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nombre de blessés, deux drapeaux et sept pièces de canon : le général Suwarow, fils du vainqueur de Novi, était au nombre des morts, La perte des Français fut beaucoup moindre, ils n'eurent guère plus de cent hommes tués et environ six cents blessés ; mais le général de brigade Campana, lyn des officiers de ce grade les plus distingués, était au nombre des premiers. Le lendemain, 17 février, le général Sayary fit continuer la poursuite par sa cavalerie, porta la division Suchet en ayant sur la route de Nowogorod, et rallia le reste de ses troupes à Ostrolenka, Le généra! Oudinot reprit, avec son corps de grenadiers, fort d’envi. ron nepf mille hommes, sa première direction sur Villenberg, où il devajt flanquer la droite des cantonnemens de l'armée et! Gouvrir ses communications. Si le général Essen avait battu et dispersé le corps d'ob: servation français, il aurait opéré ane di: version très-importante, car en passant lę Narew et se portant sur Varsovię, įl pouvait faire changer la position de l'armée

française, dont le flanc droit et les derrières se fussent trouvés entièrement à découvert. Aussi l'empereur Napoléon recommandait-il au général Savary de veiller attentivement sur les mouvemens de ce corps d'armée , de ne point se compromettre dans une action générale, et de ne pas perdre de vue que son but principal devait être, en couvrant Varsovie, de se lier avec la droite et le centre de l'armée. Il apprit avec une vive satisfaction l'issue de la bataille d'Ostrolenka, mais il prescrivit aussitôt au général Savary de ne pas pousser plus loin l'avantage qu'il avait obtenu sur le général Essen. Il lui suffisait que ce corps fût contenu, et que le général Oudinot, qui avait tant contribué à rendre cet avantage décisif, pût remplir promptement l'intervalle qui restait ouvert entre le corps du maréchal Davout 'et le corps d'observation sur la Narew. Cet intervalle n'avait été jusqu'alors occupé que par un détachement d'arrière-garde qu'avait laissé le maréchal Davout du côté de Villenberg et d'Ortels

burg, sous les ordres du général Grandeau.

L'un des plus heureux résultats du succès d'Ostrolenka fut de pouvoir établir avec sûreté une nouvelle route de communication directe entre Varsovie et le quartier impérial. Il ne fut plus question de la communication longue et difficultueuse par la rive gauche de la Vistule. L'empereur jugea cependant nécessaire de renforcer le corps d'observation sur la Narew; il ordonna à son frère, le prince Jérôme, de détacher de l'armée de Silésie les deux divisions bavaroises, et de les diriger sur Varsovie; mais cette disposition ne fut point entièrement exécutée, parce que ce corps d’armée, déjà trop faible, n'aurait pu continuer la guerre de siége dont il était chargé. Une seule de cés divisions, celle du général de Wrède, sous les ordres supérieurs du prince royal de Bavière, marcha de Kalitsch sur Varsovie, et joignit plus tard le corps d'observation.

Enfin Napoléon après avoir fait établir entre Osterode, Thorn et Posen, ses hôpitaux de premier et de second ordre, déter

mina de la manière suivante l'assiette des cantonnemens des quatre corps d’armée et de ses différentes réserves. On peut voir aux Pièces justificatives les détails intéressans de cette opération que nous ne rapportons ici que très-succinctement : elle fut combinée de telle sorte que les corps d’armée n'eussent au plus que deux marches à faire pour se réunir à Osterode, point de rassemblement général dans le cas où l'ennemi prendfait décidément ļoffensive, Ces corps d'armée furent placés sur des lignes presque parallèles, ayant chacun en tête de ses can: tonnemens ses troupes légères,

La gauche de la ligne générale se trouvait ainsi appuyée au Frisch:Haff; la ligne suiyait en remontant le cours de la Passarge; le centre couvrait les débouchés sur Osterode, et la droite était en avant entre la Passarge et l'Alle.

Le corps du prince de Ponte-Corvo , aile gauche, devait occuper Braunsberg. Ses cantonnemens étaient couverts et gardés par une chaîne de postes de cavalerie et

d'infanterie le long de la Passarge, depuis son embouchure jusqu'au village de Spanden.

Le corps du maréchal Soult occupait Wormditt, Liebstadt, Mohrungen et Liebmhül; son avant-garde était à Wormditt, son quartier-général à Mohrungen; il faisait garder la ligne de la Passargè, depuis le village de Spanden jusqu'à Deppen. Il avait un fort détachement à Elditten pour maintenir sés communications avec Guttstadt.

Le corps du maréchal Ney occupait Hohenstein et Gilgenburg; son avant-garde s'étendait au loin sur la droite, et poussait des reconnaissances sur Passenheim et sur Villenberg. L'empereur prescrivit de nonveau aux commandans de ces quatre corps d'armée de n'engager aucune affaire sérieuse; d'auginenter ou de diminuer la force de leurs avant-gardes et les détachemens en observation suivant les circonstances; et dans le cas où l'ennemi se présenterait en force, de réunir de leur propre mouvement, sans attendre des ordres, leurs corps d'ar

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