Imágenes de página
PDF
ePub

Au maréchal MASSÉN A.

i

Osterode, le 10 mars. Dans l'instruction que je vous ai donnée le 25 février, monsieur le maréchal, un des objets de votre corps d'armée était de tenir en échec le corps du général Essen et de maintenir les communications avec l'armée, et à cet effet vous deviez tenir les lignes de l'Omulew, et même avoir une avant-garde à Ostrolenka; il est dit également dans cette instruction, que si une des divisions du général Essen , qui vous est opposé, prenait l'offensive, vous deviez également la prendre. L'empereur ne trouve pas son intention remplie ; depuis que vous avez appris que l'ennemi était occupé à réparer le pont d'Osirolenka, et que la division du général Essen, commandée par le général Wolkoscoff, s'était porlée sur Villenberg, ce qui est des mouvemens offensifs, pour inquiéter la droite de l'armée, vous auriez dû reprendre l'offensive; car sa majesté ne trouve rien d'offensif dans les trois bataillous que vous avez envoyés sur Chorzel; ea majesté aurait pensé qu'en même temps que ces trois bataillons auraient marché vous vous seriez porté sur Pullusk ; de sorte que les trois bataillons se trouvant isolés peuvent être dans le cas d'éprouver un échec.

Sa majesté, daòs cette circonstance, a cru devoir

1

envoyer le grand-duc de Berg avec sept à huit mille hommes sur Villenberg, et par là elle s'est affaiblie au moment où étant en présence de l'ennemi, il peut d'un moment à l'autre y avoir une bataille, Sa majesté pense que si ses intentions n'ont pas été remplies, c'est que vous ne connaissez pas

bien encore le pays. Faites avancer les Bavarois sur Pultusk, ayant des postes sur l'Omulew; faites avancer la division Suchet sur Praznitz, et la division Gazan sur Villenberg, afin que l'empereur puisse rappeler le grandduc de Berg et le corps qui est avec lui sur Villenberg, et que sa majesté puisse même vous rappeler , avec la division Gazan, sur Passenheim, et à la GrandeArmée, pour concourir aux opérations. Nos troupes souffrent, sans doute , mais celles de l'ennemi souffrent davantage; tout est relatif, et la plupart des régimens ennemis sont de six cents hommes, $a majesté ne suppose pas que vous soyez rentré à Varsovie au moment que vous aurez appris que l'ennemi a raccommodé le pont d'Ostrolenka; dans le cas où vous y seriez, il est urgent que vous retourniez å votre corps d'armée, et inême à votre avant-garde. L'empereur, du reste , s'en rapporte à vous pour remplir le but de vos instruct¡ons avec votre zèle, vos talens et votre bonheur ordinaires,

[ocr errors]

Au maréchal MASSÉN A.

Osterode, le 11 mars.

L'EMPEREUR, monsieur le maréchal, apprend que vous avez passé la revue de la division bavaroise forte de buit mille cinq cents hommes; envoyez-moi la situation de ce corpš. Un régiment de chevau-légers de trois cents hommes, un bataillon d'artillerie légère, arriveront le 14 à Varsovie, venant dę. Breslau, sa majesté pense que vous aurez fait partir ces troupes pour Pultusk. Quant aux Polonais, yous avez reçu. l'ordre de les concentrer à Neidenburg à mesure qu'ils seraient habillés et armés; il y aurait beaucoup d'inconyéniens à placer cesi Polonais sur le Bug prés de la Gallicie.

Vous avez reçu la lettre que je vous ai écrite hier pour vous porter sur Villenberg et y réunir la divia sion Gazan à tous vos dragons. Il est bien important que vous soyez sur le quieviye, afin d'observer les trois divisions du général Essen, afin qu'il ne puisse pas impunément se joindre au général Benningsen et inquiéter les autres corps de l'armée. Sa majesté désire que vous reconnaissiez vous-même l’Omulewi et son cours jusqu'à Ostrolenka ; si vous ne pouvez pas faire occuper cette ville , faites quelques disposi-, tions pour détruire le pont, car cela donne trop

[ocr errors]

ñišón de Glogaw; l'empereur pense qu'un millier

d'avantages à l'ennemi. Donnez-nous souvent de vos nouvelles. À S. A.' I. le prince JÉRÔME NAPOLÉON.

Osterode, le ni mars. L'EMPEREUR ; mon prince , a vu avec peine que vous avez fait lever les siéges de Kosel et de Neiss , parce que vous prétendez que les troupes qui étaient employées à ces deux siéges sont nécessaires pour conserver la Silésie ; alors sa majesté pense qu'il valait autant continuer les deux siéges qui offraient un jour ou Pautre l'espoir de se débarrasser de ces garnisons. Vous dites qu'il faut cinq mille hommes pour la gar

d'hommes suffit; après cela , reste à savcir ce qu'il faudrait en infanterie , cavalerie, artillerie, pour former un corps d'observation qui se porterait partout contre les partisans et contre les incursions de la garnison de Glatz , etc. Si un corps de sept à huit mille hommes suffisait , il vous resterait encore une division de huit mille hommes dont vous pourriez disposer , et avec laquelle vous viendriez. Le général Dumuy suffirait pour garder la Silésie ; cependant, votre altesse ne doit ordonner aucun mouvement; elle doit préalablement répondre à toutes les questions ci-dessus. L'intention de sa majesté n'est point

d'évacuer Breslau, et par là de se priver des ressources de la Silésie.

L'intention de l'empereur, mon prince, est que vous fassiez choisir une centaine de pièces, canons, mortiers, propres à un siége. Ordonnez qu'on les embarque à Glogaw, et qu'on les dirige sur Kustrin, où elles pourront devenir utiles pour le siégé de Danizick. rise

ni Au général SONGIS.

1

Osterode , le 11 mars. Je vous ai mandé, général, que la démolition de Breslau et de Schweidnitz avait été ordonnée, et que l'intention de l'empereur était que l'artillerie et les munitions fussent transférées à Glogaw, et qu'une centaine de pièces, soit canons, soit mortiers propres à faire un siége, fussent envoyées à Kustrin, d'où on pourrait les faire servir au siége de Dantzick; de Kustrin, elles seraient dirigées sur Stettin pour y être employées; il faut d'abord qu'elles soient dirigées sur Kustrin, et qu'elles n'en partent que dans, des circonstances ou elles puissent arriver sûrement

à Stettin.

Au maréchal Ney.

Osterode , le 11 mars,

huit heures du soir.

Je viens de communiquer à l'empereur, monsieur

« AnteriorContinuar »