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division , si on était dans le cas de marcher, ce qui éviterait un mouvement rétrograde. Au surplus, cela dépendra du général qui commandera la division active.

: Quant au Tyrol, on pourrait y placer un régiment de ligne et deux bataillons d'infanterie légère qui garderaient les débouchés. Par ces dispositions, l'armée de votre majesté se trouve employée, et, si son intention est de la porter, par le recrutement, à trente mille hommes, elle augmenterait d'autant le corps đobservation entre l'Íser et l'Inn.

J'ai ordonné qu'il fût versé des fonds à Braunau , pour assurer pendant trois mois la solde de la garnison.

2. Il est bien important que votre majesté ordonne qu'une fois l'approvisionnement de siége complet, tant à Passau qu'à Braunau et à K uffstein, on n'y. touche point, et que les garnisons soient nourries de l'intérieur de la Bavière.

Le général Merle est un officier distingué, qui mérite la confiance de votre majesté. Il a l'ordre de lui rendre compte journellement de ce qu'il apprendra , et de ce qui se passera.

L'empereur me mande que, le 5 octobre, le roi de Hollande, commandant l'armée du nord , aura réuni à Wesel quatre-vingt mille hommes tant Hollandais que Français.

J'espère, sire, que toutes ces dispositions ne seront

que l'effet d'une sage prévoyance; mais, si on nous force à combattre, les armes de votre majesté et celles de l'empereur en acquerront un nouvel éclat.

A S. A. R. le prince FERDINAND, électeur de

Würtzbourg.

Munich , le 25 septembre 1806.

Mon cousin, les différentes positions que l'armée française est forcée de prendre, par.celles que prend l'armée prussienne, me mettent dans le cas de demander à votre altesse de permettre que je porte mon quartier-général à Würtzbourg. Je charge un de mes aides-de-camp de vous remettre cette lettre, et il verra votre ministre, pour que mon quartier-général soit établi de la manière qui gênera le moins votre altesse. Je me fais, au surplus, un grand plaisir de l'occasion de lui faire ma cour, et de lui témoigner tous les sentimens d'attachement et de respect que je lui porte.

SUITE

De la Correspondance et des Ordres de l'empereur

NAPOLÉON, transmis par le major-général de la Grande-Armée française.

(Depuis l'établissement du grand quartier-général à Würtz

bourg, jusqu'à l'ouverture de la campagne.)

Au général Sanson.

Würtzbourg, le 28 septembre 1806. L'EMPEREUR a décidé, général, que la route pour l'armée sera celle qui suit :

Mayence, Francfort, de là, par la rive gauche du Mein, qu'on passera à Aschaffenbourg, Würtzbourg et Bamberg

Présentez-moi, le plus promptement possible, un travail pour tracer les étapes sur cette route, en calculant les journées de marche à six lienes au moins, et huit lieues au plus, comme elles le sont en France.

Faites aussi reconnaître la route de Mayence, Darmstadt et Aschaffenbourg.

La route de l'armée , pour communiquer avec Ulm, Augsbourg et les hôpitaux qui sont de ce côté, sera de Bamberg à Nuremberg, Ansbach, Elwangen et

Ulm. Il est nécessaire qu'il soit aussi tracé des étapes

sur cette route.

Il est encore une autre route à reconnaître, de Würtzbourg à Boxberg, Neckareltz et Manheim, Cette route a deux avantages ; d'abord celui d'être plus courte, pour ce qui se trouve du côté de Strasbourg, et ensuite de suppléer à la communication par Francfort, si les circonstances empêchent d'en faire usage.

Envoyez donc sur-le-champ un ingénieur géographe reconnaître et faire des croquis en détail de ces trois routes: 1o. de Mayence, Francfort, Aschaffenbourg et Würtzbourg; 2°. de Mayence, Darmstadt et Aschaffenbourg ; 3o. de Manheim, Neckareltz et Würtzbourg.

Envoyez-moi le plus tôt possible votre travail sur cet objet , afin que je puisse le soumettre à sa majesté.

A MM. les maréchaux.

Würtzbourg, le 29 septembre 1806. J'ai souvent appelé votre attention, monsieur le maréchal, sur les souliers des soldats ;, sa majesté a ordonné de transporter à Mayence ceux qui étaient à Strasbourg et Paris, et a fait connaître, en même temps, qu'elle donnait en gratification une paire de souliers à chaque soldat de la Grande-Armée. Prescrivez aux colonels des régimens de votre corps d'ar

mée, d'ordonner à leurs dépôts d'en faire confectionner, et de les diriger sur Mayence; l'intention de l'empereur étant que chaque soldat soit muni de trois paires de souliers , dont deux dans le sac et une aux pieds, et que les conseils d'administration en fassent confectionner une quatrième paire, qu'ils enverront sans délai à Mayenice, où il sera donné des ordres pour leur destination ultérieure.

A S. M, le roi de Hollande.

Würtzbourg, le 29 septembre 1806. SIRE, l'empereur vient de me donner communication des ordres qu'il vous a adressés pour l'organisation de l'armée de Hollande, et principalement de son corps d'avant-garde, qui doit se réunir sans délai en avant de Wesel.

L'empereur désire, en même temps, que je lui adresse un état détaillé de la situation de cette armée, afin qu'il puisse l'avoir constamment sous les yeux.

J'ignore quelles sont les troupes hollandaises , et les officiers généraux et supérieurs que votre majesté désignera pour être attachés à chaque division; je la prie de vouloir bien me faire parvenir, le plus promptement possible, l'état complet d'organisation de cette avant-garde, ainsi que du camp d'Utrecht, afin que je puisse les soumettre à l'empereur.

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