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ni dans le sernion sur la montagne, ni dans l'Evangile, ni dans toute la littérature chrétienne primitive, il n'y a pas un mot qui mette les vertus militaires parmi celles qui gagnent le royaume du ciel. » (Lettres à Strauss, p. 185.)

M. Jules LEMAITRE. « L'idéc de la diminution ou de la déchirure de la patrie nous est douloureuse ou même insupportable. »

REXAN. « Le grand Goethe, l'admirable Fichte ne nous ont-ils pas appris comment on peut mener une vie noble et par conséquent heureuse au milieu de l'abaissement extérieur de sa patrie. » (Lettres à Strauss, p. 185.)

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M. JULES LEMAITRE. « Nous voudrions faire de l'amour de la patrie une sorte de religion. »

RENAN. - « Je me suis étudié toute ma vie à étre bon patriote, ainsi qu'un honnête homme doit l'être, mais en même temps à me garder du patriotisme cxagéré comme d'une cause d'erreur. » (Lettres à Strauss, p. 177.)

C

M. JULES LEMAITRE. - « Quand les Français mettraient dans l'amour de la France un peu de jalousie, un peu de parti-pris, je n'y verrais pas grand mal. »

RENAN. « Je crains que votre génération ultra-patriotique ne se prépare un auditoire beaucoup plus restreint. Laissons ces fanatismes étroits aux régions inférieures de l'opinion. Permettez-moi de sous le dire : Vous avez déchu. » (Lettres à Strauss, p. 206207.)

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M. JULES LEMAITRE. « Le moment serait mal choisi d'être faiblement patriote, quand tous nos voisins le sont avec une application, une intensité, une intransigeance croissante. >>

Renan. « La France est en train de dire : « Asse: d'amour comme cela; essayons maintenant de la haine. » Je ne la suivrai pas dans cette expérience nouvelle, l'on peut, au reste, douter qu'elle réussisse; la résolution que la France tient le moins est celle de haïr. J'ai travaillé dans mon humble sphère à l'amitié de la France et de l'Allemagne; si c'est maintenant « le temps de cesser les baisers », comme dit l'Ecclésiaste, je me retire. Je ne conseillerai pas la haine, après avoir conseillé l'amour; je me tairai. » (Lettres à Strauss, p. 208–209.)

Pour copie conformue :

JULIEN BENDA

Petite

Gazette

d'art

CAMILLE PISSARRO

Les vingt et quelques toiles chez Bernheim (1) exposées, si elles n'apportent aucun document nouveau, fournissent au public incomplètement averti de l'évolution contemporaine de la peinture un suffisant élément d'enseignement relativement à elle ; en ce sens, elles corroborent avec bonheur les exhibitions parallèles de Claude Monet, Sisley, Besnard, Cazin, Thaulow, (chez Georges Petit), de Signac et les néo-impressionnistes chez Durand-Ruel : une coïncidence d'expositions des auvres typiques de Van Gogh, Seurat et Renoir, eût parfait la manifestation avec les réapparitions récentes de Gauguin et de Guillaumin.

Et pourtant Camille Pissarro, seul, presque suffirait : trop modeste promoteur, en somme, de tout le mouvement « plein airiste », ses tableaux en écrivent l'histoire ; leurs dates en sont comme le calendrier. Signac se pétrifia trop vite, il semble, dans un procédé, gaine qu'il n'ose assouplir aux articulations ; le véhément Claude Monet perpétuellement demeure l'esclave ravi de la première impression ; Camille Pissarro, visionnaire réfléchi, se transforme avec logique et sincérité, et, chemineur infatigable, pas à pas, sans foucade ni lassitude, exprime, par le proportionnel élargissement de la technique, l'épanouissementde sa vision, de son horizon.

Claude Monet no le fait pas fléchir : l'un l'autre confrontés, ils ne se font nul tort : réciproquement ils se soutiennent, se vérifient, se complètent ; Claude Monet, c'est le mouvement, jusqu'au vertige, jusqu'à l'illusion d'optique : la mer arrive, balaye la falaise qui presque se meut en sens inverse ; le soleil fait réellement pivoter l'ombre bleue et violette autour des meules; les pierres de la cathédrale se vêtent, se dévêtent d'irisations atmosphériques. Camille Pissarro a bu la lumière ; il la fait boire au ciel, à la terre, à l'herbe, aux paysannes vautrées dans le vert : c'est torrent chez l'autre ; chez lui, inextinguible vibration; cette Inondation (1873) conserve un aspect terreux encore'; mais le Seuil de village (1884), route poudreuse mais moite sous un ciel plombé, saisit l'ail par une apaisante unité de valeurs : la même aqueuse atmosphère pénètre l'air, la terre, la pierre ; la villagcoise couchée dans le champ (1882) est en quelque sorte réduite au même dénominateur que l'herbe qui l'entoure, que les arbres du fond : aux toiles dernières, la possession est parfaite : les paysages parisiens, Place du Théâtre Français, Avenue de l'Opéra, toits de zinc miroitant sous la pluic, toits de fiacre recevant d'eux le reslet du ciel mouillé qu'ils renvoient à l'ail, façades ternes. imbibées de brume, prodige d'un panorama plombé mais lumineux, lixent le point culminant

(1) Bernheim jeune, rue Lallille.

(1898) d'une carrière l artiste toujours égal à lui parce que toujours se recommencant, à la maitrise sans défaillance parce que, perpétuelment maitre de soi, chaque fois il dobule,

FÉLICIEX Faguis

BRUNELLES. LA LIBRE ESTHETICE

Dès le jour de l'ouverturi, la Moisson de Constantin Meunier rassembla autour d'elle les enthousiasmes. Regardez. Elle s'étale làbas toute blonde et chaule ilete, toute nolle, puissante et religieuse. en hauts et bas reliefs, dans le patre pur et clair. sculptée! Des paysans et des filles de ferme savaient dans la masse serrée des épis; fauchant ei boitolaut on mene temps; imergeaul, le torse an clair, de l'énorme laillis lore el souple: les uns séchant du revers de la main la sucur de leur front: les altres travaillant sans cesse, la fauls au poiny, infatigables el obstine's. Rarement. grace à un groupement combiné de lignes, grace à une répartition relléchie de rehauls et d'enfoncements. de clirle's el llombres, il fut donné à un waitre de nieu. rewiser lateralité du icle Jumain. Moyens purement plastiques, mais em losiris illée quelle émotion! Les gestes des moissonneurs sont rythmiques, leur allure inguste. I'n fait quotidien icquiert ici une siguilication profonile. On songe i un travail qui serait sacré comme une loi «le lat nalure. all pain qui deviendra la vie, rest-à-dire l'éternitri.

Cette cuvre fait partie du ensemble. Elle est jumelle de cette Fonte de l'acier exposee jadis, isu Champ-le-Mars. La Ilinc. le Port. (les esquisses definitives existen') complèteront la série, et le travail 10 oderne sera glorilie dans sa soulliance et sa grandeur, non plus au moyen d'allégories Duales (éclairs. marleans, charrues et roues) mais de manière directe, poignante, opique'.

Le Débardeur est exposé non loin de la Vioisson. Le voici en les nergie de sa simplicite, debout. Sa pose est au repos ; son allure slittique, mais rralisée dle lelle faron que toutes les activités du travail, loute la lynamique eles mouvements y soient visibles. Les jambes soni deformées par les marches chargées de Siles et le ballots au long lu quai, les paules sont ilsymétriques, les mains énormes. On devine un ressori de force géante, momentanement détendu. Cet art est calme et fort. bien qu'il contienne toute l'agiation en puissance. Pour le juger. c'est-i-ilire le comparer les plus rares chefs-luvre s'imposont à l'esprit. Ceux des Grecs, surtout

Rops voisine avec Meunier. Disposition choisie quoique abondante. El didor. quelques peintures aux lois puissants et souris, tels que les Dubois et les Deyroux. Voici vingt-cinq ans les combinaient sur leurs toiles. Le crossins creen lage

pour précis. Dalmirables l'ouges éclativils suircles domain ilmente. Primeira parrille alls nature morle. louto pivoisée dhe mbas coissons poorts. pueinture fonctirement Ilemande venir lig's holes. comilie 2011 lorilne 11011 O'Needle gaspille.les maillos Pilselle vir jordan

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