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M. Maurice Lancairr. Iu Petite Famille, qui n'est point dépourvue l'agrément, mais lont la fable un peu mince gagnerait à être soutenue par un dialogue plus relevé. Mme Juliette Darcourt y amuse.

Lit première de M. François de Curel : un événement de la saison dramatique. La première de la Nouvelle Idole aura été un événement dans l'histoire du théâtre contemporain. Evénement, en eflet, et plus remarquable peut-rtre que la pièce elle-même, cet accueil trépignant fait par la salle entière i ume (ruuvre de pure idéologie. On en pourra discuter la valeur; leflet n'est pas niable, il se répole au reste chaque soir, hautement caractéristique d'une évolution accomplie. Déjà le Repas du Livn avait suscité im semblable enthousiasme. Mais dans le drame de l'an dernier une part plus prépondérante était réservée à l'aventure, au romanesque : les idées qu'y dramatisait l'auteur, étaient, malgré leur élévation, lavantage familières, elles appartenaient au domaine social, c'est-à-dire presque courant. Cette fois, le conllit s'alleste rigoureusement théorique, qui met aux prises la raison et l'instinct, qui oppose a la science, la foi. El bien, le triomphe n'a pas été moindre el il promet de se poursuivre aussi longtemps. Je pense néanmoins qu'il serait chimérique d'en chercher la raison dans les goûts abstraits de la foule. Plus vraisemblablement cette raison n'est point autre que dramatique.

M. François de Carol. s'il est pas un grand penseur, est it coup sur notre grand dramaturge, notre grand tragique moderne. Les cas par lui transportés à la scène semblent bien les plus hautement poignants qui se puissent imaginer. Our trouvera-t-on sujeis plus granclioses que ocux de la figurante, des l'ossiles, ou lepas du Lion ? Mais cela ne serait rien encoro, si M. de Curel ne se montrait, clans chende ses drames, de laille i les exécuter dans leur ampleur. Loin de les étriquer, comme noul lois sur dix risquerait de le faire tel

ulir. Oll dix fois sur div M. Bricit. lequel ramène de fort noble: Jonnées aux proportions de livicelote, II. de Curelles magnific. Jes; hélire d'um degré u-dessus de la vie.

Au lieu de réduire connapoisuudes. (matii.re dramatique, les idées qul veuil melire en présence, il joue la dificulté, ne laignant pas cl'installer sur la scine une simple eliscussion, qui constitue le point culminant de son drame. Avec quel art. 1. de Carol sejl rendre padlo pitanl ce colloque ! On se souvient de la grande scène du Repas dit Lion vie Boussard et Jean de Saney ilerendaient levill it lour leurs ilies: jallais dir : leurs croyances. Dans la Vouvelle Idole. To moyen empioversi lemme, ussi primitif. Lutteur proiede encore par pório:los. par lirides. par algories, our mieus par paraboles : eros póriocles, ces tirasles révélert perfois un lyrismo defraichi. c'es;

llegories, une littérature contestable: mais --- ici reparait l homme de télre.. leur éloquence rost irresistible correst celler opener quc'ont applauil.

Colle fois la recussione posil plan ingoissaule encore. ili milieu

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Devoyod ne corrige point cette ingratitude. Mlle Bellanger est charmante dans Antoinette.

Le spectacle est toujours copieux au Théàtrc-Antoine. Après les trois actes sévères de M. François de Curel, nous avons eu trois actes pimpants de M. Pierre Veber.

Ce qui distingue M. Pierre Veber de ses collègues en humour, ce n'est pas tant le don d'invention burlesque, de satire placide ou d'ironie concentrée; c'est plutôt le génie de la déformation. Il excelle à travestir l'événement, à parodier le réel. « Déformateur du Réel », telle était, on s'en souvient, la délicate et spéciale fonction que M. Pierre Veber occupait à l'inoubliable Chasseur de Chevelures, aux côtés de M. Tristan Bernard « Informateur du Possible ». Depuis ce temps, presque éloigné déjà, M. Pierre Veber n'a rien perdu de ses qualités de fantaisiste. Bien au contraire, elles se sont affirmées et affinées, comme on a pu en juger l'an dernier en écoutant Julien n'est pas un ingrat au Théâtre-Antoine, ou Paroles en l'air aux éphémères Funambules. La même fantaisie se retrouve, plus vivace encore, dans sa nouvelle comédie, Que Suzanne n'en sache rien. Le sujet est peut-être un peu mince, mais de cela on ne s'avise guère qu'à la réflexion, tellement l'auteur sait tirer parti de ses moindres trouvailles et entortiller de sorte imprévue les cheveux qu'il coupe en quatre. Et sa malice est si pirouettante, si intarissable qu'on s'esclaffe toujour de bon cour.

Dans ce franc succès de gaité l'interprétation est bien pour quelque chose. M. Dumény est remarquable de naturel et d'entrain continu. M. Gémier silhouette en âpre bouffonnerie Jules Flingault, déchard épique. Quoique moins mesuré dans la charge, M. Desfontaines est fort divertissant. Il convient encore de mentionner M. Arquillière, Mmes Barny, Derville, Barsange et spécialement Mlle Bellanger, si comique avec tant de grâce.

ALFRED ATHYS

Samedi, 8 avril, à qualre heures, aus Matinées-Depas, M. Marcel Schwob parlera de Charles Dickens et de l'influence de son auvre sur le roman russe contemporain. — Des lectures de Dickens seront faites au cours de la confé

rence.

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