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plaire du 5* vol. du traité d'instruction criminelle, par M. FauslinHélie, conseiller à la Cour de cassation, fait un rapport sur les travaux et la théorie de l'auteur de ce traité. —- M. le secrétaire perpétuel offre à l'Academie, au nom de l'auteur, M. le baron de Stassart, l'un de ses correspondants, et qui assiste à la séance, un exemplaire du volume de ses Œuvres diverses. — M. le garde des sceaux, ministre de la justice, adresse à l'Académie vingt-six exemplaires des deux derniers comptes généraux de l'administration de la justice criminelle, civile et commerciale en France, pendant l'année 1853. Conformément au désir de M. le Ministre, un de ces exemplaires sera déposé à la bibliothèque de l'Institut et les autres distribués à ceux de MM. les membres de l'Académie qui n'auront pas déjà reçu ces exemplaires comme sénateurs ou députés. — M. Barthélemy Saint-Hilaire continue la lecture de son Mémoire sur Bouddha et le Bouddhisme.—M. Moreaii de Jonnès continue la lecture de son Mémoire sur la statistique de l'agriculture du temps de Louis XTV. Skakce nu 24. — M. Garnier est admis à lire la suite de son Histoire de la morale. DES SÉANCES DU MOIS DE JUILLET 1854.

Séascx Du 1" — M. Mignet fait hommage à l'Académie de l'ouvrage qu'il vient de publier sous le titre de Charles-Quint, son abdication, saretraite et sa mort au monastère de Yuste, et dont elle a entendu plusieurs fragments. Il offre également au nom de MM. Haag, la septième partie de leur ouvrage sur la France protestante. — M. Bérenger continue la lecture de son rapport sur la Répression pénale. — Comité secret.

Skahce Du 8. — M. le comte de Cieszkowski, député du grand-duché de Posen, à la deuxième chambre de Prusse, offre à l'Académie, à l'occasion du rapport de M. Bérenger, le compte-rendu officiel d'une discussion rapide qui a eu lieu à Berlin, au sein de la deuxième chambre, au sujet des réformes à apporter à la législation pénale et au régime pénitentiaire. — M. Amédée Thierry lit des fragments sur fhistoire des fils d'Attila. — Comité secret.

Séakce Du 15. — M. Barthélemy Saint-Hilaire continue la lecture de son travail sur Bouddha et le Bouddhisme.

Séance Du 22. — M. Ramon de la Sagra, correspondant de l'Académie, lui adresse, en hommage, un exemplaire du rapport qui a été fait à l'Académie nationale, agricole et industrielle, sur son Mémoire au gouvernement espagnol, relatif à l'exposition universelle de 1851. — M. le Secrétaire perpétuel offre à l'Académie, au nom de l'auteur, M. Eugène Cauchy, un exemplaire de ses Etudes sur Domat, dont l'Académie a déjà entendu la lecture. Dans la lettre jointe à cet ouvrage, M. Cauchy exprime le désir d'être porté au nombre des candidats à la place vacante dans la section de législation par suite du décès de M. Vivien. La lettre de M. Cauchy sera renvoyée à la section de législation. — Comité secret. — M. Michel Chevalier donne lecture d'un mémoire sur le Commerce du blé.

SiAHce Du 29. — M. Bérenger continue la lecture de son rapport sur la Répression pénale. — Comité secret. Le gérant responsable, Ch. Vergé".

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RECHERCHES

SUR LA

RENAISSANCE DE L'INDUSTRIE

AD MOYEN-AGE,
PAR M. MOREAU DE JONNÈS <">.

SUITE.

III.

Émancipation des Arts et Métiers par l'affranchissement des communes de France. Sous la domination féodale, qui succéda à l'empire des Carlovingiens, c'est à peine si l'humble industrie des arts et métiers existait, et si l'on peut en découvrir le germe dans les produits grossiers du travail des serfs. Toute activité, toute intelligence était étouffée par les incroyables restreintes auxquelles étaient soumises les professions les plus indispensables aux besoins journaliers des populations. Vers l'an 1200, dans cette partie de Paris, qui s'é

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tend le long de la rive gauche de la Seine, et qui appartenait à l'abbaye Sainte-Geneviève, il y avait, outre les serfs appartenant immédiatement à ce noble monastère, une multitude de gens de métiers qui en dépendaient, par cela seul qu'ils résidaient sur ses terres, lis lui payaient la taille, le guet et d'autres redevances; ils étaient sous sa discipline et sous sa juridiction civile et criminelle ; et chaque acte de leur travail était réglé minutieusement et avec une impitoyable sévérité. Par exemple , les boulangers ne pouvaient cuire le pain ni le dimanche ni les fêtes; la grandeur des pains, leur poids, leur prix, étaient fixés; les heures de travail et de vente étaient prescrites rigoureusement et sans aucune excuse pour les contraventions accidentelles. Les pâtissiers et les oubliers ne pouvaient débiter qu'un millier d'oublies par jour; leurs gauffres et gâteaux étaient taxés; ils ne pouvaient avoir qu'un seul ouvrier, quelle que pût être la vogue de leur marchandise. Les couteliers étaient soumis aux mêmes servitudes; et leurs outils devaient être achetés à l'abbaye , qui en avait l'étrange monopole. Depuis Clovis jusqu'à saint Louis, pendant 740 ans , les vassaux de Sainte-Geneviève furent main-mortables; leurs personnes et leurs biens appartenaient à ce monastère; ils devaient le défendre comme soldats, contre ses ennemis, et garder ses châteaux nuit et jour; il fallait qu'ils travaillassent en toute façon; ils étaient tenus à faucher ses prés, à récolter ses blés et à faire mille autres sortes de corvées. Lorsqu'en 1216, saint Louis permit aux hommes de corps ou serves, de se racheter, l'abbé de Sainle-Geneviève, Thibaut , vendit pour 1,640 livres parisis, leur émancipation aux serfs qui purent contribuer au paiement de cette somme. Mais d'autres n'ayant pas satisfait aux conditions qui leur étaient imposées , furent vendus par l'abbé,

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