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« d'armée, partira demain de Domnau pour «« se rendre à Bartenstein ; il aura soin de « tenir des postes de cavalerie sur les dif« férentes directions des points occupés par « l'ennemi, et notamment sur la route « d'Eylau à Königsberg.

« La division de cuirassiers du général « Nansouty, suivie de la brigade de cava« lerie légère du général Durosnel, partira « d'Eylau, demain 17, pour cantonner à « une lieue de Landsberg, sur le chemin « d'Eylau.

« La division Espagne, aussitôt son arri. « vée à Landsberg le 16, enverra un of«ficier au grand-duc de Berg, à Eylau, (pour recevoir les ordres de mouvement

«du 17. »

Mouvement du 18.

« Le quartier impérial se rendra le 18 « à Frey markt; le corps d'arrière-garde du ((-maréchal Ney se portera le 18 à Lands« berg, et prendra position de manière à ( couvrir la ville.

« Le corps du maréchal Soult se rendra « le 18 à Frauendorff

« Le corps de M. le maréchal Davout « se rendra à Heilsberg.

« Le corps de M. le maréchal Bernadotte « se rendra à Saalfeld. »

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« Le quartier impérial sera le 19 à Lieb( stadt.

« Le corps du maréchal Soult prendra « ses cantonnemens dans les villages envi( ronnant Liebstadt.

« Le corps du maréchal Davout sera le (( 19 à Guttstadt.

« Le corps du prince de Ponte-Corvo a sera à Wormditt.

<< La division du général Nansouty sera cc à Liebstadt.

« Le maréchal Ney sera le 19 à Frey« markt, où il séjournera; il

у attendra « de nouveaux ordres.

<< Le ye corps sera le 17 à Guttstadt avec (a division de cuirassiers du général

« d'Hautpoult et la division de dragons du « général Grouchy, où ils recevront de ( nouveaux ordres suivant les circon( stances.

« Quant à la division Espagne, elle en« verra tous les soirs un officier au grand« duc de Berg, au quartier impérial, pour a recevoir des ordres.

« Toute l'armée, dans sa position du « 19, prendra séjour, et attendra de nou(( veaux ordres.

« Il est ordonné à tous les corps de mar« cher dans le plus grand ordre, MM. les ma« réchaux en sentiront assez l'importance. » Le corps

du maréchal Ney, comme on le voit

par les dispositions ci-dessus, formait l'arrière-garde. Il fut renforcé de la cavalerie du général Lassalle, de la brigade du général Guyot, et de la division de dragons du général Klein.

Napoléon, après avoir refoulé l'armée des alliés jusqu'à leur dernière ligne de défense, presque à l'extrême frontière de la Prusse orientale, avait fait séjourner son armée

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pendant neuf jours sur le champ de bataille, et dans les positions qu'ils avaient élé forcés de lui abandonner. Il avait donc surabondamment constaté sa victoire; le dépit des vaincus essaya cependant de la représenter comine douteuse, à cause du mouvement rétrograde des Français; mais c'était au contraire présenter aux généraux russes et prussiens un nouveau défi qu'ils se gardèrent d'accepter; c'était assurer le fruit de la victoire et atteindre son but, que de prendre la ligne de la Passarge à trois marches seulement en arrière des mauvaises positions, et du pays ravagé qu'on laissait à l'ennemi; c'était bien évidemment une base d'offensive, car les alliés devaient à tout prix tenter de forcer cette ligne, s'ils ne voulaient voir tomber incessamment au pouvoir du vainqueur la place de Dantzick et sa nombreuse garnison.

Avant de quitter son quartier - général d'Eylau, l'empereur annonça sa rentrée dans les quartiers d'hiver par

la proclamation suivante :

Preussich-Eylau, le 16 février.

« Soldats, « Nous commencions à prendre un peu ! de

repos dans nos quartiers d'hiver, lors« que l'ennemi a attaqué le premier corps « et s'est présenté sur la Basse-Vistule; nous « avons marché à lui; nous l'avons pour« suivi l'épée dans les reins pendant l'espace « de quatre-vingts lieues : il s'est réfugié sous « les remparts de ses places et a repassé la « Pregel. Nous lui avons enlevé aux com« bats de Bergfried , de Deppen, de Hoff, à « la bataille d'Eylau, soixante pièces de ca«. non, seize drapeaux; tué, blessé ou pris « prisonniers plus de quarante mille hom« mes; les braves, qui de notre côté sont « restés sur le champ d'honneur, sont morts « d'une mort glorieuse : c'est la mort des « vrais soldats. Leurs familles auront des « droits constans à notre sollicitude et à ( nos bienfaits.

« Ayant ainsi déjoué tous les projets de l'ennemi, nous allons nous rapprocher de

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