevèrent de le déterminer. Il fit citer devant lui cinquante seigneurs, tous Hoeks, qui par leur fuite s'étaient fait soupçonner d'être coupables. Le comte d'Ostrevant se déclara leur défenseur : dans la crainte que la sévérité de son père ne remontât jusqu'à lui, il partit secrètement de la cour et se réfugia auprès de Guillaume DE HoRNEs, sire et comte de Hornes, seigneur d'Altena, dont la mère était cependant Élisabeth d'Arckel, tante de Jean, seigneur d'Arckel, qui fait le sujet de cet article. Guillaume d'Ostrevant se réconcilia depuis avec son père. Cependant le trésor du comte de Hollande était épuisé, et son trésorier avait engagé une bonne partie des domaines. La mauvaise humeur qu'Albert de Bavière conçut de ce dérangement, le porta à exiger de Jean d'Arckel compte de son administration. Ce seigneur, qui depuis dix ans était stadhouder et receveur-général, prit la demande d'Albert pour une insulte et lui répondit par une déclaration de guerre. Fier, ambitieux, et confiant dans ses forces, il avait entrepris différentes guerres de son chef. Peu après l'année 1596, il la fit à Waleran de Brederode, seigneur de Vianen qui avait hérité du château d'Ameide sur lequel Othon d'Arckel, son père, avait eu des prétentions. Il força sa propre mère Elisabeth de Bar à sortir du pays d'Arckel, et il l'aurait chassée du château de Pierrepont, quoiqu'il appartînt en propre à cette dame, si elle n'eût trouvé le moyen d'y rentrer sous l'habit d'une femme pauvre avec ses hommes d'armes.Un homme de ce caractère n'était pas facile à ployer. Albert le fit citer devant son conseil ; mais il refusa de comparaître, sous prétexte que quelques-uns des officiers étaient ses ennemis. Le duc prononça en 1401 la confiscation de ses seigneuries en Hollande, le bannit lui-même à perpétuité, et chargea le comte d'Ostrevant de l'exécution de la sentence. Guillaume saisit avec avidité l'occasion de se venger d'un seigneur qu'il regardait comme l'auteur de la disgrâce qu'il avait essuyée, et d'Arckel acheva de l'irriter par un cartel qu'il lui fit porter par un héraut. Cependant il poursuivit la guerre. Enfin, Jean de Bavière, évêque de Liége, vint au camp de son frère et se porta pour médiateur. Les deux partis étant également fatigués, il conclut un accord par lequel Arckel promit de demander pardon à genoux à Albert et au comte d'Ostrevant, et consentit même que le drapeau de Hollande fût arboré pendant vingt quatre heures sur le donjon de son château. La mort d'Albert de Bavière, arrivée à La Haye le 12 décembre 1404, réveilla l'esprit de parti; la guerre recommença. Guillaume d'Arckel, fils de Jean, prévoyant la ruine de sa maison, se jeta aux pieds de son père et le conjura de demander la paix pour prévenir les malheurs qui les menaçaient; mais ni ses larmes ni ses prières ne purent toucher le vieillard, qui partit pour la Gueldre dans le dessein d'engager Renaud IV, comte de Gueldre, son beau-frère, à le secourir. Guillaume d'Arckel profita de l'absence de son père pour changer le magistrat de Gorcum et de Leerdam, où il mit des personnes dont il était sûr, et fit refuser l'entrée de la ville à son père lorsqu'il revint. Au fort de ses malheurs, se voyant abandonné des hommes dont il avait fait la fortune et sur lesquels il avait cru pouvoir compter, Jean d'Arckel accepta le projet de vendre au comte de Gueldre sa seigneurie d'Arckel qui, selon les conditions de la vente, ne pouvait jamais être distraite du comté; il stipula en ce sens, parce qu'il espérait qu'après la mort de Renaud de Gueldre, la seigneurie reviendrait à son fils avec le reste du patrimoine de Renaud. Néanmoins les intrigues continuèrent et aggravèrent sa position. Il fut arrêté en 1415 et détenu du consentement de son fils Guillaume d'Arckel. Plusieurs années après la mort de cet enfant ambitieux, il fut remis en liberté par le duc de Bourgogne, à l'intervention du seigneur de Wesemael. Il fut réintégré dans la seigneurie de Leerdam, et il l'aurait été dans d'autres dont il avait été spolié, si la mort ne l'avait subitement enlevé à Leerdam, le 25

geance; il se fortifia dans le château d'Altena; mais à l'approche de son père, il en sortit, laissant la défense de la place au seigneur de Hornes. Le comte Albert entreprit immédiatement l'attaque de ce château qui n'offrit

août 1428. Les uns ont attribué ses malheurs à son ambition; d'autres, qui interrogeaient leurs sentiments religieux, les considéraient comme une punition que lui avait attirée sa conduite à l'égard de sa mère. Il eut deux enfants :

1° Guillaume d'Arckel, mentionné à l'article de son père, céda aux suggestions et aux flatteries de Waleran de Brederode, stadhouder de - Hollande, lorsqu'il eut la honte de trahir 1'auteur de ses jours. Jacqueline de Bavière lui avait été Promise en mariage, et on l'avait considéré quelque temps comme le futur comte de Hollande et de Zélande. Une si belle fortune fit naître bien des jalousies et enflamma bien des passions. Il éprouva les rigueurs de l'adversité 1a plus cruclle. Il se vit contraint de consentir à la vente de la terre et seigneurie d'Arckel ; il eut même sa part dans le prix. Mais il revint peu après à d'autres sentiments, et s'empara de Gorcum. Il périt dans la surprise de cette ville, le 1" décembre 1417, par Brederode, et fut enterré dans I'église de cette ville où il avait été baptisé, en présence d'un grand nombre de chevaliers, par Florent de Wevelinchoven, évêque d'Utrecht ;

2° Marie d'Arckel, décédée en 1415, fut mariée à Jean d'Egmont, mort en 1451.

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X. Othon d'Arckel, seigneur de Heukelum, fils puîné de Jean, seigneur d'Arckel, dit le Vigoureux, et de Berthe d'Ochten, épousa une fille de la maison de Heusden, dont il eut :

1" Jean, qui suit :
2° N., femme de Thierry de Teylingen : — 3° Othon d'Arckel, seigneur d'Asperen, d'Ackoy et de Loen. Ses deseendants
portèrent d'argent à trois fasces bretesées et contrebretesées.

XI. Jean d'Arckel, seigneur de Heukelum et Leyenborg, épousa une fille de la maison de Buren, dont :

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XII. Othon d'Arckel, seigneur de Heukelum, épousa Agathe van der Lecke, de la maison de Brederode, dont :

1° Jean, qui suit :
2° N. de Heukelum, femme de Jean de Culembourg, seigneur de Woudenbourg.

*. XIII. Jean d'Arckel, seigneur de Heukelum, mort en 1415, épousa, en premières noces, Marie DE HoRNEs, fille de Guillaume, seigneur de Hornes et d'Altena, et d'Ode de Putten, sa première femme, et, en secondes noces, N. de Teylingen, dont :

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XIV. Othon d'Arckel, seigneur de Heukelum, épousa sa cousine Isabeau de Lynden, dame de Milingen et d'Oudeweert (ce dernier fief relevé après la mort de son frère Thierry, seigneur de

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qu'une courte résistance. Après la sortie du seigneur de Hornes, les assiégés se rendirent, sous d'honorables conditions, le jour de Ste-Marguerite. Le comte Albert remit néanmoins le château au fils du seigneur de Hornes

2lrckel, Lynden, en 1408, la veille de St-André), fille de Jean, seigneur de Lynden, et d'Isabeau de Pola5rignture bc sjtuktlunt. nen, sa première femme. Elle décéda le mercredi après St-Victor de l'an 1419 et fut enterrée à Heukelum à côté de son mari. On voyait dans cette église un vitrail où cette dame et son mari étaient représentés à genoux. De ce mariage naquirent : XV. Jean d'Arckel, seigneur de Heukelum et d'Oudeweert, mort en 1466, laissa de sa femme Berthe de Culembourg, fille de Jean, seigneur de Culembourg, et d'une fille du seigneur de Gemen :

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XVI. Othon d'Arckel, seigneur de Heukelum, épousa Waleranne van Broeckhuisen. Charles-leTéméraire lui ôta sa seigneurie de Heukelum. Il mourut en 1505 et laissa :

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XVII. Waleran d'Arckel, seigneur de Heukelum, épousa Catherine, fille naturelle de Charles, duc de Gueldre, et d'une demoiselle de Deynghen, d'une famille noble de Gueldre. Il en eut :

- 1" Othon d'Arckel, seigneur de Heukelum, mort en 1567, n'eut de sa femme, Marie d'Immerseel, qu'une fille et enfant unique Marie, dame de Heukelum, morte en 1595 ; — 2° Charles d'Arckel, seigneur de Woudenbourg, mort sans hoirs, en 1580, épousa Claudine Hannart, fille de Charles, seigneur de Diekerk ; - 5° George, qui suit ; 4° Gérard d'Arckel, mort cn célibat, en 1578 ; ° Élisabeth d'Arckel, dame de Heukelum, de Woudenbourg et de Leyenborg, décédée en 1617, mariée : 1° avee Jacques de Thiennes, chevalier, seigneur de Castres et de Rumbeke, bourgmestre de la commune de Bruges, en 1565, mort

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XVIII. George van Arckel, seigneur d'Amelroye, mort en 1590 dans l'incendie du château d'Amelroye, épousa Anne de Lochorst, décédée l'an 1592, fille de Vincent de Lochorst, seigneur d'Heemstede et de Sleyde, dont :

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XIX. Othon van Arckel, baron d'Amelroye, seigneur de Lochorst, épousa Françoise d'Affaytadi, fille de Cosme, seigneur de Ghistelles et de Hilst, et de Marie de Hanseler, dont :

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nommé Guillaume. » On sait qu'à la mort de Guillaume III, comte de Hollande, sans enfants, Édouard III, roi d'Angleterre, se présenta, d'une part, comme héritier, du chef de sa femme, fille de Guillaume, et que, d'autre part, Marguerite, sœur du défunt et épouse de l'empereur Louis V, pour mieux faire valoir ses droits, s'allia avec la France; elle prit des mesures pour s'emparer du pouvoir, dont elle laissa la lieutenance à son fils puîné Guillaume, comte d'Ostrevant. Bientôt la division éclata entre la mère et le fils : tous deux voulaient régner, tous deux cherchèrent à se faire des partisans. Ceux de Guillaume, comte d'Ostrevant, prirent le nom de Cabillauds, parce que le poisson qui s'appelle ainsi est connu pour dévorer les plus petits. Les défenseurs de l'impératrice adoptèrent l'emblême de l'hameçon, en flamand haek ou hoek, avec lequel on prend le cabillaud. Les Cabillauds triomphèrent d'abord; mais lorsque Guillaume V eut perdu la raison, les Hameçons se relevèrent à leur tour et se prononcèrent en faveur d'Albert de Bavière, qui avait des droits légitimes à la régence, ayant été désigné pour succéder au comte. Les deux factions ensanglantèrent le règne de Jacqueline de Bavière. Les Hameçons ou Hoeks étaient pour elle, les Cabillauds pour Jean de Bavière, oncle paternel de Jacqueline. Cette lutte dura cent quarante-deux ans. Guillaume DE HoRNEs était du parti des Hoeks. Butkens parle de lui de manière à ne point laisser le moindre doute sur le grand crédit dont ce seigneur jouissait. Après avoir raconté les dissensions domestiques de la famille d'Arckel et le siége de Gorcum, au commencement du xv° siècle, cet auteur continue en ces termes : « Les chroniques de Hollande, Jean Petit, Gouthoven et autres disent qu'aussi dans la ville se trouva Thierry de Lynden, chevalier; mais je crains qu'ils ne se méprennent, car un vieux manuscrit des guerres des seigneurs d'Arckel rapporte que le siége fut mis devant la ville de Gorcum pendant que Thierry de Lynden, seigneur de Hemmen, était avec Arnoud d'Arckel, seigneur de Leyenborch, Haek, seigneur d'Outheusden, Helling, seigneur de Gronestrate, Werner, seigneur de Wedenoude, devers Guillaume, seigneur de Hornes, Thomas, seigneur de Diest, Henri DE HoRNEs, seigneur de Perwez, et Renaud, seigneur de Schoonvorst, proches parents du seigneur d'Arckel, pour implorer leur secours. Lesquels seigneurs firent tant envers Jean de Bavière, évêque de Liége, fils du comte Albert de Hollande, qu'il se transporta en compagnie des susdits seigneurs vers son père, où ils firent si bien que le comte s'accorda avec le seigneur d'Arckel, le 17 septembre 1405. » Les livres de la salle de Curenge renferment quelques particularités qui pourraient bien concerner les difficultés que nous venons de citer. Voici : Anno Domini 1576, mensis decembris die viginti in palatio

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