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une des trois divisions d'infanterie de votre armée, à votre choix; et immédiatement après que ces corps seront partis , vous vous mettrez en route pour rejoindre l'armée de Naples, dont vous prendrez le commandement; vous ordonnerez au général Pully, avec sa division de cuirassiers, de prendre des cantonnemens du côté de Trévise et de Padoue. Tous les autres corps de votre armée rentreront en Italie, où ils seront aux ordres du prince Eugène qui leur donnera une destination.

Je vous préviens, monsieur le maréchal, que le général Marmont doit occuper Gratz, Trieste et le Frioul pendant le mois de rigueur déterminé pour l'évacuation.

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Au général MARMONT.

Schoenbrünn , le 10 nivôse an xiv. L'EMPEREUR, général, a donné des ordres directs au général Songis pour évacuer beaucoup d'artillerie sur Palmanova. Il paraît que vous vous trouvez contrarié

par

le départ de l'artillerie batave.

Vous ne devez renvoyer de chevaux bataves que ce qui' est strictement nécessaire pour mener l'artillerie; s'il y a des chevaux haut-le-pied , gardez-les, et nous en compterons ensuite avec la république batave.

Employez sur-le-champ tous les chevaux de votre artillerie, tous ceux que vous pourrez

avoir

par

réquisition, pour faire sortir le plus tôt possible de la Stirie l'artillerie et les fusils envoyés par le général Songis. Quand je dis les fusils, il n'y aura aucun embarras à leur égard , parce qu'ils vont par la voie du commerce. Pour vous donner plus de temps, je n'ai point encore fait l'échange des ratifications : il n'aura lieu que

demain; ainsi calculez que vous aurez encore dix jours pour évacuer la Stirie : mais vous ne devez commencer aucun mouvement sans un ordre de moi.

C'est dans la Carinthie et à Trieste que je vous laisserai, jusqu'au moment où les Autrichiens nous auront cédé la Dalmatie et l'Istrie; vous recevrez une instruction à cet égard demain ou après.

Il résulte du traité, que nos troupes doivent évacuer la Stirie dix jours après l'échange des ratifications , et que nous avons deux mois pour

évacuer la Carniole et la Carinthie, pour la partie qui est occupée en ce moment, tant par vos troupes que par celles du maréchal Masséna.

Le maréchal Masséna n'aura certainement pas fait évacuer Trieste, que ses troupes n'aient été remplacées par les vôtres; écrivez-lui à cet égard.

Ma précédente lettre n'était pas claire, n'ayant pas encore le traité; mais celle-ci vous met au fait.

En résumé, quand vous aurez reçu l'ordre d'évacuer toute la Stirie, vous mettrez vos troupes dans la partie de la Carniole et de la Carinthie que nous occupons, et surtout à Trieste, afin de gêner tellement les Autrichiens , qu'ils nous proposent de nous mettre en possession de l'Istrie et de la Dalmatie avant les deux mois de rigueur; et alors je consentirai à évacuer la Carniole et la Carinthie le même jour qu'ils évacueraient l'Istrie et la Dalmatie. Mais, dans ce moment, il est question de faire promptement traverser la Stirie à toute l'artillerie que vous a envoyée le général Songis.

Au maréchal BERNADOTTE.

Schoenbrünn, le vo nivôse an siv. L'EMPEREUR , monsieur le maréchal, qui m'a laissé en partant le commandement de l'armée, comme son lieutenant, m'a expressément recommandé de ne laisser partir aucun officier, son intention étant de prendre la ligne d'Enns, et ensuite celle du Lech, avec l'armée, dans toute son organisation, jusqu'à ce que les conditions du traité de paix soient pleinement et entièrement exécutées.

Croyez que j'accorderai les congés que vous m'avez demandés pour les généraux Eblé et Berthier le plus tôt que cela me sera possible.

Vous recevrez incessamment un ordre de moi,

pour le mouvement que vous aurez à faire. L'empereur ne doute pas que vous n'ayez fait rentrer les contributions dont vous étiez chargé, et que la solde ne soit payée jusqu'au 1 er janvier 1806.

Pouvoirs donnés au général ANDRÉOSSY, et au

général LAURISTON.

Schoenbrünn, le jer janvier 1806. D'après l'ordre de l'empereur, le général de division Andréossy, aide-major général de l'armée, est nommé commissaire de S. M. l'empereur et roi Napoléon, pour traiter avec le commissaire de S. M. l'empereur d'Allemagne et d'Autriche , de tout ce qui est relatif à l'évacuation de l'Allemagne par l'armée française, conformément aux conditions du traité de paix signé à Presbourg, dont l'échange des ratifications a eu lieu à Vienne, aujourd'hui jer janvier 1806. Le général de division Andréossy a en conséquence plein pouvoir pour traiter avec le commissaire nommé par S. M. l'empereur d'Autriche et d'Allemagne ; et, dans les cas imprévus , il m'en référera.

Quant à ce qui concerne les pays vénitiens, le général Lauriston est muni des mêmes pouvoirs; mais le général Andréossy s'entendra avec lui pour tout ce qui a rapport à l'article 23 du traité, et à l'échange des objets d'artillerie, munitions, effets de marine, etc., appartenant à S. M. l'empereur d'Allemagne et d'Au

triche, qui seront échangés pièces pour pièces, objet pour objet, contre pareil nombre de canons, munitions, etc., qui sont au pouvoir de l'armée française, tant à Braunau que dans les autres places occupées par les Français, ainsi qu'il sera convenu entre les commissaires, d'après la convention que j'arrêterai, conformément audit article 23 du traité.

Au général MARMONT.

Schoenbrünn, le 2 janvier 1806. Vous trouverez ci-joint, général, une copie du traité de paix. En conséquence de l'article 22, la Stirie doit être évacuée dix jours après l'échange des ratifications; cet échange ayant eu lieu le jer janvier 1806, nous devons avoir évacué toute la Stirie le 11.

Vous devez, en conséquence, donner tous vos ordres de mouvement. Vous prendrez vos cantonnemens dans le comté de Goritz , la Carniole et notam. ment Trieste, où vous devez mettre un bon nombre de troupes. Ce pays, conformément à l'article 22 du traité, ne devant être évacué de rigueur que deux mois après l'échange des ratifications : mais si, comme je vous l'ai déjà mandé, l'empereur d'Allemagne consentait à nous remettre la Dalmatie et l'Istrie avant l'époque de six semaines prescrite au traité, vous direz que vous quitteriez Trieste, la Carniole et le comté de Goritz, le jour où il nous remettrait la Dal

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