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FSSAI SUR LES ÉLOGES. — MORCEAUX RETRANCHÉS A LA CENSURE. ÉLOGES DE MARC-AURÈLE; DE LOUIS , DAUPHIN DE FRANCE.

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CHEZ A. BELIN, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,

RUE DES MATHBRINS ST.-J. , HOTEL CLUKY.

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.SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE THOMAS.

Antoine Léonard THOMAS naquit, le i". octobre ifîi, aCIermont-Ferrand : c'était la patrie de Pascal, et Massillon, qui vivait encore, était évêque de cette ville.

La mère de Thomas se chargea de sa première éducation. Delcyre qui a écrit, sans ordre et sans suite, comme il le déclare lui-même, un Essai sur la vie de Thomas, trace ainsi le portrait de cette femme extraordinaire : « C'était une vraie Lacédémonienne, courageuse, d'une taille haute et bien faite, un air noble, une physionomie heureuse, mais imposante, un esprit ardent, mais ferme, une sanlé qui secondait cette âme active ; enfin, mère de dix-sept enfans, elle en sauva la moitié du tribut que la mort lève en trente ans sur une grande fécondité. » Cette femme, qui conserva un grand caractère jusqu'à l'âge de quatre-vingt-quatre ans , dirigea elle-même les premières études et l'éducation de ses enfans. En exerçant leur mémoire, elle hâtait par ses discours et formait leur jugement : « Les mots de devoir et de vertu, que sa conduite lui rendait familiers, étaient embellis par ceux de gloire, dUhonneur, de succès, même de fortune ou de réputation. Ce mélange d'idées, qui se tiennent dans la vie civile, fortifiait ces jeunes âmes dans l'amour et le courage des études pénibles. »

Trois de ses enfans, à qui elle donna plus particulièrement ses soins, suivirent la carrière des lettres, Joseph i i), Jean (2) et Antoine Léonard. Ce dernier, élevé dans la maison paternelle jusqu'à l'âge de neuf ans, était sérieux et taciturne, et rien n'annonçait encore qu'il serait un jour la gloire de sa famille. Conduit à Paris avant l'âge de dix ans, Thomas était en seconde, au collège du Plessis, lors de l'établissement des prix généraux de l'Université, en i7'\7• Il n'y avait alors que trois compositions pour la classe de seconde, Thomas remporta deux prix et un accessit. Il lit deux années de rhétorique au college de Lisieux en i7/(8 et i7I9, et remporta deux premiers et deux seconds prix ;3). D Unit ses études, au collège de Beauvais, en i75i.

Sesparens le destinaient au barreau. Quoique sa vocation pour les lettres fût déjà fortement prononcée, il se soumit, sans hésiter, aux volontés de sa mère; et, livrant aux flammes tout ce qu'il avait composé de vers, d'ébauches ou de plans de pièces de théâtre , il entra

(i) Joseph Thomas, l'ainé des trois, se. lit connaître par quelques pocsies , et par une comédie intitulée le Plaisir, qui fut jouée en l~i\~. Il mourut en i7^8 , à l'Jge de 2a ans.

Jean Thomas, le second, était professeur au collège de Beauv«is. j] n'enseignait que la grammaire ;mais il avait trouvé une méthode qui en abregeait lVtudc et la rendait plus facile. Il publia quelques pièces de poésie latine qui eurent du succès, et mourut en i755 , à l'âge de 28 ans.

(3) 11 avait pour rival l'abbé de Beauvais, depuis évéque de Sénci, qui remporta sur lui le premier prix de discours français.

i. a

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