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Toujours rendue par le g avant toute autre lettre que l'e ou l'i, comme dans bague, gagner, gloire, Sec.

GUTTURALE FORTE.

Exprimée par le c avant route autre lerrre que l'e & F» , comme dans eMe , cour , clôture, croître , &c.

Ou par le ch grec, comme dans chrétien, chaos, choryphée , Sec.

Ou par un q, comme dans quelqu'un, quatre , &c.

Ou par un * , Alkali, kermès , Sec.

Ou par le g final de quelques mots , tels que sang, long , quand le mot suivant commence par une vovelIe, comme dans ces expressions: un sang épais, un long apprentissage, qu'on prononce un fan kepais , un Ion kapprentij/'age , Sec.

Qui se prononcent par la compression du souffle entre la langue & le palais.

TRÈS-DOUCE.

Rendue par l'i voyelle formant une diphthongue > comme dans païen, fiole , Sec. ou. par la seconde partie de l'y, comme dans payer, essuyer, &c.

Rendue par le comme dans \èU, on\e, se'fie , Sec.

Ou par l'sentre deux voyelles, ou à la fin d'un mot, comme dans muse, nous épuisons , qu'on prononce mu\e , nou \épui\pns, Sec.

Ou par !"jc dans le cours de quelques mots , tels que dixaine, sixième , qu'on prononce dizaine , sixième , Sec. Se très-lòuvent à la fin des mots , comme dans ces expressions: deux amis , faux honneur, qu'on prononce deú -tamis ,sau sonneur, Sec.

SIFFLÉE PALATIALE FORTE.

Exprimée ou parle c sifflé, avant l'e ou l'i, comme dans cerceau, ciel, Sec. ou marqué d'une cédille avant les autres voyelles , comme dans façade , leçon, Sec.

Ou par le t sifflé , comme dans nation, faSieux, qu'on prononce nacion , faccieux , Sec.

Ou par l's double entre deux voyelles, comme dans prejjer, pacage , hauffer , Ikc.

Ou par l's simple, au commencement des mots , comme da'.is sage, sel, sûreté, Sec. après une consonne , comme ú.'.ns pensée , Perse , observer, Sec. ou á la fin de

SIFFLÉES PALATIALES.

PLUS MARQUÉE.

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quelques mots étrangers tels que Bias, Cens, qu'on prononce Bidjse , Ctrésse , &c.

Ou par \'x à la fin des mors sx & dix , qu'on pro nonce fice & <Z/re, & dans le cours des mots/ix-ranre, soixantième > soixantaine, BruxelUs , Texel, 6t peur-êttí j quelques autres , qu'on prononcesoissante, soi£antUme , soixantaine , BruJeUes , Teffel, &c.

SIFFLÉES DENTALES.

Qui se prononcent en.laissant échapper le souffle entre les dents.

TRÉS-DOUCE.

Exprimée pareillement par Pi voyelle formant une diphthongue : païen , fiole , &c. ou par la seconde partie de l'y : payer, esj'uyer, &c.

PLUS MARQUÉE.

Exprimée par le je ou /' consonne, comme dans jonc , juste, &c.

Ou par le g sifflé, avant Ve ou \'i, comme dans rouge, gite , qu'on prononce roujc , jlte , &c.

FORTE.

Exprimée par ch , comme dans chercher, chaque , Sec.
MOUILLÉES.

TRES-DOUCE.

Représentée encore par l'i voyelle formant une diphthongue : paien, fiole, &c. ou par la seconde partie de l'y f rayer, eguyer ,Sec.

L. MOUILLEE.

Ecrite par ill, comme dans railler , gentillesse , vermillon Sec,

Ou par il, comme à la fin des mots gril, bail, vermeil , Sec.'

N. MOUILLÉE.

Toujours représentée parg/i, comme dans campagne, mignard; régner , Sec.

LABIALES.
C'est-à-dire celles qui le prononcent des lèvres.

LABIALES PURES.

TRÈS-DOUCE.

Exprimée par Vu voyelle formant une diphthongue comme ú&m suitt, huit, &c.

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Plus Marqué F.

Renduepai le b, comme dans bon, débat, Sec.
FORTE.

Exprimée par le />, comme dans pain, déployer, Sec
NASALE-

Exprimée par Vm, comme dans main, lame , Rome, Sec.

LABIALES DENTALES.

Qui se prononcent en laissant échapper le souffle entre les dents supérieures Se la lèvre intérieure.

IRES-DOUCE. Encore exprimée par Vu voyelle : fuite , huit, &c.

PLUS MARQUÉE. Exprimée par le ve ou v consonne, comme dans vin > savoir, venir , Sec.

FORTE.

Rendue par /, comme dans femme , diffus , fortune &c. ou par ph: phare , amphibie, &c.

FRAPPÉES.

DOUCE.
Exprimée par le d : douceur . Adonis , Sec.

FORTE.

Exprimée ou par le t: tendre, été , attirer, Sec. ou par th , comme dans athlète , orthographe; ou par le d final de plulieurs mots , comme dans ces expressions: grand homme, profond abaijsement , qu'on prononce pan tomme, profon tabaijsement, Sec.

NASALE.
Rendue par l'n , comme dans naître ,venir , &c.

LIQUIDES OU FRÔLÉES. Prononcées pat le fròlementde la langue & du palais.

DOUCE. Exprimée par 17: luire , délai, Sec.

FORTE. Rendu e par IV : rire , rareté, Sec. DIALOGUE VI.

Sur La Ponctuation.

LA MARQUISE, SOPHIE, L'ABBÉ, LE COMTE, LE MILORD.

LE M U O R D.

''V^oTRE manière de diviser les etinsonnes relativement aux organes, m'aidera beaucoup à perfectionner ma prononciation. La progre/sion que vous avez suivie me fait voir les diverses manières dont on peut altérer la valeur de chaque consonne; ce qui me met sans cesse à portée de faire des comparaisons utiles.

Sophie.

Ce dernief entretien m'a donné des sujets de riflexion pour long-tcmps. Je vois qu'on ne m'avoit fait remarquer que la forme des lettres , mais kur utilité m'étoit presque entièrement inconnue.

La Marquise.

Pour moi, j'ai entendu passablement toutes ces choscs-là. J'ai passé rapidement fur les règles de la prononciation : -cela regarde le Milord. Une autre chose pourroit m'embárrásser davantage , c'est remploi des doubles consonnes; mais comme je neveux écrire que pour me faire entendre, jt mettrai les consonnes íìmples par - tout où la prononciation n'exige pas qu'elles soient doublées : du moins prendrai^je cette licence jusqu'à co que je me fois approprié les principes de Monsieur , & qu'il ne relie plus qu'à me metrre au cours de i'ufage. Présentement je crois que je n'orthographierois pas mal , fi j'avois quelque connoissanec des points & des virgules : c'est ce qui me manque absolument.

Le Comte. II n'est pas temps encore d'expliquer la ponctuation : attendons que Monsieur nous .ait parlé des périodes des , phrases & autres divisions du discours.

L1 A B B 1

Quoique présentement ces explications soient prématurées , je ne ferai pas fâché de donner à ces Da-*1 mes une idée générale des différentes marques qui peuvent contribuer à l'intelligence du discours, sauf à en faire le développement dans la fuite toutes les fois que l'occasion s'en présentera.

La Marquise.

Vous allez donc nous parler des phrases & des périodes? II y a long-temps que je connois ces mots là, fans avoir la moindre idée d*; ce qu'ils signifient.

L'a B B É.

Une période est un article du discours qui pourrnir seul former un sens complet.

Le Comte.

Tous ces articles indépendants ne peuvent pas être regardés comme des périodes : une période doit avoir deux ou plusieurs parties distinctes , qu'on appelle membres. C'est ce qu'on voit dans cette période de Mr. Rollin , au chapitre des moeurs & coutumes des Grecs.

îìOrateur ne pouvoir employer ni exorde ni péro~ raison ; il ne lui étoit point permis d'exciter les passions; & il étoit obligé de se ren fermer uniquement dans fa cause. Cet article renferme trois parties ou membres bien diltincts , terminés par les mots péroraison, passions & cause : ainsi on peut lui donner le nom de période.

II n'en est pas de même des articles simples comme celui-ci:

Le mérite ne sert de rien quand il est abandonné de la fortune.

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