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jour, c'est-à-dire le 9 octobre; vous aurez soin, général, qu'elles soient placées dans la citadelle. Envoyez un officier d'artillerie du côté d'Aschaffenbourg, afin d'accélérer leur marche si cela est possible.

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Würtzbourg, le 1er octobre 1806. Après avoir communiqué à l'empereur vos différentes lettres, monsieur le maréchal, sa majesté ne voit pas d'inconvénient qu'on occupe Neustadt. Ce qui l'avait porté sur Königshoffen, c'est qu'il pensait qu'il existait sur le territoire du pays, en avant de Kônigshoffen, appartenant à la Bavière, une bonne position qui rendait maître des débouchés, entre Meimengen et Hildbourghausen. L'intention de sa majesté n'est pas de déboucher par Meimengen et Gotha , mais de faire couvrir sa gauche sur Cobourg; il faut que vos deux divisions occupent une position en arrière de Neustadt, et que vous fassiez reconnaître une route telle, que vous puissiez vous porter par une marche de flanc, qui sera dérobée à l'ennemi, sur le chemin de Würtzbourg à Cobourg, sans passer par Bamberg. Pour ne pas faire confusion dans votre corps d’armée, il faut aussi qu'il y ait des détachemens de cavalerie sur les hauteurs, entre Meimengen et Neustadt, jusqu'aux limites du territoire bavarois, afin d'empêcher, quand le moment sera

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arrivé, toute communication, et de pouvoir masquer ce mouvement à l'ennemi; car je dois vous dire, de vous à moi, que l'intention de l'empereur étant d'arriver à Suatz, avant que l'ennemi ne s'y trouve en force, il faut que vous envoyiez un officier du génie réconnaître les frontières bavaroises jusqu'à Heldbourg, et même jusqu'au pendant des eaux qu'on croit être au-delà de Cobourg. Envoyez un autre officier reconnaître le pendant des eaux entre Meimengen et Melrichstadt, en avant de Neustadt.

L'intention de l'empereur est que vous réunissiez votre corps d'armée. Sa majesté n'aimerait pas voir la division Gazan éparpillée dans les montagnes; elle pense que c'est là l'affaire de quelques piquets, ou au plus de quelques détachemens. Votre artillerie doit se réunir en arrière de Neustadt; envoyez-moi le plus tôt possible les reconnaissances dont je vous parle; ayez l'air de faire tracer des redoutes sur les hauteurs de Meimengen et Neustadt. Envoyez-moi tous les jours un officier de votre état-major.

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Au maréchal BERNADOTTE.

Würtzbourg, le rer octobre 1806. L'EMPEREUR, monsieur le maréchal, désire avoir le plus tôt possible une reconnaissance sur les hauteurs et sur le pendant des eaux entre Cronach et Lobenstein; toutefois il est nécessaire que vous ayez

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sựr cette hauteur une avant-garde d'infanterie; mais il suffit qu'elle y soit placée le 4; envoyez-moi une reconnaissance des hauteurs de Cronach; veillez à ce que cette place soit armée et approvisionnée dans le moindre délai; envoyez-moi un officier d'étatmajor chaque jour pour me tenir au courant de ce qui se passe.

A M. VILLEMANZY.

Würtzbourg, le jer octobre 1806. L'EMPEREUR, monsieur l'intendant-général, en pensant à la manière de pourvoir son armée de munitions et de vivres, a senti la nécessité d'avoir deux points forts où il puisse établir ses dépôts, Würtzbourg et Forcheim. Il faut que vous fassiez des approvisionnemens dans la dernière de ces places. Quant à Würtzbourg, les ordres sont déjà donnés. Faites disposer des locaux et des magasins, tant à Würtzbourg qu'à Forcheim et Cronach. Tous les prisonniers qu'on fera seront dirigés sur Wirtzbourg et Forcheim, selon les circonstances; Forcheim sera probablement le point préféré. Faites établir dans cette place un hôpital de cinq cents malades, et des magasins de vivres; faites transporter à: Forcheim tous les biscuits qui sont à Passau ; je vous ai dit d'y faire construire des fours pour qu'il y ait une manutention, et faites y réunir quinze mille quintaux de farine, de manière

qu'en tout événement les corps puissent se replier sur Forcheim ou Würtzbourg, et trouver dans ces positions des vivres en abondance. Ces deux points sont également à l'abri d'un coup de main; donnez tous vos ordres, monsieur l'intendant-général, pour que tout soit ainsi dirigé; l'empereur n'aime point Bamberg, parce que c'est un lieu ouvert. Vous avez assez d'expérience de la guerre pour sentir l'importance des places de Forcheim et Würtzbourg. Je peux encore vous ajouter que Forcheim a le double avantage de servir contre la Bohême, et qu'il peut y avoir telle opération, pour qu'étendant beaucoup notre gauche, nous soyons privés entièrement du point d'appui de Würtzbourg ; c'est pour cela que je vous ai ordonné de faire faire des fours de plus à Würtzbourg et à Forcheim, et que vous ne perdiez pas de temps à approvisionner ces places en farine, en eaude-vie et en avoine. Je donne l'ordre au général Sanson de tracer une route d'étape d'Augsbourg à Forcheim, et d'Augsbourg à Würtzbourg. Forcheim, dans cette nouvelle campagne, va devenir ce qu'était Braunau dans la dernière.

Vous sentez, monsieur l'intendant-général, qu'il y a des plans de dispositions, en tout ceci, qui ne sont point pour vos subordonnés.

Au général SONGIS.

Würtzbourg, le fer octobre 1806. L'EMPEREUR, en pensant aux moyens de pourvoir son armée de munitions, a senti la nécessité d'avoir deux points forts où il puisse établir ses dépôts, Würtzbourg et Porcheim. Je vous ai déjà donné, général, des ordres pour Würtzbourg, où, demain au plus tard, il doit y avoir deux compagnies occupées à l'armement; faites choisir des emplacemens pour les magasins d'artillerie et pour les forges; quant à Forcheim, i’y nomme un commandant; il y a une garnison bavaroise ; cette place doit être armée par la Bavière. Envoyez un officier pour voir si la place est bien armée, et reconnaître son état actuel ; faites.y désigner des locanx pour des magasins de cartouches d'infanterie et de cartouches à canon; pour des magasins de bois de rechange; Pempereur ordonne qu'on y établisse, sans délai: ainsi qu'à Würtzbourg, un petit arsenal, vous sentez, général, toute l'importance de ces dispositions ; il faut que les choses soient arrangées de manière qu'en tout événement la Grande-Armée puisse se replier sur Porcheim ou. Würtzbourg, et trouver dans ces places des cartouches, des vivres et un point d'appui ; 'ces deux points seront également à l'abri d'un coup de main, et sont des places assez fortes. Quoiqu'il y ait une gar

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