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de sa majesté se trouvera remplie, en déchargeant totalement les états de la Bavière de nourrir votre

corps d'armée.

L'empereur me charge de vous recommander particulièrement de tenir votre infanterie , votre cavalerie et votre artillerie en bon état, et prête à marcher au premier ordre qui en serait donné.

Vous pouvez commencer votre mouvement le 22, et vous aurez évacué les états de Bavière, au plus tard le 25. Par le retour de l'aide-de-camp qui vous porte cette dépêche, vous me ferez connaître les cantonnemens que vous aurez pris dans les nouveaux pays que vous allez occuper.

Si dans ce pays il se trouvait des troupes du maréchal Mortier qui vous gênassent, vous écririez à ce maréchal pour qu'il les fasse reployer du côté d'Anspach.

Au maréchal Ney.

Munich , le 20 mars 1806.; L'INTENTION de l'empereur, monsieur le maré. chal, est que vous partiez d'Augsbourg avec votre corps d'armée, emmenant avec vous la division Walther, pour vous rendre à petites journées, de manière à fatiguer le moins possible vos troupes, à Engen. Vous cantonnerez votre corps d'armée dans l'étendue de la principauté de Furstenberg, et vous

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ferez vivre votre armée aux dépens de cette principauté, sans faire supporter aucune charge au pays de Bade et à la Bavière. Vous attendrez dans cette position les nouveaux ordres qui pourront vous être adressés. L'empereur m'ordonne de vous recommander de tenir dans le meilleur état votre infanterie, votre artillerie et votre cavalerie, de manière à

pouvoir marcher en guerre au premier ordre , s'il y a lieu. Vous commencerez votre mouvement le, 23, et

s vous pourrez marcher par divisions, de manière à avoir évacué les états de Bavière vers le 26. Je vous laisse le maître, monsieur le maréchal, de régler votre marche, pourvu que vous passiez par Memingen. Je vous laisse également le maître de déterminer vos cantonnemens dans la principauté de Furstenberg.

Je vous prierai de me renvoyer, par le retour de l'officier qui accompagnera le général Dutaillis votre chef d'état-major, votre itinéraire , afin que je sache chaque jour où je pourrai vous adresser des ordres, et enfin, quand vous le pourrez, l'état de vos cantonnemens.

Chargez votre ordonnateur en chef et vos officiers d'état-major de faire préparer tout ce qui sera nécessaire, tant pour votre marche que pour vos cantonnemens; vous ne laisserez à Augsbourg aucun dépôt de votre corps d'armée ; tout devra suivre votre mouvement.

Au général Songis.

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Munich, le 29 mars 1806. L'EMPEREUR m'informe, général, que les bouches du Cattaro ont été livrées aux Russes. L'intention de sa majesté est que les Autrichiens reprennent euxmêmes ces bouches; en attendant, sa majesté m'ordonne de faire réarmer et réapprovisionner la place de Braunau. Je viens d'écrire au roi de Bavière de faire remettre à la disposition du maréchal Soult les pièces en fer et les affûts. Quant à vous, général, donnez des ordres en conséquence. Je viens d'arrêter le mouvement du maréchal Ney; j'ai donné des ordres pour que tous les corps d’armée se tinssent prêts à marcher. Cela est vous faire assez connaître que le parc de la Grande-Armée doit être en position, et prêt à agir s'il y a lieu. Pressez l'évacuation sur France de toutes les dépouilles des Autrichiens; s'ils sont assez inconséquens pour faire encore une faute, nous aurons bientôt tout le reste. Vous voyez que

dans la position où nous sommes , vous devez conserver tous vos attelages pour être prêt à agir, et que vous devez activer l'évacuation de l'artillerie prise à Vienne, par les relais de Bade et de Wurtemberg. Je pense que vous devez rester à Augsbourg, pour être plus près de moi; il serait

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même utile que vous vinssiez me voir ici. Si nous devons recommencer les hostilités, il est à croire

que ce sera par un coup

d'éclat.

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Au maréchal BERNADOTT E.

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Munich, le 5 avril 1806. Depuis la lettre que je vous ai écrite , j'ai reçu un courrier de l'empereur; entre autres choses qu'il me mande, sa majesté me dit : Je ne sais ce que le maréchal Bernadotte a à déméler avec le conseiller Naglir: ce conseiller n'a plus rien à faire à Anspach, il a rendu le pays, sa mission est finie ; le maréchal Bernadotte doit répartir toutes ses troupes dans le pays, et vivre jusqu'à nouvel ordre; comment a-t-on fait dans toute la Bavière, dans toute l'Autriche, etc? Telles sont les expressions de la lettre de l'emperenr ; vous verrez par là, monsieur le maréchal, que l'intention de sa majesté est bien positivement que votre armée vive dans le pays d'Anspach , dans les petites possessions de la noblesse immédiate, et enfin en vous étendant un peu dans le pays de Bavière, si cela était nécessaire; quant aux troupes que vous avez à Würtzbourg, je ne puis que m'en référer à la lettre que je viens de vous écrire, pour les faire rentrer dans leurs anciens cantonnemens, après avoir remis aux troupes du roi de Bavière les déserteurs que vous aurez fait arrêter.

Quant à tous les objets particuliers qui vous intéressent, monsieur le maréchal, les sentimens que vous m'avez inspirés depuis long-temps doivent vous assurer que je ne négligerai rien pour déterminer l'empereur à faire ce qui peut vous être agréable.

Au maréchal DAVOUST.

Munich, le 1 avril 1806. Je viens de recevoir, monsieur le maréchal, la lettre par laquelle vous m'adressez les réclamations faites par la cour de Wurtemberg sur l'occupation de divers pays qui lui appartiennent; nous ne pouvons admettre ces réclamations , parce que tant que la Grande-Armée sera à la rive droite du Rhin, elle doit prendre les cantonnemens et être nourrie dans les états du roi de Bavière, du roi de Wurtemberg, et de l'électeur de Bade. Les pays du roi de Wurtemberg ne doivent pas être plus ménagés à cet égard que ceux des autres souverains ; ce prince doit assez à l'empereur Napoléon pour se trouver heureux d'avoir occasion d'en témoigner sa reconnaissance ; vous n'avez donc d'autre réponse à faire, que de dire que vos troupes sont là, comme elles sont en Bavière, par l'insuffisance des pays dans lesquels devaient être primitivement renfermés les cantonnemens de votre armée. L'objet important, et qui dépend de vous,

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